Inspections générales d’Etat d’Afrique Histoire, réalités et perspectives


Peut-être que les Inspections générales d’Etat de l’Afrique francophone sont à un tournant. En tout cas, la publication des rapports des années 2016, 2017-2018-2019 ont suscité un grand débat au Sénégal. De nombreuses critiques, recommandations, propositions d’ajustement et de redressement sont faites par des citoyens, des groupes de pression, des académiciens. Mais d’où viennent ces inspections générales? Quelle est leur histoire? C’est là un préalable à laquelle cette vidéo essaie a essayé d’apporter une réponse!

INSPECTIONS GENERALES D'ETAT D'Afrique
Si le livre vous intéresse, envoyer un mail à mgrhsenegal@gmail.com

Une deuxième vidéo en cours recherche toutes les problématiques soulevées: nous tenterons d’apporter une réponse contemporaine par rapport aux normes et bonnes pratiques internationales.

Le temps des nouveaux débats au virtuel


C’est le temps des débats sur des tas de plateformes en ligne comme Zoom, Teams, Google Meet/Google Classroom, etc. D’autres, inconnus jusque-là, s’adaptent et offrent des nouvelles perspectives de prix, de maniabilité et de formation face aux grands concurrents qui jusqu’ici dominaient le marché. En outre, des plateformes comme Livestorm, Webinarninja paraissent prometteurs pour l’avenir. Chacun peut trouver son compte dans ses débats en fonction de son centre d’intérêt, de sa profession, de ses préoccupations professionnelles : gratuits parfois, ils sont aussi payants. Ce mouvement de solidarité internationale déclenché par plusieurs plateformes à l’occasion du COVID-19 a abouti à une série de webinaires ou de séminaires en ligne de courte durée avec des tarifs quasi-symboliques, les produits étant reversés à des organismes de bienfaisance qui tentent d’éradiquer le virus. Ces choix mélangent marketing, apprentissage et humanitaire et constituent des initiatives intéressantes auxquelles plusieurs auteurs, formateurs-coaches, conférenciers sont associés. Les professionnels de ces métiers sont particulièrement gâtés ces temps-ci par diverses initiatives notamment celles citées ci-dessous:
 La série de webinaires lancée par Harvard Business School sur le thème « Management de la crise : structurer la réponse organisationnelle, autour de 5 thèmes suivants : 1. Covid-19 un nouvel évènement et le cadre de gestion des risques; 2. Faire face aux changements brusques de trésorerie et de liquidité ; 3. Structurer la réponse organisationnelle; 4. L’identification et la gestion des nouveaux risques (cas pratique) ; 5. Le redressement d’une entreprise minière au Chili (cas pratique).
 L’initiative ré-imaginer le futur est une autre initiative à l’occasion de laquelle des centaines de coaches se sont mobilisés pour ré-imaginer le futur.
 Le sommet virtuel Outthinking 2020 a également mobilisé plusieurs experts et coaches qui croient à la nécessité de penser autrement, de déconstruire et de dynamiser certaines ruptures par « l’outthinking », la disruption, la stratégie de l’océan bleue, etc. Les thèmes abordés, plus d’une vingtaine, concernaient les stratégies d’innovation et d’entrepreneuriat, les transformations digitales, l’agilité au temps du Covid-19, la pensée visionnaire en temps de crise, les implications économiques du COVID, etc.
 Il y a eu aussi ce sommet virtuel de MIT Sloan Management Review intitulé « Disruption 2020 ». Des académiciens ont traité des erreurs et des risques en matière de disruption, comment du fait de stratégies de disruption initiées par des entrepreneurs du savoir l’éducation et la force de travail sont également en train de se transformer, l’éthique face aux technologies de l’innovation, etc.

 Il faut aussi saluer l’initiative de Financial Times et remercier son directeur Afrique d’avoir associé certains africains à cette « Digital Conférence » organisée en partenariat avec McKinsey ; c’est là une grande réflexion qui démarre, du 12 mai au 15 mai 2020, avec un intense calendrier qui amènera les participants à s’interroger sur les enjeux suivants :

  • – Quel avenir pour les chaînes d’approvisionnement et de distribution ? Comment résoudre les nouveaux défis qui se posent au niveau des usines, des commerces de détail ?
  • – Quel est l’état et le futur des industries aéronautiques et du voyage, de l’avion, du tourisme, des transports aériens dans des zones sensibles ?
  • – Comment reconstruire la force de travail globale, à l’échelon mondial ? Reconstruire les économies et les sociétés désorganisées par les effets de la crise ? Quel scenarii ?
  • – Que faut-il faire au niveau des marchés qui semblent confirmer une récession en vue ?
  • – Comment des organismes comme le FMI peuvent-ils apporter des appuis pertinents aux économies en difficulté ? Quel est dans ce contexte le futur d’organisations et de regroupements comme l’Union Européenne, de puissances comme les Etats Unis, l’Asie dont la Chine ?
  • – Comment gérer en temps de crise et en période de stress ? En quoi l’innovation et la disruption constituent-elles des réponses ?
  • – De qui demain sera fait ? Quel futur en jeu et en vue ? Comment éviter ou réagir contre les crises éventuelles du futur ? Une nouvelle récession ?
  • Quelle morale pour l’argent ? Quel nouveau leadership, notamment en temps de crise ? Quelle résilience en temps de crise ? Comment avancer ? Se préparer ? Prendre des décisions dans un contexte pareil et de crise ?

Autant de questions qui recoupent plusieurs thématiques des autres sommets virtuels que nous avons évoqués précédemment !

Prospective

Le futur du savoir n’est pas entre les quatre murs d’une classe en « brique, mortier et fer », pour parler un peu comme les « ordinanthropes » et les amoureux de « l’e-world ». Dans l’environnement du Covid-19, de grandes universités et business schools, des plateformes de coaching et de consulting, des groupes de presse en partenariat avec des business schools, des influenceurs, auteurs et coaches, ont rapidement pris le taureau par les cornes pour montrer ce que sera probablement le futur du savoir et pour s’interroger sur ce que pourrait être demain, en général. Des alliances stratégiques et organisationnelles se sont nouées ! Cela avait déjà commencé avec l’expansion des webinaires, les investissements importants de certaines business schools et au niveau de coaches de renommée mondiale. On le pressentait avec le dynamisme de la formation en ligne, des plateformes comme Thinkific, Teachable, Udemy, Kajabi, Skillshare. Les business-modèles de ce secteur changent aussi avec des solutions originales comme GetAbstract qui font que par exemple les livres de best-sellers deviennent des supports de conférences, de séminaires en ligne et leurs auteurs de célèbres coaches et formateurs professionnels…

Ce mouvement de digitalisation de la formation-coaching et du renforcement des capacités dans introduit un nouveau langage, un nouveau vocabulaire, de nouvelles alliances, une nouvelle industrie. Il pose de nouvelles réflexions d’une importance capitale pour le futur des individus et des organisations ! Qu’est-ce que c’est la prospérité ? Comment se crée-t-elle aujourd’hui ? Qui sont ces « nouveaux disrupteurs » qui sont en train de réinventer les doctrines et les règles du jeu que l’on croyait établies ? Quels sont les futurs talents qui ont émergé déjà et qui feront le futur de la prospérité ? Quel est le nouveau leadership qui s’adapte à ce nouveau monde ? Comment penser le management de certains produits et services en termes d’industries du savoir ?

Un grand défi pour la bureaucratie classique à une ère où l’on interroge les paradigmes et les concepts, où ce qui semblait acquis n’était vrai que pour son temps. Ce mouvement est aussi un défi de non-obsolescence ! La leçon des communications, si vous ne « disruptez pas, vous serez disrupté », à votre grande surprise et probablement à votre détriment !

Abdou Karim GUEYE, consultant international en stratégie, management
des organisations, management public, transformations, gouvernance
et surveillance (audit interne, investigations, évaluations, monitoring). Auteur et coach.

  •  Pour Approndir – Nos séminaires et webinaires sur « L’art de gagner au 21ème siècle – Les nouvelles stratégies qui font leurs preuves : Disruption, Outthinking, Blue Ocean Strategy, Exo-organisations, Government Accelerators… »

Le courage de la déconstruction


« Et quand tu veux quelque chose, tout l’Univers Conspire à te permettre de réaliser ton désir. »

Construire sa légende personnelle ! Coelho décrit magistralement ce rêve dans son magistral ouvrage « L’alchimiste » avec un talent incommensurable qui a touché le cœur de millions de gens… Mais, en fait, ils ne sont peut-être pas prêts à nous autoriser ce rêve que décrit Coelho. Bien d’entre eux, pas des moindres, nous renient cette capacité. Des coaches et penseurs de renom transmettent le même message que Coelho et nous rappellent comment certains leaders font pour réussir ces grands paris de la transformation : John C. Maxwell, Robert Sharma, Brendon Burchard, Cheick Anta, etc. Certains articles récents, d’un pessimisme peu désintéressé, prédisent une Afrique embourbée dans le coronavirus, incapable de se lever à la suite de désastres économiques nés de ce fléau, même si l’occident semble menacé par les mêmes perspectives de désastres. Peut-être ! De toute façon, la réalité aura montré que chacun s’occupe d’abord de soi, de sauver son peuple, en dépit des paradigmes de la mondialisation et de l’utilité présumée de pas mal d’organismes internationaux. Il appartient aux africains de prouver le contraire, de se décomplexer, de prendre leur destin en main, ce que le Berger Santiago dans le roman précité ne découvre qu’à la fin de son périple… Derrière les drames de l’Afrique qui motivent certains à vouloir penser et agir à sa place, il y a aussi, et il faut le reconnaître, nos propres avatars, les faiblesses de leaderships incapables de sacrifices et d’héritages durables, cette quasi-impossibilité ou ce refus d’incarner les fameuses lois du sacrifice et de l’héritage.

Mais les africains ne devraient pas trop s’en faire, car ses provocateurs ont la plume et le verbe négatifs ; ils essaient de tuer vos rêves et ambitions, votre désir de « plus-être ». Qu’ils le fassent pour eux, pour leur prise de décision, leurs stratégies futures, leurs intérêts personnels, économiques ou autres, c’est de bonne guerre. Mais que cela ne soit pas une référence qui nous amène à accepter que les autres tirent les leçons à notre place ou à nous percevoir comme des gens sans espoir. A l’heure des connaissances ouvertes et partagées, nous sommes capables – si l’on croit et s’y engage – de mieux penser nos réalités que les fonctionnaires du Quai d’Orsay et le Centre d’analyse, de prévision et de stratégie dont on dit que l’étude évoque « un possible effondrement des Etats africains et que la France serait ainsi à la recherche d’interlocuteurs fiables et légitimes. » Mais, qui doit décider de cette légitimité ? Et cela pose aussi la capacité de refus, de rupture, de réinventer, de penser autrement.

La pensée des autres ne doit pas instaurer le doute et la crainte. J’aime bien ces typologies de l’échec élaborées par ces brillants coaches cités précédemment, échecs dus aux refus de se différencier, d’être original, d’apporter une autre valeur ajoutée, d’innover, de se positionner en « suivistes », d’apprendre, de mener des recherches en profondeur et d’aller au-delà des apparences, d’anticiper et se développer, de ne pas miser sur l’excellence pour mieux affronter les autres, ce que Robin Sharma appelle « Clash Value ». Toutes choses que nous devons assumer pour écrire notre propre page d’histoire. Le grand problème, c’est alors cette capacité à créer cette équipe de rêve et de l’espoir , c’est l’existence de leaders prêts à créer d’autres leaders capables de les accompagner, voire de les remplacer, et qui ont la passion en leurs rêves et projets.

La crise sanitaire actuelle aura mis en évidence nos légèretés du passé, cette énorme négligence du potentiel des gens, de nos compétences distinctives, d’une allocation et utilisation des ressources non optimales. L’on se rappelle brusquement que nous avions une usine capable de fabriquer de la chloroquine, que nous avions un arbre qu’est le « neem » qui a des potentialités thérapeutiques, autant de discussions qui bruissent dans plusieurs pays africains. On constate aussi que malgré les avertissements de certaines experts d’ailleurs, des citoyens refusent d’attendre, d’entendre, de suivre leurs soi-disant prescriptions et fabriquent ce l’on a appelé les masques alternatifs, de gels hydroalcooliques, se tournent vers les pratiques ancestrales, etc. L’on constate aussi que l’école Polytechnique du Sénégal propose un respirateur artificiel et que des étudiants ont fabriqué du gel hydroalcoolique . Autant d’initiatives privées ou de partenariats public-privé possibles avec nos artisans, nos tailleurs, nos petits ateliers, nos jeunes polytechniciens, nos professeurs, nos pharmaciens qui sont quasiment à chaque coin de rue (Voir Coronavirus : à Paris, une pharmacie fabrique du gel hydroalcoolique dans la rue). On découvre que des leviers existent, notamment de petits ateliers, des structures d’innovations, pour notre artisanat, pour nos jeunes inventeurs, pour notre médecine, notre pharmacie, sans doute ailleurs. Sans porter un jugement a priori, l’essentiel est le message : libérer les talents d’ici dont les succès feront boule de neige, fortifier nos compétences distinctives, renforcer la confiance des gens en eux-mêmes et entre eux-mêmes, créer la synergie entre la recherche-développement et nos potentialités endogènes. Certes, tout ceci a besoin d’erreurs, d’échecs, de recommencements, d’encadrement, de leadership, de normalisation, de régulation, de certifications endogènes pour ne pas tomber dans le piège de la paralysie et de l’inaction savamment imposées par d’autres. Le potentiel est là, dormant… Il faut refuser le jeu de normes qui paralysent notre courbe d’apprentissage et notre autonomie à penser et à créer, dans les dédales d’une organisation étatique et d’allocations de ressources improductives qui n’appuient pas de telles transformations. Voilà un grand projet pour un leader transformationnel courageux, créatif et prêt pour la déconstruction dont nous avons besoin.

Ces événements nous amènent à repenser le concept d’enjeux et de secteurs stratégiques : peut-on laisser sa santé à la merci d’entreprises étrangères, de petites choses probablement pas vraiment pas difficiles à fabriquer comme les masques, la nivaquine ? La question vaut probablement pour d’autres secteurs.
Un enjeu, c’est notre capacité à penser en dehors des schémas établis et des paradigmes exogènes. La bonne stratégie réside dans une bataille de l’imagination assumée, dans des stratégies de ruptures, le refus du suivisme et du statut de disciple de l’Occident et le courage de penser un peu, à notre manière, comme les doctrinaires de la rupture, de l’océan bleue, de l’outthinking, de la disruption, comme Cheick Anta Diop et cette nouvelle génération engagée dans l’émancipation africaine, etc. Au lieu de mettre tous nos efforts sur des stratégies guerrières et des marchés piégés que l’occident et des élites africaines soumises vénèrent et dont les règles du jeu ont été façonnées par d’autres, il s’agirait plutôt :
 d’avoir le courage et l’inspiration d’une voie qui sait motiver à penser autrement et à sortir des sentiers battus ;
 de construire des espaces de marché peu ou non contestés par les puissances qui nous paralysent en s’appuyant sur des atouts endogènes que l’occident peut difficilement influencer ;
 de promouvoir et d’investir dans des innovations et potentiels latents ou peu exploités du commerce intra-africain, de l’aquatique, de l’Institut des Technologies Alimentaires, pour le Sénégal, par exemple, de l’artisanat, d’inventeurs ;
 de se positionner sur des marchés vierges ou nouveaux pour capter une nouvelle demande latente ou inexistante, endogène au départ, etc.

Un grand défi, c’est ainsi cette capacité à refuser que les autres écrivent notre histoire à notre place, impératif relevé depuis les premières années de l’indépendance par Cheick Anta Diop (avec ses nombreuses propositions sur l’industrie, l’énergie, etc.), Senghor, chacun à sa manière et quelques autres penseurs africains, ces héros que l’on honore à peine. En fait, une société qui ne reconnait et ne récompense pas ses talents et le mérite adhère à cette adage que « celui qui ne récompense pas le mérite récompense la médiocratie. » Comment alors sortir de ces choix ancrés qui donnent aux politiciens, aux soi-disant porteurs de voix, aux courtisans et transhumants la part belle ? En fait, le leadership transformationnel a pour socle le courage, la franchise, la véridicité, au besoin, la rupture, la déconstruction…

Il nous faut aussi apprendre à être réaliste. On l’a vu : pendant cette crise, chaque état s’occupe en priorité de ses intérêts nationaux. Nous sommes dans un ordre froid et égoïste tenté par les replis identitaires ou géostratégiques, de nouveaux nationalismes et populismes, avec cette architecture des règles du jeu qu’il nous faut déconstruire : une chine usine du monde, un occident imbu de recherche, de science et de capitaux, lieu de services, une Afrique marginalisée… L’Afrique et ses intelligences, voire ses leaders, doivent opter pour la disruption et non dans le « suivisme ». Pour cela, elle doit apprendre la résilience, ce qu’au fond elle démontre à travers ces crises comme le coronavirus et des règles imposées depuis l’esclavage. La souffrance nous change, nous rend plus forts, à travers les défis, les adversités, ce que les scribes de pseudo-stratégies négationnistes auront du mal à le comprendre. Le temps aura raison de leur entêtement !
Sortir de cet enlisement, c’est d’abord avoir le courage d’une stratégie distinctive de rupture, d’assumer le statut de rebelles capables de s’engager dans les batailles du futur, de coordonner ce qui est latent mais qui recèle un potentiel en étant capable de le rendre significatif aux yeux des gens. C’est être capable de se battre sur deux fronts car l’ancien monde où les anciennes réalités sont toujours là, de créer quelque chose à partir de rien, pour ne pas dire du néant. La transformation suppose l’audace de la réinvention par l’innovation, la remise en cause de ce qui se fait ou est admis habituellement, un positionnement stratégique sur des niches uniques, voire nouvelles, etc. Il ne s’agit pas d’émerger, la tête hors de l’eau, mais les pieds au-dedans ! Tout juste bon pour respirer un peu ! Il s’agit d’être, de s’affirmer, de « plus-être ».

Que Gandhi ait ou non prononcé cette phrase, peu importe, puisque certains lui en dénient la paternité. Elle a et doit avoir un sens pour l’Afrique et les africains : « D’abord ils vous ignorent, ensuite ils se moquent de vous, après ils vous combattent et enfin, vous gagnez ».

Abdou Karim GUEYE. Ecrivain essayiste, poète. Consultant international en leadership, gouvernance publique, management public et contrôles. Certified Coach, Speaker and Teacher chez John Maxwell Team. Ancien directeur général de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature du Sénégal.

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Moderniser, Transformer: comment?


 

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Au cœur des vrais enjeux de transformation

Que signifie pour vous gérer par les résultats, moderniser, transformer, réformer, gérer les risques, le changement par le leadership transformationnel?

Vous avez besoin d’un système intégré qui couvre la planification stratégique, le management de la performance et des risques, une gouvernance d’entreprise, voire une gouvernance stratégique ou organisationnelle, la mesure des performances, le couple contrôle interne-contrôle de gestion, l’obligation de rendre compte, la gestion de la conformité. Par-dessus tout un leadership transformationnel au cœur de la gestion du changement!

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Il vous faut aussi une série de documents et d’outils: des plans stratégique, des plans périodiques ou annuels de performance, des chartes et codes, des indicateurs, tableaux de bord et rapports de performance; il vous faut aussi construire en aval le système d’assurance avec ses composantes: audit basé sur les risques conformes aux normes internationales d’audit interne (comités internes d’audit, comités d’harmonisation de l’audit, etc.), inspections (investigations et détection des fraudes, abus, gaspillages), évaluation des interventions publiques (politiques, programmes et projets publics ou autres).

Nous avons construit ce système sur presque 30 années d’expérience, de recherche, d’interrogations, ce qui nous permet d’accompagner vos processus de réformes, de transformation de vos organisations publiques ou privées: états, entreprises, administrations publiques, etc.

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Si la transformation, la modernisation, les réformes, le leadership transformationnel sont au cœur de vos préoccupations et stratégies, vous aurez besoin de nos produits et de services d’accompagnement : cadres stratégiques, renforcement des capacités, manuels, tableaux de plans d’action, tableaux de bord, lois, décrets, règlements, processus, documents, la formation-coaching, etc.

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Visitez nos sites, blogs pour découvrir nos recherches et publications, car nous contributions à la pensée stratégique, au dévelopepment des outils, systèmes, par uen recherche décomplexée et compétitive

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Extraits – Inspections générales d’Etat d’Afrique. Réalités, perspectives et enjeux.


Extrait

De 2003 à 2008, Assistant technique et consultant international à Djibouti chargé d’aider ce pays frère à créer et développer son Inspection générale d’Etat, j’y ai écrit le livre « Inspections générales d’Etat d’Afrique. Réalités, perspectives et enjeux. » J’ai extrait (avec quelques retouches mineures) certains passages qui me semblent d’actualité avec les débats sur l’indépendance du pouvoir judiciaire, des corps de contrôle, la transparence, la nouvelle gouvernance entrepreneuriale et démocratique, le leadership. En fait, c’est difficile, car aujourd’hui et hier, ce qui est en jeu, c’est un leadership transformationnel, de vrais leaders prêts à créer d’autres leaders capables de les remplacer, à pratiquer deux lois fondamentales : la loi du sacrifice et la loi de l’héritage. Existent-ils vraiment ?

NB : Trente exemplaires de l’ouvrage sont gratuitement offerts aux lecteurs qui en feront la demande auprès de mon assistant personnel Souleymane Junior Sonko. Ce dernier peut être contacté au 77 588 54 31. Les frais d’envoi, s’il y a lieu, sont à la charge du demandeur.

Les extraits de cet ouvrage sont présentés ci-dessous :

« Les défis du futur

… Ce défi est possible, mais il faut alors se battre pour refuser la pensée unique, produire une pensée endogène, décomplexée et africaine, mais ouverte aux apports fécondants de l’Universel… Et puisque la stratégie a forcément quelque part ou quelque peu un caractère contingent, il faut relativiser les modèles. Le problème, c’est la créativité, l’audace de la créativité, la capacité à comprendre les contingences et les contraintes, pour les intégrer.

Avec l’intérêt accru du public, des médias et des partis politiques pour les audits et les enquêtes de détection des fraudes, au Sénégal, bien des limites sont relevées par des tiers et une méfiance affirmée à l’égard du système :

• le rattachement à un Chef de l’exécutif pourrait en faire un instrument de règlement des comptes et obérer son indépendance ;

• le caractère restreint de la publicité des travaux ferait douter de la transparence du système, etc.

Peut-être est-il temps d’ajuster par de futurs chantiers d’innovations administratives. En fait, il ne s’agit pas d’un système figé, bien des options et innovations sont encore possibles. Le système, appréhendé à travers ses fondamentaux, est rationnel, mais comme tous les autres systèmes de contrôle, de l’ordre administratif, parlementaire ou de l’ordre juridictionnel , il ne peut produire ses effets que dans certaines conditions :

• la tradition républicaine et le leadership présidentiel, voire du Chef du gouvernement, sont déterminants ;

• il suppose une culture républicaine, une discipline administrative de fonctionnaires formés à la gestion publique, aux sciences administratives qui comprennent parfaitement les différentes formes de hiérarchie, les principes de coordination du bas au sommet de la pyramide administrative ;

• il exige un statut spécial, voire la dotation en moyens spéciaux, comme le Sénégal a su le faire, pour des raisons psychologiques, culturelles, surtout en Afrique ;

• il nécessite aussi une chaîne de sanction positive ou négative qui, en cas de besoin, prenne le relais des auditeurs ;

• il suppose aussi une éthique d’égalité, car peu importe les privilèges de tiers lorsqu’il s’agit de faire le point sur « l’accountability »…

Au-delà, ce qui est en jeu, c’est de comprendre le nouveau sens de « l’accountability », qui est non seulement l’obligation de rendre compte de la gestion des ressources, mais aussi des résultats, de l’information sur les performances, première étape de la transparence, et bientôt, si ce n’est déjà fait, des impacts. Ce sujet est également vaste tant il englobe des questions liées à l’éthique, aux valeurs, à la déontologie, aux processus, aux outils et méthodes qui en permettent l’effectivité. Il y a donc tant d’autres questions qui auraient pu être abordées…

Les performances du système dépendent aussi du système intégré de transparence, d’éthique, de responsabilité et d’obligation de rendre compte existant dans un pays. Pour prospérer, il requiert par rapport à la fonction de contrôle et d’enquête une mise à l’écart de la « chose politique », au sens partisan, et des considérations similaires. Cela peut et doit être une fonction vitale de démocratie, de proximité des dirigeants avec leurs électeurs, de la bonne gouvernance qui requiert une vision, un leadership étatique, le credo de la performance et de la restitution de l’information sur les résultats, les impacts et la gestion des ressources. A elles seules, les normes, le système constitutionnel ou institutionnel, l’existence d’une structure de contrôle, la compétence des auditeurs et enquêteurs, ne donnent pas une garantie absolue d’efficacité, en tout cas d’impact. L’environnement démocratique, la culture républicaine, l’égalité des citoyens, le leadership national participatif et consultatif, la volonté du principal, les exigences des stakeholders et de la société vis-à-vis d’une gouvernance de contrôle, constituent plus que les lois et règlement, voire les normes nationales ou internationales, la condition sine qua non d’un contrôle effectif, efficace et efficient, voire utile et porteuse d’impact de résultats

Leadership. C’est bien cela dont il s’agit. C’est cela qui fera la durabilité de ce métier ; c’est une force et une faiblesse en même, car si le leadership du ou des détenteurs du pouvoir constitutionnel de contrôle flanche, ou si la même détention au niveau exécutif ou législatif n’est équilibrée, la typologie des métiers peut s’effondrer. Le futur du contrôle en Afrique doit tenir compte de ces liens ombilicaux et par le plaidoyer en Afrique, faire comprendre l’intérêt des évolutions esquissées.

Pour bâtir une saga de l’excellence, il faut une culture républicaine et démocratique, une technocratie mobilisée autour des idéaux d’un Etat moderne, un consensus qui transcende les alternances et les changements d’hommes. Il faut une implication des leaders. Cela, comme la stratégie, a un coût ; la question est alors de décider si l’investissement mérite d’être fait. C’est une décision stratégique, de nature politique, au sens noble du terme. Mais il faudra bâtir une vision stratégique, toujours lever la contrainte d’un leadership efficace qui catalyse, sans lequel rien n’est possible ou en tout cas, tout sera difficile. La gouvernance de contrôle, c’est peut-être la stratégie la plus opérationnelle pour réaliser la gouvernance elle-même, pour faire du nouveau management public une réalité. C’est une question de projet stratégique et organisationnel. C’est sans doute une des leçons apprises à travers l’action et en rédigeant cet ouvrage.

Djibouti, mars 2008

Abdou Karim GUEYE
Inspecteur général d’Etat à la retraite, Ancien Directeur général de l’ENAM
Président de sociétés