Répondre aux désastres, crises et catastrophes : une nation pas encore prête, mal préparée, Abdou Karim GUEYE (I)


INTRODUCTION

Les défaillances constituent des dimensions de la vie et surviennent parfois de manière inattendue. En parcourant l’histoire et les événements de Katrina, on pourrait sûrement découvrir les défis non résolus ou insuffisamment résolus et s’étonner de la façon dont un phénomène aussi puissant a affecté les vies et les biens dans certaines régions des États-Unis d’Amérique. Nous avions essayé d’aller plus loin et au-delà des faits, en rassemblant des documents appropriés pour mieux comprendre les enjeux. Katrina a été un échec pour les organismes publics mandatés, car il s’agissait de la catastrophe naturelle coûteuse de l’histoire américaine. Cette catastrophe atteindra le golfe du Mexique et évoluera d’une dépression tropicale à un ouragan de catégorie 1 pour finalement atteindre la catégorie 5. Les conséquences seront importantes et énormes:

Au Cours des années 2010-2011, je publiais un papier aux Etats Unis, New York, sur les désastres naturels, en m’appuyant sur une recherche sur Katrina. Depuis ce séjour d’un peu plus d’un an, j’ai pensé traduire cette recherche de 9 pages, sans jamais y parvenir, faute de temps. Les inondations récurrents m’encouragent à partager ces travaux en français que j’ai l’honneur de présenter ci-dessous. Le faisant, j’ai ajusté au goût du jour certains passages, reformulé le titre en m’inspirant d’un célèbre rapport apparu aux Etats Unis : « Une nation pas encore préparée ». C’est bien grave : car c’est le rôle du leadership de construire des nations bien préparées à faire face… Il n’y a pire échec pour un leadership que de ne pas y arriver après plus de 60 ans d’indépendance.

  • « inondations écrasantes et déplacements de personnes;
  • environ 1330 à 1500 morts et, selon diverses sources, 40 à 40 milliards de dollars de sinistres assurés;
  • 96 milliards de dollars de dommages indirects et environ un gaspillage de 90 000 milles carrés de terres;
  • de graves atteintes aux personnes et aux infrastructures affectant les réseaux et équipements de communication, les véhicules et les transports, tout en créant de graves chutes. »

L’ampleur de la catastrophe ainsi que la mauvaise gestion et l’incapacité des parties prenantes à agir de manière efficiente et efficace ont mis en évidence une sorte de crash systémique; pour paraphraser Patrick Lagadec  «Katrina a provoqué des inondations persistantes, une série de catastrophes industrielles, des défis d’évacuation critiques, une pollution mortelle généralisée, la destruction de 90% des réseaux de services publics essentiels (énergie, communications, eau, etc.), des problèmes de sécurité publique sans précédent, les pertes dans la zone portuaire et a engendré  l’incertitude quant aux  parties de la ville pourraient être sauvées. »

A-t-il été facile d’affronter ce désastre? Quelles ont été les réponses apportées par tous les organismes publics et les parties prenantes concernés? Quelles bases conceptuelles et théoriques prendre en compte dans l’analyse ? Quelles leçons tirer de cas pour améliorer notre expérience et mieux faire face aux défis de ce genre ?

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