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L’Administration Publique, le Multipartisme et la démocratie en Afrique face aux enjeux du 21eme siècle (Troisième partie)


Communication du Directeur général de l’ENAM, Abdou Karim GUEYE, à la réunion des Directeurs d’ENA tenue à TANGER (Royaume Chérifien)

« Les princes, dans leur félicité, me paraissent fort à plaindre
d’être privés d’entendre la vérité et forcés d’écouter
les flatteurs, non des amis » Erasme.

Conclusions sur l’administration publique, le multipartisme et la démocratie

A/ Les principes de la mutation

Les contours du 21eme siècle sont connus. L’Administration publique africaine dans les pays où la prospective est encore d’actualité, doit accroître la participation, la concertation et l’entrepreneuriat dans les secteurs public et privé. Elle doit se préparer à promouvoir de nouvelles techniques et à générer une nouvelle réglementation.

1°/ Participation et concertationUne authentique démocratie doit aider à construire une Afrique, un des cœurs du monde, car il est évident, comme le souligne Octavio Paz, que le recul du tiers monde n’a qu’une cause : « les initiatives individuelles ne sont pas suffisamment valorisée par l’Etat » La finalité de l’Etat, c’est de mettre en œuvre des politiques publiques qui ont comme finalités la société. En effet, le système politique est composé de sous-systèmes ci-après :

– L’appareil d’Etat, ensemble d’institutions au niveau gouvernemental, législatif, administratif et judiciaire ;
– Des forces politiques composées d’acteurs sociaux non étatiques tels que les individus, les partis, etc. qui sont le reflet des opinions et des intérêts ;
– Des institutions de management au sommet desquels se trouvent un président, un système juridique, etc.

Une synergie entre ces sous-systèmes doit exister pour promouvoir l’Efficacité, l’Efficience et l’Economie. Dans cette perspective, l’Etat a forcément, un rôle d’arbitre et de régulation à jouer, par la participation et la consultation, face aux valeurs et aux intérêts antagonistes.

a) La participation : La crise de l’Etat moderne est connue. Producteur de biens et services, la rareté des ressources et la crise des finances publiques l’obligent à innover, à expérimenter et être orientée vers les nouvelles formes de gouvernance, la technologie et le management public, sous peine de disparaître… « Manager des cohérences et des synergies », il doit consulter, s’appuyer sur les groupes sociaux. La participation devient ainsi une technique de management et un outil de la démocratie.

b) La concertation : La participation a besoin d’être opératoire pour permettre à l’Etat de tisser des liens de partenariat avec les usagers, les organisations publiques, gouvernementales ou non gouvernementales. Acteur des convergences, vers un projet social mobilisateur, l’Etat doit assurer la concertation. Ceci n’est pas possible sans une société civile structurée et organisée. L’Etat doit en créer les conditions et modalités.

2°/ Neutralité, motivation et esprit d’entreprise : Une administration publique entrepreneuriale, neutre, motivée et indépendante du pouvoir politique est la seule voie d’efficacité. Mais son développement dépendra, en grande partie, du système de valeurs des dirigeants. En privilégiant l’Efficacité, l’Economie et l’Efficience, ils contribueront à accroître la neutralité de l’administration. Mais pour cela, ils doivent se muer en véritables managers, régis par un statut général de la fonction publique qui permet la mesure des performances et l’obligation de rendre compte…

B/ Des spécialiste de la gestion stratégique et opérationnelle

La stratégie n’est pas possible sans management. Or, au sein des administrations publiques africaines, se pose le problème de la globalité : un jeu, au niveau planétaire dont ils n’ont pas encore la possibilité d’infléchir le cours. Elles doivent donc commencer à réfléchir en termes d’enjeux planétaires. Par exemple, la redistribution des cartes géostratégiques avec l’émergence de l’Asie, une Afrique du Sud bientôt démocratique, le rapprochement imminent entre Israël et l’O.L.P, le développement des technologies, etc. imposent une autre lecture de la gestion économique. Les administrations publiques africaines doivent s’y préparer.

1°/ La réglementation d’un projet social mobilisateur : L’essoufflement de l’Etat providence devrait s’approfondir, imposant certaines réformes, grâce à une nouvelle réglementation, notamment le développement d’instances d’innovation telles les fondations privées, sous réserve d’un régime de déductions fiscales approprié, apte à encourager la participation de telles structures au financement des besoins collectifs, par exemple, en matière de santé, d’éducation, de recherche, etc. En somme, pour parler comme Alain Minc, il ne s’agit plus, à l’orée du 21eme siècle, de créer une réglementation qui met la société civile et un Etat régalien, face à face, mais plutôt d’instaurer des modèles qui encouragent le développement des initiatives, au niveau de la société civile.
2°/ Vers une nouvelle gestion publique : Le contexte de rareté des ressources et la crise économique mettent fin à l’illusion que la bureaucratie est encore possible, car l’évidence est apparue que, dans les conditions actuelles de l’économie mondiale, le coût de la gestion publique est prohibitif et contraire aux impératifs de compétitivité internationale. Par ailleurs, une démocratie d’opinion émerge, face à des citoyens, à une presse et à des partis politiques, de plus en plus organisés. L’Administration publique doit alors se moderniser, accroître sa flexibilité et l’esprit entrepreneurial. Elle en sera la gagnante, car progressivement, la fierté du service public sera retrouvée. De nouvelles prospectives seraient ainsi ouvertes, au niveau des disciplines telles la science administrative et les sciences juridiques…

Conclusions

LA DEMOCRATISATION, PROJET SYSTEMIQUE, tout en intégrant le phénomène du multipartisme, va au-delà d’elle, pour s’étendre au champ économique, social et culturel. Condition de survie pour l’Afrique, c’est une option, pour parler comme Attali, qui permet de privilégier la durée sur l’éphémère. Et, sans doute, faudrait-il, pour cerner la totalité des enjeux se remémorer Condorcet qui écrivait : « Nos espérances sur les destinées futures de l’espace humaine peuvent se réduire à trois questions : la destruction de l’inégalité entre les nations, le progrès de l’égalité entre les peuples ; enfin, le perfectionnement réel de l’homme » L’Etat Africain et son administration publique n’ont que ces trois objectifs stratégiques à réaliser, face à l’évolution de la société internationale et au multipartisme.

Abdou Karim GUEYE, Inspecteur général d’Etat à la retraite. Ex-Directeur général de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature

L’auteur :

Abdou Karim GUEYE est le conseiller en Gouvernance publique du Président Abdou MBAYE et membre du Conseil National du parti Alliance pour la Citoyenneté et le Travail, a été Inspecteur général d’Etat pendant près de trente ans et ancien Directeur général de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature du Sénégal.

Article déjà paru sur ce blog : Résister, changer et transformer la politique : pourquoi ?

Prochains articles :

 Choisir le bon leadership politique et bien d’autres encore.
 L’éthique dans tous ces états.
 D’autres encore.

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Réussir aux grands concours et examens.


494ea-logo-eiaUn programme de formation à distance, en salle et en ligne de l’E.I.A.

Félicitations aux étudiants qui ont rejoint le programme d’appui aux grands concours et examens de l’Ecole Internationale des Affaires (E.I.A). L’accès à la plateforme en ligne leur sera ouvert dans les jours à venir. En outre, les premiers supports-papiers leur sont notifiés dès à présent avec les instructions pertinentes. Cette formation aux grands concours et examens (ENA, Douanes, IGE, grands corps de l’Etat, etc.) ouverte à d’autres clients que les élèves de l’EIA dure 6 mois et démarre le 09 avril 2018 à partir de 18 H. Il est toujours possible de s’inscrire aux cohortes suivantes. En outre, les inscriptions en ligne pour suivre le programme en ligne et à distance sont ouvertes toute l’année.

M. Souleymane Junior SONKO, Chargé de mission du PDG, et Ami BARRO, Assistante administrative du Directeur des Etudes et de la Recherche, sont mis à la disposition des étudiants et participants pour les aider à s’enrôler et suivre les cours. Ces derniers seront désignés comme co-administrateurs délégués du site de plateforme à distance

Bienvenus

De nouveaux Masters à Dakar

De nouveaux Masters à Dakar

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« Penser par soi-même, pour soi-même tout en étant ouvert aux apports fécondants de l’extérieur »

A compter de novembre 2017, le Groupe Cabinet Monitoring Africa, le Cabinet MGRH et de l’Ecole Internationale des Affaires (EIA) mettent sur le marché un programme innovateur constitué de cinq (5) nouveaux masters (MPAG, METIS, MGRH-CHT et MDE- MM, MDL) au niveau d’un INSTITUT SUPERIEUR DE MANAGEMENT PUBLIC, GOUVERNANCE ET NOUVELLES TECHNOLOGIES institué au sein de l’EIA. Ce projet de partenariat est coordonné pendant la phase de consolidation par Monitoring Africa dont les fondateurs sont de très hauts cadres du secteur public : anciens inspecteurs généraux d’Etat, Président honoraire de Cour des Comptes, Administrateurs civils, cadres du secteur privé, etc. Ces programmes sont le fruit d’une longue expérience dans le domaine de renforcement des capacités des cadres du secteur public dans un grand nombre de pays, des visites et découvertes de nombreuses grandes écoles et universités notamment aux USA et de nombreuses recommandations formulées au profit de décideurs, de bailleurs, de gouvernants et autres organismes de bonne gouvernance, de lutte contre la fraude, le blanchiment et la corruption. Ces fondateurs qui ont vécu le réel africain tirent les leçons et créent une initiative décomplexée, endogène et compétitive au niveau international. Ces Masters présentent les avantages ci-après :

– Ils mènent à une reconnaissance universitaire, contribuant ainsi à l’avancement de la carrière du cadre ;

– Ils présentent à la fois un cadre structuré d’analyse, des outils opérationnels à la fine pointe des connaissances et des applications afin de mieux répondre aux besoins des Etats africains qui aspirent à la modernisation de leurs administrations;

 – Ils sont offerts de manière intensive et modulable en respectant les contraintes de la disponibilité de temps des participants:

– Ils combinent des sessions en salle, en ligne, par emails, de week-end pour faciliter l’apprentissage en fonction des contraintes des participants.

Soulignons enfin que ces différents Masters s’inscrivent dans une démarche qui combine la rigueur universitaire à l’expérience concrète des professionnels ayant travaillé à un très haut niveau au sein des organisations publiques et internationales. Espérant vous compter parmi nos futurs auditeurs…

   Par ce partenariat, nous sommes  très fier de vous proposer les cinq (5)  nouveaux Masters.

  • Master in Public Administration and Governance (MPAG) ;
  • Master en Ethique, Transparence, Intégrité et Sécurité (METIS) ;
  • Master du capital Humain (MGR-CHT).
  • Master en Développement Local
  • Master Digital Entrepreneurship, Marketing and Management.

 

Ces Master s’accompagnent de projets parallèles comme le Business Incubation Center, le Club d’anglais, les clubs artistiques et théâtrales, etc. L’enseignement pour certains modules peut s’effectuer selon des formules bilingues anglais et français.

→ L’Institut Supérieur de Management Public, de Gouvernance et Nouvelles  Technologies compte de nombreux formateurs et praticiens qui œuvrent dans le domaine des stratégies des politiques publiques, de la gestion des programmes et des projets des pays en développement, de la transparence, de l’intégrité. En outre, ces Masters entrent effectivement dans le cadre de la modernisation des Administrations des Etats africains qui souhaitent disposer des cadres de très haut niveau adapté à cet objectif. Aussi, les participants à ces Masters  seront-ils au cœur d’un apprentissage qui vise le développement de l’expertise dans la conception et la gestion des politiques publiques de nos Administrations.

Nous sommes confiants que ces différents programmes que nous vous proposons, combleront vos attentes et les besoins de vos organisations.

 Abdou Karim GUEYE, Inspecteur, d’Etat, E.R. Président Directeur Général Monitoring Africa, Président de l’Ecole Internationale des Affaires.

membership-8735132Nos références: ces dernières années et aujourd’hui encore, nous sommes au cœur des recherches et publications au niveau mondial

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