Du Nouveau Management Public aux Réformes administratives. Réalités, tendances et enjeux. Conférence par Abdou Karim GUEYE


 

Abdou Karim présente une conférence ce mercredi 14 mars 2018 à 15 H au CESAG. Le conférencier fera un exposé autour de de trois grands thèmes :

  • Partie I – Pérégrinations à travers les bois de la gouvernance.

L’auteur est un ancien haut fonctionnaire, consultant international dans plusieurs pays et ancien Directeur d’une Ecole Nationale d’Administration et Magistrature du Sénégal qui s’interroge à partir de son expérience sur la possibilité de réformer la gouvernance publique. Aussi, relève-t-il que  plusieurs diagnostics existent et la plupart du temps n’ont pas été favorables à l’Afrique. C’est là le fruit de son expérience qu’il appelle « pérégrinations ». Pourquoi cela ne bouge-t-il pas suffisamment. L’auteur explore alors sa propre expérience et de multiples réformes vécues en Tunisie, au Burkina Faso, au Sénégal, au sein de l’Observatoire des Fonctions publiques africaines, du CAFRAD à Tanger, lors d’ateliers sur la réforme administrative pour conclure:

  • Il faut changer de paradigmes, il faut plus de passions, de rêves et d’ambitions ;
  • Pour que les choses changent, il y a des « questions préjudicielles » à assumer ;
  • Il faut un nouveau pilotage et une nouvelle pensée plus stratégique qui commandent d’agir pour des impacts et qui supposent le courage de restructurer.

Partie II – De multiples expériences de réforme et de nouvelle gouvernance montrent la voie.

Mais le changement et les réformes réussies sont possibles puisque des pays ou organismes l’ont réussi en matière de gestion de la performance, des ressources humaines, à Dubaï, Singapour, Taïwan, etc. Mais, cela ne suffit pas, car, au-delà des processus, il faut :

  • des gouvernements qui travaillent mieux, coûtent moins chers, fournisseurs de services appropriés, orientés vers les résultats et les clients ;
  • une capacité des gouvernements à consolider des coalitions pour l’excellence, engagées et unies autour d’une vision commune
  • la capacité à matérialiser la vision à travers des instruments stratégiques pertinents et à construire les réformes au-delà des limites d’une seule institution;
  • Une gouvernance de contrôle plus éthique, transparente et intègres, etc.

Partie III – Demain, quelle nouvelle gouvernance africaine?

Dans la dernière partie, l’auteur propose  une série de réformes axées sur:

  • une gouvernance entrepreneuriale, de proximité, basée sur des partenariats, la citoyenneté et les clients, la débureaucratisation, un nouveau leadership transformationnel ;
  • une stratégie pertinente de gestion du changement, de la méritocratie et des talents ;
  • l’action par une série de valeurs, le faire-faire et la compétition pour éviter de transformer les citoyens en des bénéficiaires passifs, la compétition ;
  • « Penser par soi-même, pour soi-même », pour parler comme Senghor, en refusant d’être des suivistes et de laisser le monopole des opportunités aux autres parties du monde.

Le livre  contient de nombreux cas pratiques et abstracts : le cas du centre de Formation supérieur, l’expérience du Juge Plana, « Restructurer : comment ? », des modèles sur Dubaï, Singapour, Malaise, Rwanda, etc.

Abdou Karim GUEYE  est aujourd’hui le CEO de Monitoring Africa et de l’Ecole Internationale des Affaires. Il est aussi le Président d’un cabinet dénommé Management et Ressources Humaines (MGRH). Il a été Inspecteur général d’Etat pendant un peu plus de 30 ans. Au cours de ce parcours, il a été plusieurs fois détaché ou mis en position de disponibilité pour un séjour de deux ans dans le secteur privé, de cinq ans comme Directeur général de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature du Sénégal, comme Expert Consultant international auprès du gouvernement de Djibouti chargé d’aider ce pays à développer une inspection générale d’Etat. Il a aussi occupé les fonctions de  Secrétaire exécutif du Forum des Inspections générales d’Etat d’Afrique pendant sept ans. GUEYE est licencié en droit, titulaire du Diplôme d’Etude Supérieures de Gestion des Entreprises (ESGE) et diplômé de l’ENAM. Il possède de nombreuses certifications au niveau international, notamment au niveau de John Maxwell Team à Orlando (USA). Il  poursuit une carrière d’écrivain (essayiste et poète) et est l’auteur de plusieurs publications en management, gouvernance et disciplines connexes. Il est Chevalier de l’Ordre National du Lion du Sénégal, Chevalier de l’Ordre du 27 juin de la République de Djibouti et Commandeur de l’Ordre national du 27 juin de la République de Djibouti.

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Séminaire sur le Leadership, l’Excellence en Management, la Gestion du Changement et des Réformes.


insertione268b-monitoring2bafrica2blogo3MONITORING AFRICA

Séminaire sur le Leadership, l’Excellence en Management, la Gestion du Changement et des Réformes.

Ce ne sont pas les processus, les plans, les projets qui en eux-mêmes changent les choses,
mais des hommes, des leaders, des valeurs…

Monitoring Africa organise, du 17 au 21 avril 2017, un séminaire sur le « Leadership, l’Excellence en Management, la Gestion du Changement et des Réformes ».

Pendant 5 jours, ce séminaire mettra à la disposition des participants l’apport de grand coaches certifiés de classe internationale, les doctrines ainsi que les bonnes et meilleures pratiques de gestion du changement et de leadership :
 Comment améliorer son leadership dans un contexte de gestion du changement, de crise, de renouveau, modernisation et de réforme de l’Etat, de restructuration et de redressement des entreprises ?
 Comment réformer, rénover, restructurer, redresser, gérer les performances et les résultats ? Comment penser, agir pour faire partie de ces gens et organisations de l’Excellence ?
 Quels sont les défis de la gestion du changement et des Transformations que ceux-ci soient appelé réformes, renouveau, restructurations, modernisation, redressements, etc. ?
 Comment réussir des transformations durables d’ordre économique, social, de renouveau de l’Etat et des administrations publiques, de restructuration et de redressement des entreprises publiques ou privées ?
 Quel est le rôle central du leadership ? Comment devenir un de ces leaders-coach et/ou leaders transformationnels qui ont réussi à redresser, transformer, changer les choses, les talents, leurs pays et les organisations ?Pendant 5 jours, ce séminaire mettra à la disposition des participants l’apport de grand coaches certifiés de classe internationale, les doctrines ainsi que les bonnes et meilleures pratiques de gestion du changement et de leadership :
 Comment améliorer son leadership dans un contexte de gestion du changement, de crise, de renouveau, modernisation et de réforme de l’Etat, de restructuration et de redressement des entreprises ?
 Comment réformer, rénover, restructurer, redresser, gérer les performances et les résultats ? Comment penser, agir pour faire partie de ces gens et organisations de l’Excellence ?
 Quels sont les défis de la gestion du changement et des Transformations que ceux-ci soient appelé réformes, renouveau, restructurations, modernisation, redressements, etc. ?
 Comment réussir des transformations durables qui impactent la vie des individus et des organisations?

JOUR I. LA GESTION DU CHANGEMENT : UN DEFI; SES SECRETS ET TECHNIQUES

Vous aborderez les doctrines, les meilleures pratiques de leaders, ainsi que les conseils des grands gourous et coaches qui ont fait leurs preuves comme John Maxwell, Tony Jeary, Lewis, Jack Welch, etc. Vous serez donc capables de répondre aux questions suivantes :

 Comment faire face à ceux qui ne sont pas prêts et s’opposent à la gestion du changement ? Comment construire des coalitions, des consensus et des partenariats gagnant-gagnant pour l’excellence, le changement et les transformations durables ? Comment planifier les réformes et exécuter pour le changement ?

 Comment gérer les transformations au niveau d’entreprises publiques ou privées et assumer les impératifs de redressement et de croissance? Vous aborderez plusieurs modèles pertinents qui vous permettront de réussir ces transformations (Bain, Boston consulting Group, courbe de vie des organisations, etc.)
 Vous voulez changer les choses, redresser, réformer, mais alors comment vaincre la peur et les craintes en vous et chez les autres, par exemple chez vos collaborateurs ? Les utiliser à votre avantage et transformer les adversaires en alliés ? Comment gérer l’urgence et le rythme optimal du changement et accélérer la cadence ? Quels sont les obstacles face aux résistants et saboteurs (les défaitistes, les précoces, prédateurs, personnalités dysfonctionnelles, cas difficiles, etc.). La typologie de ces individus et groupes ? Car changer suppose l’intentionnalité et la confiance des Africains en eux-mêmes et aux autres ! Comment ? Quels sont les différents rôles de chacun ? Des managers, entrepreneurs et leaders : leurs similarités, différences et synergie ? L’impact des mythes suivants : le mythe du poste ? Le mythe du pionnier ? Le mythe de l’entrepreneur ?

A cette étape de la formation, vous subirez le test suivant : « Test des valeurs auxquelles vous croyez ». Les différents participants seront comparés entre eux. Intéressant ! Vous apprendrez des autres, de la relativité, des différences et des synergies.

JOUR 2. Derrière la gestion du changement : le poids du leadership

Le cas pratique : Jack Welch et General Electric

Cette journée démarre avec le méga-cas pratique « Jack Welch et General Electric ». Constitué en 3 groupes de travail, vous aurez à relire le cas : une heure vous sera laissé et 45 autres minutes pour affiner votre présentation. Ensuite après la pause : les débats auront lieu.

Restitution de la journée : Beaucoup de choses ont été dites en matière de leadership et seront rappelées : les doctrines du leadership fondées sur l’autorité, le caractère et les styles de commandement. Les paradigmes des managers autoritaires, l’impact du leadership et ce qu’en disent les résultats de la recherche. Vous découvrirez ce qui est nouveau, voire récent. Car il y a la loi du respect : le respect ça se mérite. L’ère des leaders-coaches, des leaders transformationnels. Qui sont-ils ? Quelles sont leurs valeurs et attitudes ? Quels nouveaux types de management et de leadership appliquent-ils ? Que pensent-ils de la communication ? Comment communiquent-ils ?

Communiquer c’est bien mais ce connectés c’est mieux : telle est la ligne directrice de ce thème. Vous voulez diriger pour changer les choses ! Etes-vous capables de susciter l’adhésion ? Nous étudierons ensemble la loi de l’adhésion : l’adhésion à un projet est la première source de haute performance. Attention au leadership solitaire ! La gouvernance de proximité. Ces nouveaux leaders sont humbles : les avantages de l’humilité. Faire face aux pièges du défaitismes et du renoncement.

JOUR 3. Gouvernance entrepreneuriale, modernisation de l’Etat, des organisations et des administrations publiques.

A. Accélérer la cadence des réformes. Un impératif, l’accélération stratégique

 Tests – Les tests importants suivants seront effectués en rapport avec les formateurs – Tests des priorités versus la loi des priorités. Test des capacités d’accélération stratégique.
 Restitution : penser de façon stratégique. Clarifier la vision : macro-vision, micro-vision. Votre quotient intellectuel stratégique a de l’importance. Stratégie ou tactique ? Votre capacité d’attention soutenue a de l’importance. L’exécution efficace est primordiale.

B. Réformer l’Etat, l’administration publique et les organisations. Les vrais défis : gouvernance entrepreneuriale, réformes de l’Etat.

Nous démarrons cette journée par de nombreux petits cas pratiques : le service des Passeports – La Réforme du Service des Impôts aux philippines, le Cas du Civil Service College, etc.

Après les débats, la restitution portera sur les thèmes suivants :
 Pour les agents publics, les transformations concernent les réformes brandies avec plusieurs dénominations : renouveau du service public, modernisation de l’Etat, réformes de l’administration, etc. Mais, pour réussir, il y a tant de choses à comprendre…
 Le tournant de la science administrative et l’affirmation du nouveau management public. Crise de légitimité, remise en cause de la bureaucratie et de l’Etat-providence. Les précurseurs : le Next-Steps, le mouvement « Réinventer le Gouvernement » aux Etats unis, ces recherches sur le passage du « managérialisme » au nouveau management public, etc.
 Des paradigmes et perspectives. Réinventer le gouvernement/la gouvernance. Les vrais métiers d’un gouvernement. Une gouvernance anticipatrice et curative. La stratégie de proximité. Fortifier l’adhésion à un projet. Elargir et renforcer le réseau partenarial. L’impératif du faire faire. La stratégie d’image. Des résultats et non des règles. Renforcer la méritocratie et les partenariats. Une gouvernance au service des citoyens.

C. Les bonnes et meilleures pratiques montrent la voie :

 L’exemple de pays et organisations excellentes : Dubaï, Singapour, Rwanda, Taïwan, Malaisie, etc.
 Les meilleurs législations et pratiques internationales de gestion des performances, de relations avec les clients et les usages-citoyens, la réorganisation des centres de gouvernance, etc.
 Les outils requis comme le benchmarking, le réengineering, la planification stratégique, l’analyse des parties prenantes, etc.

JOUR 5 – OUI ! Vous pouvez ! Mais tout a un prix

Cas pratique – La République de MATEYE : présentation par les différents groupes (3 groupes au maximum). Débats : comparaison avec le cas Jack Welch et General Electric. Plan d’action des participants.

Restitution : L’optimisme et la pensée positive. Complément sur les 21 lois du leadership . Rétrospective Test.

AKGCertifiedasJMTersNos séminaires s’appuient sur des certifications internationales de rang mondial (Certified Coaching Teachings and training). Le formateur principal est Abdou Karim GUEYE, Inspecteur général d’Etat à la retraite, PDG de Monitoring Africa. M. GUEYE qui est aussi certifié par John Maxwell Team, Making Government work in Hard Places. Initiatives for Successful Societies de Princeton University.

Au terme de séminaire, le participant recevra trois certificats dont un certificat sur le thème du séminaire : « Leadership, l’Excellence en Management et la Gestion du Changement » et deux autres certifications dont un sur « Les 21 Lois du leadership » et le troisième « Communiquer, c’est bien ; mais se connecter c’est mieux. »

Pour conclure, nous sommes à l’heure des réformes, du renouveau, des transformations qui d’ailleurs sont permanentes. On pense que les processus, les catalogues de projets, l’application de méthodes de gestion et ses modes comme la gestion axée sur les résultats et les performances et d’autres modes de ce genre suffisent. Pure illusion toujours réitérée. Cette formation qui le fruit d’une pensée endogène, ouverte aux apports fécondants de l’extérieur vous convaincra.

sealFAITES-CONFIANCE A DE VRAIS FORMATEURS-COACHES ET VOUS CHANGEREZ VOS ORGANISATIONS.

BONUS : Vous aurez accès pour un an gratuitement à notre site de formation à distance sur ces modules et pourrez suivre pour toutes les mises à jour (http://www.eiateachingsonline.com
Vous recevrez en cadeau les 4 ouvrages sur ces thèmes publiés par nos formateurs-coaches, un codex de cours exhaustif, des PowerPoints, vidéos, tests, supports et outils, des condensés d’articles de lecture., des guides, etc.

TARIFS – OPTION I – 800 000 HT CFA y compris les pauses-café.
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Changez de pensée et de formation et vous changerez vos organisations !

Un essai de Abdou Karim GUEYE sur les réformes, la modernisation administrative, de l’Etat et des organisations


sealEn explorant la littérature sur le leadership, j’ai particulièrement bien aimé les ouvrages de John C. Maxwell, « Sometimes You Win Sometimes You Fear/Loose » et de Jim Collins et les développements sur l’humilité. On y apprend que les plus grandes leçons de la vie proviennent de ce que nous perdons ou de ce que nous craignons, de notre intentionnalité et de notre humilité.  Maxwell, comme Gandhi et Mère Theresa d’ailleurs, ainsi que les religions révélées convoquent l’humilité. Un aspect, c’est d’accepter d’apprendre et de reconnaître que les épreuves, les dommages et les erreurs sont une occasion de s’améliorer et d’être plus que ce que l’on est ou plus que ce que l’on a été. Etre, mieux être, plus qu’être, autant de termes voisins qui méritent une synergie. Pour diriger et atteindre des résultats significatifs qui vont perdurer au-delà de sa propre personne, de sa propre mort, il faut de la « modestie ». Mais, s’il s’agit de leadership transformationnel, c’est l’humilité qui manque le plus… La sagesse voudrait alors que l’on pense ainsi : « Si vous êtes seuls au sommet, c’est qu’il y a quelque chose qui ne marche pas ! » Apprendre des erreurs et des dommages, se spécialiser, refuser d’être suivistes et de laisser le monopole des opportunités aux autres, c’est là encore un défi pour plusieurs élites politiques, administratives et intellectuelles de ce continent[1].  Cela n’est pas étonnant ! Les anciennes doctrines du leadership, les influences culturelles et le legs colonial ancrés dans les paradigmes du leadership autoritaire et de la bureaucratie, l’égotisme, l’absence de pensée endogène mais ouverte ont pu créer le ravage. Ils ont quelque peu conduit à la méconnaissance des complexités qui aujourd’hui fondent la légitimité dans un contexte de technologies avec la domination des « App », le credo de la personnalisation des produits et services, l’incontournable avancée vers la gouvernance et les réseaux de proximité, etc. Mais, en Afrique, nous sommes entrés dans des sociétés à hauts risques où apparemment il n’y a plus « d’experts. » Invoquez n’importe quel domaine, ils seront tous juristes, économistes, managers, sociologues, professeurs, politologies, consultants à argumenter, sans compter les pensées exogènes adulées. Les conséquences sont là : des milliers de recommandations générales, constamment réitérées, qui l’emportent sur l’expertise de mise en œuvre.

NewMGRHEn fait, le leadership transformationnel suppose la capacité d’emmener les gens à s’assumer et à accepter un certain nombre de principes élémentaires de sagesse :

  • éviter de passer son temps à blâmer les autres au lieu d’assumer et à réitérer que si les choses ne marchent pas, ce sont les autres ;
  • éviter le déni constant du fier leader qui refusera d’accorder de l’importance aux idées des autres ;
  • s’éloigner de l’étroitesse d’esprit, sur la défensive, qui refuse l’ouverture, la flexibilité et la réceptivité arguant par exemple « Nous l’avons toujours fait ainsi » ;
  • dépasser la peur de valoriser les autres, ignorant que les leaders transformationnels dont on se souvient encore ont su créer d’autres leaders capables de les remplacer et d’agir avec eux pour amplifier la masse critique du changement, etc.

On retrouve cette vocation de l’humilité au niveau de Jim Collins, l’auteur de « Good To Great » qui relève un niveau 5 de leadership au sommet de la hiérarchie des capacités d’excellence fondé sur l’humilité et l’engagement personnel et nécessaire pour transformer une entité d’une performante (GOOD) en une entreprise excellente et durable (GREAT) :

  • ces leaders de niveau 5 sont intentionnels, volontaires, réservés et courageux ;
  • ils se posent toujours une première question : Qui ? Avec qui je vais faire le voyage du changement et de la transformation ?
  • Ils sont donc conscients de la loi du cercle rapproché qui veut que vous soyez ce que votre cercle rapproché est et qui n’est pas sans rappeler l’adage ; « Qui se ressemble, s’assemble » ;
  • ils mettent en forme la vision, formalisaient là où il faut aller et savent agir de façon pacifique, mais avec détermination ;
  • ils fuient l’adulation publique, loin des courtisans et de tous ces pollueurs de l’excellence, savent  canaliser les ambitions et créer les successeurs de la prochaine génération.

494ea-logo-eiaMais cela n’est pas toujours courant et à l’examen des faits de la gouvernance africaine, par exemple, on découvre que trop mettre l’accent sur l’égo tue le sens des perspectives et de la macro-vision et conduit à l’enlisement le micro-management et les micro-visions. Mais, plus d’humilité ouvrirait les yeux vers un leadership capable d’élargir le sens de la perspective débarrassé du paraître et des alibis. Plus d’humilité aurait alors conduit à un niveau plus élevé d’ouverture d’esprit et ancré le désir constant d’apprendre et de s’améliorer. Un tel choix aurait débarrassé le continent de leaders adeptes de l’insécurité qui s’approprient le succès des autres, des succès qu’une seule personne ne peut réaliser comme toutes les grandes œuvres dignes de ce nom et qui refusent de renforcer les talents, les énergies, la créativité et les contributions. Ils y auraient alors ces nouveaux leaders qui n’oubliaient la sagesse de Maxwell : « Un est un tout petit nombre pour atteindre la grandeur ».

A cet égard, la pensée de Jack Welch de General Electric, en son temps, une entreprise adulée dans le monde par les consultants, les « business schools », les sortants des grandes écoles à la recherche d’emplois, me semble bien pertinente. En le paraphrasant, lors lors d’une interview accordée à Harvard Business Review, on peut retenir ces beaux paradigmes : « Les bons leaders créent et articulent une vision, se l’approprient provisoirement et sans relâche et font réaliser cette vision. Par-dessus tout et avant tout, … ils sont ouverts, fréquentent la hiérarchie, de haut en bas et au sein de l’organisation pour rencontrer les gens…  ne s’enlisent pas les schémas établis… sont informels, directs avec les gens. Ils ont pour religion l’accessibilité. Ils ne s’ennuient jamais de raconter leurs histoires. Une communication réelle prend des heures incalculables de face à face, les yeux dans les yeux, d’allers et de retours. Cela signifie écouter beaucoup plus que parler…  un processus par lequel un être humain vient pour découvrir et réaliser un consensus au terme d’un processus interactif….  faire face à la réalité, voir le monde tel qu’il est et non tel que vous voudriez qu’il soit… Il ne faut pas craindre les changements sur le marché ; ils referment d’énormes opportunités… »

C’est sûr, nous ne sommes pas parfaits. En outre, il y a des contraintes sociétales ou culturelles qui paralysent les capacités de leadership transformationnel. Mais, les avantages de l’humilité en matière de leadership transformationnel sont certains, car elle permet :

  • d’apprendre et de se développer face aux adversités, aux dommages ou aux pertes ;
  • d’avoir une claire et réaliste perception de soi et de comprendre que le succès ne revient pas à éliminer les difficultés et les erreurs, mais à se développer face aux adversités ;
  • d’accepter que « L’expérience n’est pas la meilleure des écoles, c’est l’évaluation qu’on en a fait qui l’est».

Par-dessus tout, nous accepterions constamment de nous poser un certain nombre de questions fort utiles pour nous développer sur le plan professionnel, individuel et organisationnel :

  • Qui suis-je et pourquoi suis-je là ?  Qu’est-ce qui n’a pas marché ? Qu’est-ce qui fait que cela n’a pas marché ? A quel niveau cela n’a pas marché ? En quoi avons-nous (ou ai-je) contribué à cela ?
  • Où en suis-je maintenant ? Vers où est-ce que je veux aller ? Quelle est la marge de manœuvre disponible ? En quoi suis-je vraiment bon ? Quelles sont les activités clés de mon projet, voire de travail ? Que puis-je apprendre de cette expérience ? Comment vais-je appliquer ce que j’ai appris ? Que me faut-il apprendre ?
  • Que suis-je entrain de faire ou de négliger et que je devrais faire plus souvent ? Que devrais-je arrêter ? Dans quel domaine dois-je m’améliorer ? Quel est le moyen le plus efficace d’agir plus vite et mieux ? Puis-je déléguer certaines questions à d’autres ?

monitoring2bafrica2blogo3CONCLUSION

Les leaders transformationnels ont compris que pour changer les choses, ils doivent changer eux-mêmes et les autres, renoncer, accepter de renoncer à quelque chose. En fait, John le dit si merveilleusement : « Les Leaders touchent les cœurs des gens avant de leur demander un coup de main ; le cœur d’un bon leader, c’est le sacrifice ».

La solitude n’est pas le meilleur allié du leadership transformationnel. Son grand défi, c’est d’amener les gens au sommet, de créer et de s’entourer d’autres leaders, de se débarrasser des suivistes/suiveurs ou pseudo-dynamiques, comme le rappelle un des gourous du management, Charles Garfield dans ses réflexions sur la haute performance. C’est vrai, au vu du réel africain : souvent l’illusion est forte de cette assimilation entre le leadership et la position. L’idéal serait des dirigeants mus par ce fort désir d’être des leaders inoubliables de laisser un legs ? Mais quel legs ? On en vient alors à la loi de l’héritage qui veut que les grands leaders laissent une œuvre durable qui survit à la postérité et créent d’autres leaders capables de les remplacer. Qui ose qui y penser ? Le sujet est tabou ! Pourtant, être seul au sommet de la montagne, regardant les gens d’en bas, n’est pas une solution durable. Et John de nous rappeler : « Personne ne parvient tout seul, n’est parvenu tout seul, au sommet ; personne n’obtient le succès tout seul ». Certes, on entend parfois dire qu’il s’est fait tout seul ! On sait aussi comment cela se termine souvent : « dès qu’ils arrivent au sommet, certains de ces « leaders » déploient tant d’ingéniosités et d’efforts à écarter certains qui les ont amenés à ce niveau, à pousser les gens vers le bas et s’abstiennent de créer des effets démultiplicateurs/multiplicateurs permettant d’accélérer la cadence et les résultats[2].

En fait, le secret de la haute performance et de l’excellence, c’est de créer un travail significatif chargé de sens pour les gens, d’être capable de les mobiliser et de passer de JE et MOI à NOUS et EUX. C’est d’être capable de combiner le leadership, la gouvernance et la stratégie, les clients et les parties prenantes, les opérations de production et de services, les ressources et les talents.

Terminons en paraphrasant quelque peu Jack Welch (encore lui) qui est pourtant un chef d’entreprise, donc soucieux de rentabilité commerciale, financière ou autre, un de meilleurs de son temps : « Notre vrai compétence aujourd’hui n’est pas de fabriquer des produits ou des services, mais de recruter et de renforcer les meilleures compétences au niveau mondial et leur inculquer un désir insatiable d’apprendre, de se dépasser et chaque jour de faire les choses de la meilleure manière. En trouvant, en mettant au défi et en récompensant de tels talents, en les libérant de la bureaucratie, en leur donnant toutes les ressources dont ils ont besoin…. Nous les avons vu rendre G.E meilleur et de plus en plus excellente chaque année. Nous avons une entreprise plus agile que d’autres…  une entreprise à la pensée si élevée où les gens sont libres de rêver et sont encouragés à agir et à prendre des risques. Dans une entreprise où les gens agissent de cette sorte, chaque jour, grandeur ne signifiera jamais lenteur … Tout ce dont il s’agit à trait aux hommes. »

Voilà de vrais défis qui valent la peine d’être assumés.  Les résultats auraient été immenses et la cadence accélérée.

N’oublions pas ce verdict qui sonne comme un glas : « Attention, la fierté et l’orgueil précèdent la chute. »

 Abdou Karim GUEYE, Ecrivain, Essayiste, Poète.

Inspecteur général d’Etat E.R. Ancien Directeur général de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature du Sénégal.

Certified Coach Teacher and Speaker chez John Maxwell Team (Orlando, USA).

Making Government Work in Hard Places, Successful Societies Initiatives, Princeton.

Président CEO du Consortium Monitoring Africa, Ecole Internationale des Affaires et du Cabinet GRH.

 [1] Je parle de la partie francophone que je connais le plus…

[2] Voir les travaux de Tony Jeary, The Results Guy, un des plus grands consultants- sur l’accélération stratégique.

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C’est l’humilité qui manque le plus


sealEn explorant la littérature sur le leadership, j’ai particulièrement bien aimé les ouvrages de John C. Maxwell, « Sometimes You Win Sometimes You Fear/Loose » et de Jim Collins et les développements sur l’humilité. On y apprend que les plus grandes leçons de la vie proviennent de ce que nous perdons ou de ce que nous craignons, de notre intentionnalité et de notre humilité.  Maxwell, comme Gandhi et Mère Theresa d’ailleurs, ainsi que les religions révélées convoquent l’humilité. Un aspect, c’est d’accepter d’apprendre et de reconnaître que les épreuves, les dommages et les erreurs sont une occasion de s’améliorer et d’être plus que ce que l’on est ou plus que ce que l’on a été. Etre, mieux être, plus qu’être, autant de termes voisins qui méritent une synergie. Pour diriger et atteindre des résultats significatifs qui vont perdurer au-delà de sa propre personne, de sa propre mort, il faut de la « modestie ». Mais, s’il s’agit de leadership transformationnel, c’est l’humilité qui manque le plus… La sagesse voudrait alors que l’on pense ainsi : « Si vous êtes seuls au sommet, c’est qu’il y a quelque chose qui ne marche pas ! » Apprendre des erreurs et des dommages, se spécialiser, refuser d’être suivistes et de laisser le monopole des opportunités aux autres, c’est là encore un défi pour plusieurs élites politiques, administratives et intellectuelles de ce continent[1].  Cela n’est pas étonnant ! Les anciennes doctrines du leadership, les influences culturelles et le legs colonial ancrés dans les paradigmes du leadership autoritaire et de la bureaucratie, l’égotisme, l’absence de pensée endogène mais ouverte ont pu créer le ravage. Ils ont quelque peu conduit à la méconnaissance des complexités qui aujourd’hui fondent la légitimité dans un contexte de technologies avec la domination des « App », le credo de la personnalisation des produits et services, l’incontournable avancée vers la gouvernance et les réseaux de proximité, etc. Mais, en Afrique, nous sommes entrés dans des sociétés à hauts risques où apparemment il n’y a plus « d’experts. » Invoquez n’importe quel domaine, ils seront tous juristes, économistes, managers, sociologues, professeurs, politologies, consultants à argumenter, sans compter les pensées exogènes adulées. Les conséquences sont là : des milliers de recommandations générales, constamment réitérées, qui l’emportent sur l’expertise de mise en œuvre.

NewMGRHEn fait, le leadership transformationnel suppose la capacité d’emmener les gens à s’assumer et à accepter un certain nombre de principes élémentaires de sagesse :

  • éviter de passer son temps à blâmer les autres au lieu d’assumer et à réitérer que si les choses ne marchent pas, ce sont les autres ;
  • éviter le déni constant du fier leader qui refusera d’accorder de l’importance aux idées des autres ;
  • s’éloigner de l’étroitesse d’esprit, sur la défensive, qui refuse l’ouverture, la flexibilité et la réceptivité arguant par exemple « Nous l’avons toujours fait ainsi » ;
  • dépasser la peur de valoriser les autres, ignorant que les leaders transformationnels dont on se souvient encore ont su créer d’autres leaders capables de les remplacer et d’agir avec eux pour amplifier la masse critique du changement, etc.

On retrouve cette vocation de l’humilité au niveau de Jim Collins, l’auteur de « Good To Great » qui relève un niveau 5 de leadership au sommet de la hiérarchie des capacités d’excellence fondé sur l’humilité et l’engagement personnel et nécessaire pour transformer une entité d’une performante (GOOD) en une entreprise excellente et durable (GREAT) :

  • ces leaders de niveau 5 sont intentionnels, volontaires, réservés et courageux ;
  • ils se posent toujours une première question : Qui ? Avec qui je vais faire le voyage du changement et de la transformation ?
  • Ils sont donc conscients de la loi du cercle rapproché qui veut que vous soyez ce que votre cercle rapproché est et qui n’est pas sans rappeler l’adage ; « Qui se ressemble, s’assemble » ;
  • ils mettent en forme la vision, formalisaient là où il faut aller et savent agir de façon pacifique, mais avec détermination ;
  • ils fuient l’adulation publique, loin des courtisans et de tous ces pollueurs de l’excellence, savent  canaliser les ambitions et créer les successeurs de la prochaine génération.

494ea-logo-eiaMais cela n’est pas toujours courant et à l’examen des faits de la gouvernance africaine, par exemple, on découvre que trop mettre l’accent sur l’égo tue le sens des perspectives et de la macro-vision et conduit à l’enlisement le micro-management et les micro-visions. Mais, plus d’humilité ouvrirait les yeux vers un leadership capable d’élargir le sens de la perspective débarrassé du paraître et des alibis. Plus d’humilité aurait alors conduit à un niveau plus élevé d’ouverture d’esprit et ancré le désir constant d’apprendre et de s’améliorer. Un tel choix aurait débarrassé le continent de leaders adeptes de l’insécurité qui s’approprient le succès des autres, des succès qu’une seule personne ne peut réaliser comme toutes les grandes œuvres dignes de ce nom et qui refusent de renforcer les talents, les énergies, la créativité et les contributions. Ils y auraient alors ces nouveaux leaders qui n’oubliaient la sagesse de Maxwell : « Un est un tout petit nombre pour atteindre la grandeur ».

A cet égard, la pensée de Jack Welch de General Electric, en son temps, une entreprise adulée dans le monde par les consultants, les « business schools », les sortants des grandes écoles à la recherche d’emplois, me semble bien pertinente. En le paraphrasant, lors lors d’une interview accordée à Harvard Business Review, on peut retenir ces beaux paradigmes : « Les bons leaders créent et articulent une vision, se l’approprient provisoirement et sans relâche et font réaliser cette vision. Par-dessus tout et avant tout, … ils sont ouverts, fréquentent la hiérarchie, de haut en bas et au sein de l’organisation pour rencontrer les gens…  ne s’enlisent pas les schémas établis… sont informels, directs avec les gens. Ils ont pour religion l’accessibilité. Ils ne s’ennuient jamais de raconter leurs histoires. Une communication réelle prend des heures incalculables de face à face, les yeux dans les yeux, d’allers et de retours. Cela signifie écouter beaucoup plus que parler…  un processus par lequel un être humain vient pour découvrir et réaliser un consensus au terme d’un processus interactif….  faire face à la réalité, voir le monde tel qu’il est et non tel que vous voudriez qu’il soit… Il ne faut pas craindre les changements sur le marché ; ils referment d’énormes opportunités… »

C’est sûr, nous ne sommes pas parfaits. En outre, il y a des contraintes sociétales ou culturelles qui paralysent les capacités de leadership transformationnel. Mais, les avantages de l’humilité en matière de leadership transformationnel sont certains, car elle permet :

  • d’apprendre et de se développer face aux adversités, aux dommages ou aux pertes ;
  • d’avoir une claire et réaliste perception de soi et de comprendre que le succès ne revient pas à éliminer les difficultés et les erreurs, mais à se développer face aux adversités ;
  • d’accepter que « L’expérience n’est pas la meilleure des écoles, c’est l’évaluation qu’on en a fait qui l’est».

Par-dessus tout, nous accepterions constamment de nous poser un certain nombre de questions fort utiles pour nous développer sur le plan professionnel, individuel et organisationnel :

  • Qui suis-je et pourquoi suis-je là ?  Qu’est-ce qui n’a pas marché ? Qu’est-ce qui fait que cela n’a pas marché ? A quel niveau cela n’a pas marché ? En quoi avons-nous (ou ai-je) contribué à cela ?
  • Où en suis-je maintenant ? Vers où est-ce que je veux aller ? Quelle est la marge de manœuvre disponible ? En quoi suis-je vraiment bon ? Quelles sont les activités clés de mon projet, voire de travail ? Que puis-je apprendre de cette expérience ? Comment vais-je appliquer ce que j’ai appris ? Que me faut-il apprendre ?
  • Que suis-je entrain de faire ou de négliger et que je devrais faire plus souvent ? Que devrais-je arrêter ? Dans quel domaine dois-je m’améliorer ? Quel est le moyen le plus efficace d’agir plus vite et mieux ? Puis-je déléguer certaines questions à d’autres ?

monitoring2bafrica2blogo3CONCLUSION

Les leaders transformationnels ont compris que pour changer les choses, ils doivent changer eux-mêmes et les autres, renoncer, accepter de renoncer à quelque chose. En fait, John le dit si merveilleusement : « Les Leaders touchent les cœurs des gens avant de leur demander un coup de main ; le cœur d’un bon leader, c’est le sacrifice ».

La solitude n’est pas le meilleur allié du leadership transformationnel. Son grand défi, c’est d’amener les gens au sommet, de créer et de s’entourer d’autres leaders, de se débarrasser des suivistes/suiveurs ou pseudo-dynamiques, comme le rappelle un des gourous du management, Charles Garfield dans ses réflexions sur la haute performance. C’est vrai, au vu du réel africain : souvent l’illusion est forte de cette assimilation entre le leadership et la position. L’idéal serait des dirigeants mus par ce fort désir d’être des leaders inoubliables de laisser un legs ? Mais quel legs ? On en vient alors à la loi de l’héritage qui veut que les grands leaders laissent une œuvre durable qui survit à la postérité et créent d’autres leaders capables de les remplacer. Qui ose qui y penser ? Le sujet est tabou ! Pourtant, être seul au sommet de la montagne, regardant les gens d’en bas, n’est pas une solution durable. Et John de nous rappeler : « Personne ne parvient tout seul, n’est parvenu tout seul, au sommet ; personne n’obtient le succès tout seul ». Certes, on entend parfois dire qu’il s’est fait tout seul ! On sait aussi comment cela se termine souvent : « dès qu’ils arrivent au sommet, certains de ces « leaders » déploient tant d’ingéniosités et d’efforts à écarter certains qui les ont amenés à ce niveau, à pousser les gens vers le bas et s’abstiennent de créer des effets démultiplicateurs/multiplicateurs permettant d’accélérer la cadence et les résultats[2].

En fait, le secret de la haute performance et de l’excellence, c’est de créer un travail significatif chargé de sens pour les gens, d’être capable de les mobiliser et de passer de JE et MOI à NOUS et EUX. C’est d’être capable de combiner le leadership, la gouvernance et la stratégie, les clients et les parties prenantes, les opérations de production et de services, les ressources et les talents.

Terminons en paraphrasant quelque peu Jack Welch (encore lui) qui est pourtant un chef d’entreprise, donc soucieux de rentabilité commerciale, financière ou autre, un de meilleurs de son temps : « Notre vrai compétence aujourd’hui n’est pas de fabriquer des produits ou des services, mais de recruter et de renforcer les meilleures compétences au niveau mondial et leur inculquer un désir insatiable d’apprendre, de se dépasser et chaque jour de faire les choses de la meilleure manière. En trouvant, en mettant au défi et en récompensant de tels talents, en les libérant de la bureaucratie, en leur donnant toutes les ressources dont ils ont besoin…. Nous les avons vu rendre G.E meilleur et de plus en plus excellente chaque année. Nous avons une entreprise plus agile que d’autres…  une entreprise à la pensée si élevée où les gens sont libres de rêver et sont encouragés à agir et à prendre des risques. Dans une entreprise où les gens agissent de cette sorte, chaque jour, grandeur ne signifiera jamais lenteur … Tout ce dont il s’agit à trait aux hommes. »

Voilà de vrais défis qui valent la peine d’être assumés.  Les résultats auraient été immenses et la cadence accélérée.

N’oublions pas ce verdict qui sonne comme un glas : « Attention, la fierté et l’orgueil précèdent la chute. »

 Abdou Karim GUEYE, Ecrivain, Essayiste, Poète.

Inspecteur général d’Etat E.R. Ancien Directeur général de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature du Sénégal.

Certified Coach Teacher and Speaker chez John Maxwell Team (Orlando, USA).

Making Government Work in Hard Places, Successful Societies Initiatives, Princeton.

Président CEO du Consortium Monitoring Africa, Ecole Internationale des Affaires et du Cabinet GRH.

 [1] Je parle de la partie francophone que je connais le plus…

[2] Voir les travaux de Tony Jeary, The Results Guy, un des plus grands consultants- sur l’accélération stratégique.

Naissance de Monitoring Africa à Dakar


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Nous avons lu pour vous: Thinking and Grow Rich


sealAux Etats Unis, cet ouvrage, « Thinking and Grow Rich », a marqué toute une génération et continue encore d’être commenté sous divers formats par les spécialistes du développement individuel, organisationnel et professionnel : audio, vidéo, papier, etc. Il est aussi devenu un support de formation, de conférence, de coaching. Il faut le reconnaitre : le peuple américain a la chance d’avoir eu, très tôt, des « influenceurs » qui ont misé sur le leadership transformationnel, le coaching et le développent de soi et des autres, un environnement catalyseur de la haute performance et du changement. En effet, les outils, les processus et les stratégies, bien qu’importants, ne suffisent pas : il y a les hommes, leurs cœurs, leurs mentalités, la nécessité d’une masse critique de partisans du changement, etc. En dépit de lectures passées, à chaque fois, ce livre est revenu dans ma boite mail par quelques hasards du destin. Récemment, j’ai reçu une nouvelle version réajustée « Think and Grow Rich for Coaches ».

A l’origine, ce livre eut pour objectif d’expliquer aux américains comment ceux d’entre eux qui étaient devenus immensément riches ont pu le devenir. Quels étaient leurs « secrets ». Ce livre finissait par décliner 13 étapes. La nouvelle version, objet de cet article, y ajoute une quatorzième intitulée « La loi de l’univers ». Sans citer toutes les lois, je voudrais quand même dire quelques mots sur certains aspects de cet ouvrage.

Le mot des auteurs

C’est d’abord Napoleon Hill qui prend la plume pour informer les lecteurs que chaque chapitre du livre contient les secrets de ces grandes fortunes américaines que l’auteur, sur suggestion d’Andrew Carnegie, aura interviewées pour écrire cet ouvrage . Carnegie pensait que ces secrets pouvaient être enseignés dans les écoles et que si cela était adéquatement fait, le système éducatif serait totalement réformé ; par exemple, la durée du séjour à l’école serait réduite de moitié… Pour lui, il existait une formule qui devrait marcher pour toute personne prête à se l’approprier. Le livre regorge ainsi de nombreux exemples de ces fortunes américaines qui ont aujourd’hui conduit à la prospérité des Etats Unis.

Un ouvrage intrigant

L’ouvrage repose sur une intrigue puisque l’auteur affirme qu’un secret est dans le livre : il serait mentionné une fois dans le chapitre 1er mais que pour en tirer vraiment profit, il faut le découvrir soi-même. En fait, tout au long de l’ouvrage, une quête s’impose, une nécessaire exploration, comme le coaching le permet et auquel nos différents programment prépare ses participants par différents thèmes et techniques…

En fait, dans l’ouvrage, Napoleon Hill précise ceci : « Le secret dont je parle ne peut être donné gratuitement, ni être acheté par de l’argent, sans en payer le prix… Il arrive entre les mains de l’individu qui est déjà prêt pour cela… » L’idée centrale du livre, c’est que la prospérité et la richesse ne sont pas hors d’atteinte ; il y a des gens qui se sont préparés pour cela, prêts et déterminés, désirant fortement devenir ce qu’ils sont devenus.

Napoleon Hill consent, dit-il, consent à faire une suggestion aux lecteurs, pour les préparer à découvrir ce secret : « Toutes les réalisations, toutes les riches accumulées, ont pour commencement un idéal ». Mais cet idéal a été pensé !

Principe n° 1- Les pensées sont des choses…

C’est l’étrange formule qu’emploie Napoleon Hill. Les pensées, la détermination, le désir et les résolution définitives et irréversibles peuvent transformer une pensée, un idéal, en richesses et en objets matériels, en équivalents physiques, argue-t-il. Le terme « définitive » signifie ces choix irréversibles que rien, ni personne, ne peut les détruire en vous décourageant, en vous persuadant de renoncer, en vous disant que ce n’est pas possible et tant d’autres « alibis » similaires ». C’est un peu, le « Oui, C’est Possible » dont parlait Obama ». Ainsi, sa thèse est qu’au début de chaque et de toutes ces prospérités, il y’a eu une résolution définitive inébranlable de concrétiser ce qui ou quelque chose qui a été pensé. Il y a eu le refus d’abandonner, de faire marche en arrière…Cette partie du livre « Les pensées sont des choses » contiennent des citations variées et enrichissantes :

  • « Lorsqu’un homme désire réellement et profondément une chose de sorte qu’il est prêt à mettre en jeu ses acquis, voire risquer son futur… en vue d’obtenir ce qu’il veut, il est sûr de vaincre… je lui ai donné une chance parce que j’ai tout de suite su qu’il avait formaté son esprit pout tenir bon jusqu’à la réussite… ».
  • « Il (Young Barns) était toujours entrain d’intensifier son désir de devenir l’associé de Thomas Edison… Quand quelqu’un est vraiment prêt pour une chose, cela se traduit dans son apparence… »
  • « Je suis venu ici pour entrer en relations d’affaires et j’atteindrai ce but même si cela doit prendre le reste du temps qu’il me reste à vivre… »
  • « Sa ferme détermination (celle de Barns), sa persistance à coller à son destin traduisaient sa détermination à abattre toute opposition et à concrétiser les opportunités auxquelles il voulait accéder. ».

Il y a un prix à payer ! Une patience à l’égard des opportunités. Mais, dit-il, ironiquement l’opportunité ruse avec les gens semblant quelque peu s’amuser d’eux, tester la profondeur et la sincérité du caractère irréversible de leurs rêves et désirs.

Quand l’opportunité ruse en cachant…

La thèse de l’auteur est que quand les opportunités commencent à se présenter, elles apparaissent sous une forme et une direction différentes de celles auxquelles on s’attendait. De quoi se décourager, diraient certains ! Mais nos héros ne se décourageant jamais, eux qui ont « brulé leur arrière, leur navire pour ne pas retourner au point de départ» comme Cortes pour combattre l’ennemi en face, obliger ses hommes à aller de l’avant, les dissuader de reprendre le navire pour rentrer. Vous n’avez pas le choix, combattre ou mourir ou gagner, tel était le message de Cortes.

C’est sans doute là un combat. Pour cet ouvrage, l’opportunité aime jouer des tours aux gens, en se cachant, de façon détournée, en revêtant les habits de la malchance et de la défaite temporaire. C’est pour cette raison, rappelle Napoleon Hill, que tant de gens ne la reconnaissent pas. « La défaite est temporaire. Abandonner est ce qui la rend permanent. »

Quand Barns désira plus que tout au monde devenir l’associé de Thomas Edison, il le convaincra et vendit plusieurs découvertes de l’ingénieux Edison. Il devint immensément riche. Napoleon écrit à cet égard : « Il avait quelque chose d’infiniment plus grand que vendre, il avait prouvé que quelqu’un pouvait penser et prospérer. Il avait acquis quelque chose de grande valeur sous la forme d’un savoir définitif intangible, sous forme de pensée qui peut se transmuter en contrepartie physique en appliquant des principes… » Ces principes, c’est ce que nous enseignons notamment dans plusieurs modules de coaching, « d’Executive coaching », de « Life Coaching » aux dirigeants, aux personnels, aux décideurs et aux organisations en crise, en difficulté ou engagées dans des stratégies de redressement, de croissance, etc.

Barns s’est perçu comme un partenaire du grand Thomas Edison, un des plus grands inventeurs de tous les temps ; il n’avait rien pour démarrer, sauf sa capacité à penser et sa détermination à rester collé à ce qu’il voulait réellement jusqu’à la pleine réalisation. Le chemin n’est pas simple, il y a tous les obstacles, les défaitistes, toutes choses et tous ces pièges qu’on enseigne la gestion du changement et le leadership transformationnel.

A trois pieds de l’or

Le chemin n’est pas simple ! Il y a tous ces gens qui abandonnent à trois pieds de l’or, de la mine d’or, de l’opportunité qui allait cesser de leur jouer des tours, laquelle était quasiment prête à se transformer en équivalents physiques, tangibles, en prospérité et en richesse, en projet achevé, en rêves réalisés. En fait, vous apprendrez qu’une des causes les plus fréquentes de l’échec est cette habitude à abandonner quand nous traversons une défaite temporaire. Comme dit-on dans divers manuels et coaching, « c’est le jour où tu as quitté, tout abandonné, que le succès allait exploser, la prospérité éclore. » C’est là le besoin de s’accrocher, le credo de la persistance (Voir mon ouvrage « Le Cœur et l’Esprit » sur ce thème. Pour l’ouvrage, « Thinking and Grow Rich », quand la prospérité commence, elle vient si rapidement, en grande abondance, de telle sorte qu’on se met à se demander où est-ce qu’elle était cachée durant tout ce temps-là et toutes ces années passées. Quand vous commencez à penser et à prospérer, vous constaterez que la prospérité commence avec un état d’esprit, la détermination qui s’incarne dans une résolution définitive. Pour Hill, le succès vient aux gens dont la conscience est tournée vers le succès ; l’échec et la pauvreté aux gens qui s’imposent une conscience tournée vers l’échec et/ou la pauvreté, qui mesurent toute chose, imposent leurs impressions et leurs convictions.

Croyez-moi, au terme de ce livre et de tous ces modules de coaching bien élaboré à partir de cet ouvrage, vous changerez d’esprit !

Être maitre de son destin, du destin des organisations que l’on impulse !

Le livre rappelle la fameuse phrase de Henley : « Je suis le maitre de mon destin ; le Capitaine de mon âme. » Napoleon Hill y ajoute le fait que nous disposons du pouvoir de contrôler notre pensée. Au terme de ses développements, les principes qui peuvent changer votre destin sont abordés et que le cours détaille. Les principes et les conseils de Hill sont incrustés dans plusieurs de nos programmes, parfois dans des cours intégrés selon une approche systémique avec le management, la gouvernance, le leadership, les réformes…

Croyez-moi, c’est chez MGRH Consulting, l’EIA et Monitoring Africa et dans nos ouvrages sur SENEIBOOKS que vous trouverez ces solutions de l’avenir, de votre futur, du futur africain ? Des programmes en ligne ou en salle, selon des modalités flexibles, convenus d’avance et ensemble, avec des vidéos, des Pdf., des cas pratiques, vidéos, des mp3, CD, Clés USB, etc. Par exemple, le module peut être suivi sous plusieurs formats :

  • Séminaires de groupes pour une ou plusieurs entreprises, avec des modalités flexibles discutées ensemble.
  • Mastermind groups?
  • Lunch and learn, Team and Café Learn.
  • Team Building.
  • Cas pratique.
  • Conférences en ligne,
  • etc.

Mots clés : leadership transformationnel,coaching,développent de soi,développement personnel, Think and Grow,Think and Grow Rich for Coaches, Napoleon Hill.

Pour en savoir plus: https://softhinking.net/http://www.africamonitoring.com/ http://africamonitors.com/http://eia.sn/http://www.cabinet-mgrh.com/ http://www.coachingtrainingspeaking.org/