Extraits – Inspections générales d’Etat d’Afrique. Réalités, perspectives et enjeux.


Extrait

De 2003 à 2008, Assistant technique et consultant international à Djibouti chargé d’aider ce pays frère à créer et développer son Inspection générale d’Etat, j’y ai écrit le livre « Inspections générales d’Etat d’Afrique. Réalités, perspectives et enjeux. » J’ai extrait (avec quelques retouches mineures) certains passages qui me semblent d’actualité avec les débats sur l’indépendance du pouvoir judiciaire, des corps de contrôle, la transparence, la nouvelle gouvernance entrepreneuriale et démocratique, le leadership. En fait, c’est difficile, car aujourd’hui et hier, ce qui est en jeu, c’est un leadership transformationnel, de vrais leaders prêts à créer d’autres leaders capables de les remplacer, à pratiquer deux lois fondamentales : la loi du sacrifice et la loi de l’héritage. Existent-ils vraiment ?

NB : Trente exemplaires de l’ouvrage sont gratuitement offerts aux lecteurs qui en feront la demande auprès de mon assistant personnel Souleymane Junior Sonko. Ce dernier peut être contacté au 77 588 54 31. Les frais d’envoi, s’il y a lieu, sont à la charge du demandeur.

Les extraits de cet ouvrage sont présentés ci-dessous :

« Les défis du futur

… Ce défi est possible, mais il faut alors se battre pour refuser la pensée unique, produire une pensée endogène, décomplexée et africaine, mais ouverte aux apports fécondants de l’Universel… Et puisque la stratégie a forcément quelque part ou quelque peu un caractère contingent, il faut relativiser les modèles. Le problème, c’est la créativité, l’audace de la créativité, la capacité à comprendre les contingences et les contraintes, pour les intégrer.

Avec l’intérêt accru du public, des médias et des partis politiques pour les audits et les enquêtes de détection des fraudes, au Sénégal, bien des limites sont relevées par des tiers et une méfiance affirmée à l’égard du système :

• le rattachement à un Chef de l’exécutif pourrait en faire un instrument de règlement des comptes et obérer son indépendance ;

• le caractère restreint de la publicité des travaux ferait douter de la transparence du système, etc.

Peut-être est-il temps d’ajuster par de futurs chantiers d’innovations administratives. En fait, il ne s’agit pas d’un système figé, bien des options et innovations sont encore possibles. Le système, appréhendé à travers ses fondamentaux, est rationnel, mais comme tous les autres systèmes de contrôle, de l’ordre administratif, parlementaire ou de l’ordre juridictionnel , il ne peut produire ses effets que dans certaines conditions :

• la tradition républicaine et le leadership présidentiel, voire du Chef du gouvernement, sont déterminants ;

• il suppose une culture républicaine, une discipline administrative de fonctionnaires formés à la gestion publique, aux sciences administratives qui comprennent parfaitement les différentes formes de hiérarchie, les principes de coordination du bas au sommet de la pyramide administrative ;

• il exige un statut spécial, voire la dotation en moyens spéciaux, comme le Sénégal a su le faire, pour des raisons psychologiques, culturelles, surtout en Afrique ;

• il nécessite aussi une chaîne de sanction positive ou négative qui, en cas de besoin, prenne le relais des auditeurs ;

• il suppose aussi une éthique d’égalité, car peu importe les privilèges de tiers lorsqu’il s’agit de faire le point sur « l’accountability »…

Au-delà, ce qui est en jeu, c’est de comprendre le nouveau sens de « l’accountability », qui est non seulement l’obligation de rendre compte de la gestion des ressources, mais aussi des résultats, de l’information sur les performances, première étape de la transparence, et bientôt, si ce n’est déjà fait, des impacts. Ce sujet est également vaste tant il englobe des questions liées à l’éthique, aux valeurs, à la déontologie, aux processus, aux outils et méthodes qui en permettent l’effectivité. Il y a donc tant d’autres questions qui auraient pu être abordées…

Les performances du système dépendent aussi du système intégré de transparence, d’éthique, de responsabilité et d’obligation de rendre compte existant dans un pays. Pour prospérer, il requiert par rapport à la fonction de contrôle et d’enquête une mise à l’écart de la « chose politique », au sens partisan, et des considérations similaires. Cela peut et doit être une fonction vitale de démocratie, de proximité des dirigeants avec leurs électeurs, de la bonne gouvernance qui requiert une vision, un leadership étatique, le credo de la performance et de la restitution de l’information sur les résultats, les impacts et la gestion des ressources. A elles seules, les normes, le système constitutionnel ou institutionnel, l’existence d’une structure de contrôle, la compétence des auditeurs et enquêteurs, ne donnent pas une garantie absolue d’efficacité, en tout cas d’impact. L’environnement démocratique, la culture républicaine, l’égalité des citoyens, le leadership national participatif et consultatif, la volonté du principal, les exigences des stakeholders et de la société vis-à-vis d’une gouvernance de contrôle, constituent plus que les lois et règlement, voire les normes nationales ou internationales, la condition sine qua non d’un contrôle effectif, efficace et efficient, voire utile et porteuse d’impact de résultats

Leadership. C’est bien cela dont il s’agit. C’est cela qui fera la durabilité de ce métier ; c’est une force et une faiblesse en même, car si le leadership du ou des détenteurs du pouvoir constitutionnel de contrôle flanche, ou si la même détention au niveau exécutif ou législatif n’est équilibrée, la typologie des métiers peut s’effondrer. Le futur du contrôle en Afrique doit tenir compte de ces liens ombilicaux et par le plaidoyer en Afrique, faire comprendre l’intérêt des évolutions esquissées.

Pour bâtir une saga de l’excellence, il faut une culture républicaine et démocratique, une technocratie mobilisée autour des idéaux d’un Etat moderne, un consensus qui transcende les alternances et les changements d’hommes. Il faut une implication des leaders. Cela, comme la stratégie, a un coût ; la question est alors de décider si l’investissement mérite d’être fait. C’est une décision stratégique, de nature politique, au sens noble du terme. Mais il faudra bâtir une vision stratégique, toujours lever la contrainte d’un leadership efficace qui catalyse, sans lequel rien n’est possible ou en tout cas, tout sera difficile. La gouvernance de contrôle, c’est peut-être la stratégie la plus opérationnelle pour réaliser la gouvernance elle-même, pour faire du nouveau management public une réalité. C’est une question de projet stratégique et organisationnel. C’est sans doute une des leçons apprises à travers l’action et en rédigeant cet ouvrage.

Djibouti, mars 2008

Abdou Karim GUEYE
Inspecteur général d’Etat à la retraite, Ancien Directeur général de l’ENAM
Président de sociétés

 

Publicités

Un essai de Abdou Karim GUEYE sur les réformes, la modernisation administrative, de l’Etat et des organisations


sealEn explorant la littérature sur le leadership, j’ai particulièrement bien aimé les ouvrages de John C. Maxwell, « Sometimes You Win Sometimes You Fear/Loose » et de Jim Collins et les développements sur l’humilité. On y apprend que les plus grandes leçons de la vie proviennent de ce que nous perdons ou de ce que nous craignons, de notre intentionnalité et de notre humilité.  Maxwell, comme Gandhi et Mère Theresa d’ailleurs, ainsi que les religions révélées convoquent l’humilité. Un aspect, c’est d’accepter d’apprendre et de reconnaître que les épreuves, les dommages et les erreurs sont une occasion de s’améliorer et d’être plus que ce que l’on est ou plus que ce que l’on a été. Etre, mieux être, plus qu’être, autant de termes voisins qui méritent une synergie. Pour diriger et atteindre des résultats significatifs qui vont perdurer au-delà de sa propre personne, de sa propre mort, il faut de la « modestie ». Mais, s’il s’agit de leadership transformationnel, c’est l’humilité qui manque le plus… La sagesse voudrait alors que l’on pense ainsi : « Si vous êtes seuls au sommet, c’est qu’il y a quelque chose qui ne marche pas ! » Apprendre des erreurs et des dommages, se spécialiser, refuser d’être suivistes et de laisser le monopole des opportunités aux autres, c’est là encore un défi pour plusieurs élites politiques, administratives et intellectuelles de ce continent[1].  Cela n’est pas étonnant ! Les anciennes doctrines du leadership, les influences culturelles et le legs colonial ancrés dans les paradigmes du leadership autoritaire et de la bureaucratie, l’égotisme, l’absence de pensée endogène mais ouverte ont pu créer le ravage. Ils ont quelque peu conduit à la méconnaissance des complexités qui aujourd’hui fondent la légitimité dans un contexte de technologies avec la domination des « App », le credo de la personnalisation des produits et services, l’incontournable avancée vers la gouvernance et les réseaux de proximité, etc. Mais, en Afrique, nous sommes entrés dans des sociétés à hauts risques où apparemment il n’y a plus « d’experts. » Invoquez n’importe quel domaine, ils seront tous juristes, économistes, managers, sociologues, professeurs, politologies, consultants à argumenter, sans compter les pensées exogènes adulées. Les conséquences sont là : des milliers de recommandations générales, constamment réitérées, qui l’emportent sur l’expertise de mise en œuvre.

NewMGRHEn fait, le leadership transformationnel suppose la capacité d’emmener les gens à s’assumer et à accepter un certain nombre de principes élémentaires de sagesse :

  • éviter de passer son temps à blâmer les autres au lieu d’assumer et à réitérer que si les choses ne marchent pas, ce sont les autres ;
  • éviter le déni constant du fier leader qui refusera d’accorder de l’importance aux idées des autres ;
  • s’éloigner de l’étroitesse d’esprit, sur la défensive, qui refuse l’ouverture, la flexibilité et la réceptivité arguant par exemple « Nous l’avons toujours fait ainsi » ;
  • dépasser la peur de valoriser les autres, ignorant que les leaders transformationnels dont on se souvient encore ont su créer d’autres leaders capables de les remplacer et d’agir avec eux pour amplifier la masse critique du changement, etc.

On retrouve cette vocation de l’humilité au niveau de Jim Collins, l’auteur de « Good To Great » qui relève un niveau 5 de leadership au sommet de la hiérarchie des capacités d’excellence fondé sur l’humilité et l’engagement personnel et nécessaire pour transformer une entité d’une performante (GOOD) en une entreprise excellente et durable (GREAT) :

  • ces leaders de niveau 5 sont intentionnels, volontaires, réservés et courageux ;
  • ils se posent toujours une première question : Qui ? Avec qui je vais faire le voyage du changement et de la transformation ?
  • Ils sont donc conscients de la loi du cercle rapproché qui veut que vous soyez ce que votre cercle rapproché est et qui n’est pas sans rappeler l’adage ; « Qui se ressemble, s’assemble » ;
  • ils mettent en forme la vision, formalisaient là où il faut aller et savent agir de façon pacifique, mais avec détermination ;
  • ils fuient l’adulation publique, loin des courtisans et de tous ces pollueurs de l’excellence, savent  canaliser les ambitions et créer les successeurs de la prochaine génération.

494ea-logo-eiaMais cela n’est pas toujours courant et à l’examen des faits de la gouvernance africaine, par exemple, on découvre que trop mettre l’accent sur l’égo tue le sens des perspectives et de la macro-vision et conduit à l’enlisement le micro-management et les micro-visions. Mais, plus d’humilité ouvrirait les yeux vers un leadership capable d’élargir le sens de la perspective débarrassé du paraître et des alibis. Plus d’humilité aurait alors conduit à un niveau plus élevé d’ouverture d’esprit et ancré le désir constant d’apprendre et de s’améliorer. Un tel choix aurait débarrassé le continent de leaders adeptes de l’insécurité qui s’approprient le succès des autres, des succès qu’une seule personne ne peut réaliser comme toutes les grandes œuvres dignes de ce nom et qui refusent de renforcer les talents, les énergies, la créativité et les contributions. Ils y auraient alors ces nouveaux leaders qui n’oubliaient la sagesse de Maxwell : « Un est un tout petit nombre pour atteindre la grandeur ».

A cet égard, la pensée de Jack Welch de General Electric, en son temps, une entreprise adulée dans le monde par les consultants, les « business schools », les sortants des grandes écoles à la recherche d’emplois, me semble bien pertinente. En le paraphrasant, lors lors d’une interview accordée à Harvard Business Review, on peut retenir ces beaux paradigmes : « Les bons leaders créent et articulent une vision, se l’approprient provisoirement et sans relâche et font réaliser cette vision. Par-dessus tout et avant tout, … ils sont ouverts, fréquentent la hiérarchie, de haut en bas et au sein de l’organisation pour rencontrer les gens…  ne s’enlisent pas les schémas établis… sont informels, directs avec les gens. Ils ont pour religion l’accessibilité. Ils ne s’ennuient jamais de raconter leurs histoires. Une communication réelle prend des heures incalculables de face à face, les yeux dans les yeux, d’allers et de retours. Cela signifie écouter beaucoup plus que parler…  un processus par lequel un être humain vient pour découvrir et réaliser un consensus au terme d’un processus interactif….  faire face à la réalité, voir le monde tel qu’il est et non tel que vous voudriez qu’il soit… Il ne faut pas craindre les changements sur le marché ; ils referment d’énormes opportunités… »

C’est sûr, nous ne sommes pas parfaits. En outre, il y a des contraintes sociétales ou culturelles qui paralysent les capacités de leadership transformationnel. Mais, les avantages de l’humilité en matière de leadership transformationnel sont certains, car elle permet :

  • d’apprendre et de se développer face aux adversités, aux dommages ou aux pertes ;
  • d’avoir une claire et réaliste perception de soi et de comprendre que le succès ne revient pas à éliminer les difficultés et les erreurs, mais à se développer face aux adversités ;
  • d’accepter que « L’expérience n’est pas la meilleure des écoles, c’est l’évaluation qu’on en a fait qui l’est».

Par-dessus tout, nous accepterions constamment de nous poser un certain nombre de questions fort utiles pour nous développer sur le plan professionnel, individuel et organisationnel :

  • Qui suis-je et pourquoi suis-je là ?  Qu’est-ce qui n’a pas marché ? Qu’est-ce qui fait que cela n’a pas marché ? A quel niveau cela n’a pas marché ? En quoi avons-nous (ou ai-je) contribué à cela ?
  • Où en suis-je maintenant ? Vers où est-ce que je veux aller ? Quelle est la marge de manœuvre disponible ? En quoi suis-je vraiment bon ? Quelles sont les activités clés de mon projet, voire de travail ? Que puis-je apprendre de cette expérience ? Comment vais-je appliquer ce que j’ai appris ? Que me faut-il apprendre ?
  • Que suis-je entrain de faire ou de négliger et que je devrais faire plus souvent ? Que devrais-je arrêter ? Dans quel domaine dois-je m’améliorer ? Quel est le moyen le plus efficace d’agir plus vite et mieux ? Puis-je déléguer certaines questions à d’autres ?

monitoring2bafrica2blogo3CONCLUSION

Les leaders transformationnels ont compris que pour changer les choses, ils doivent changer eux-mêmes et les autres, renoncer, accepter de renoncer à quelque chose. En fait, John le dit si merveilleusement : « Les Leaders touchent les cœurs des gens avant de leur demander un coup de main ; le cœur d’un bon leader, c’est le sacrifice ».

La solitude n’est pas le meilleur allié du leadership transformationnel. Son grand défi, c’est d’amener les gens au sommet, de créer et de s’entourer d’autres leaders, de se débarrasser des suivistes/suiveurs ou pseudo-dynamiques, comme le rappelle un des gourous du management, Charles Garfield dans ses réflexions sur la haute performance. C’est vrai, au vu du réel africain : souvent l’illusion est forte de cette assimilation entre le leadership et la position. L’idéal serait des dirigeants mus par ce fort désir d’être des leaders inoubliables de laisser un legs ? Mais quel legs ? On en vient alors à la loi de l’héritage qui veut que les grands leaders laissent une œuvre durable qui survit à la postérité et créent d’autres leaders capables de les remplacer. Qui ose qui y penser ? Le sujet est tabou ! Pourtant, être seul au sommet de la montagne, regardant les gens d’en bas, n’est pas une solution durable. Et John de nous rappeler : « Personne ne parvient tout seul, n’est parvenu tout seul, au sommet ; personne n’obtient le succès tout seul ». Certes, on entend parfois dire qu’il s’est fait tout seul ! On sait aussi comment cela se termine souvent : « dès qu’ils arrivent au sommet, certains de ces « leaders » déploient tant d’ingéniosités et d’efforts à écarter certains qui les ont amenés à ce niveau, à pousser les gens vers le bas et s’abstiennent de créer des effets démultiplicateurs/multiplicateurs permettant d’accélérer la cadence et les résultats[2].

En fait, le secret de la haute performance et de l’excellence, c’est de créer un travail significatif chargé de sens pour les gens, d’être capable de les mobiliser et de passer de JE et MOI à NOUS et EUX. C’est d’être capable de combiner le leadership, la gouvernance et la stratégie, les clients et les parties prenantes, les opérations de production et de services, les ressources et les talents.

Terminons en paraphrasant quelque peu Jack Welch (encore lui) qui est pourtant un chef d’entreprise, donc soucieux de rentabilité commerciale, financière ou autre, un de meilleurs de son temps : « Notre vrai compétence aujourd’hui n’est pas de fabriquer des produits ou des services, mais de recruter et de renforcer les meilleures compétences au niveau mondial et leur inculquer un désir insatiable d’apprendre, de se dépasser et chaque jour de faire les choses de la meilleure manière. En trouvant, en mettant au défi et en récompensant de tels talents, en les libérant de la bureaucratie, en leur donnant toutes les ressources dont ils ont besoin…. Nous les avons vu rendre G.E meilleur et de plus en plus excellente chaque année. Nous avons une entreprise plus agile que d’autres…  une entreprise à la pensée si élevée où les gens sont libres de rêver et sont encouragés à agir et à prendre des risques. Dans une entreprise où les gens agissent de cette sorte, chaque jour, grandeur ne signifiera jamais lenteur … Tout ce dont il s’agit à trait aux hommes. »

Voilà de vrais défis qui valent la peine d’être assumés.  Les résultats auraient été immenses et la cadence accélérée.

N’oublions pas ce verdict qui sonne comme un glas : « Attention, la fierté et l’orgueil précèdent la chute. »

 Abdou Karim GUEYE, Ecrivain, Essayiste, Poète.

Inspecteur général d’Etat E.R. Ancien Directeur général de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature du Sénégal.

Certified Coach Teacher and Speaker chez John Maxwell Team (Orlando, USA).

Making Government Work in Hard Places, Successful Societies Initiatives, Princeton.

Président CEO du Consortium Monitoring Africa, Ecole Internationale des Affaires et du Cabinet GRH.

 [1] Je parle de la partie francophone que je connais le plus…

[2] Voir les travaux de Tony Jeary, The Results Guy, un des plus grands consultants- sur l’accélération stratégique.

Subscribe to our mailing list

* indicates required
Email Address *

First Name
Last Name
Untitled
Website

Naissance de Monitoring Africa à Dakar


MONITORING AFRICA LOGO

Gérer et Transformer par la Performance, le Leadership, Le Changement et Les Résultats massifs


sealLa méthode des Résultats massifs et rapides par l’approche Centre de Responsabilités et de Performance !
Dakar : 22 au 31  août (Séminaire résidentiel en Hôtel)

Les LEADERS touchent les cœurs des gens avant de leur demander un coup de main ».

En eux-mêmes, les processus, les plans et les outils ne suffisent pas, ne changent pas, comme par miracle, les organisations, les pays, les entreprises, etc. Pour que les choses changement, vous devez changer, être plus intentionnels en tant que managers, leaders, employés, etc.

 

Par ce séminaire, nous vous révélons les secrets du leadership et du management transformationnels : la gestion du changement, le leadership transformationnel, savoir gérer par les résultats et mobiliser, le nouveau management des organisations, le nouveau management public… En effet, aujourd’hui, ces questions sont importantes, pour vous, pour tout manager, pour tout leader, pout toute entreprise, pour toute organisation de classe internationale ; des questions, outils et méthodes tels que la pensée et la planification stratégique, le management des résultats et de la performance, le système de « gouvernance-risques et conformité/compliance », la réformes, la modernisation, le redressement, le cadencement, les changements rapides et réussis…

 Il faut aller vite, à l’ère de la course mondiale entre les lents et les rapides.

 Changez votre manière de penser, Changez votre manière de faire :  vous changerez vos résultats, vous accélérez la cadence, vous obtiendrez de hautes performances, vous moderniserez, vous réformerez ou redresserez avec succès : vos administrations publiques, vos Etats, vos entreprises, etc. Ce séminaire, c’est le secret !

 Il dévoile les paradigmes et les pratiques des managers et des leaders de classe internationale qui changent les choses, qui ont déjà changé les choses, leurs Etats, leurs organisations, leurs entreprises comme chez General Electric, Taïwan, Singapour, Dubaï, Malaisie, Rwanda, etc.

 Il dévoile les outils de réengineering, de redressement et de stabilisation, de croissance dynamique, de mise à niveau et de simplification des structures, des processus et des procédures, d’optimisation du temps entre ce qui est stratégique et tactique, etc.

Il dévoile les meilleurs législations et pratiques internationales relatives à la gestion des performances et la planification stratégique, les relations avec la clientèle, les usagers-citoyens, les réformes et la réorganisation des centres de gouvernance, comment construire des « Balanced scorecard » pour les organisations et pour les Etats et administrations.

 Il révèle la manière de penser, de faire, de se comporter des plus grands coaches et leaders transformationnels qui ont réussis à développer ou redresser, avec une vitesse quantique, leurs organisations, d’équilibrer la macro-vision et la micro-vision, les activités de routine et les activités à haute valeur ajoutée productrices d’impacts et de transformations, etc.

 Il repose sur de nombreux ateliers et outils qui seront mis à votre disposition : outils de planification stratégique, grille d’auto-évaluation de vos profils de développement personnel, outil d’analyse de votre coefficient intellectuel stratégique, capacité d’équilibre de votre temps entre ce qui est stratégique et/ou tactique, checklists de gestion de votre propre performance, de celles de votre organisation et de vos collaborateurs, format de plans stratégique, de résumés de vision, etc.

Un séminaire qui résume les recherches et pratiques des plus grands consultants et coaches avec lesquels nous sommes en réseau dans ce pari du développement personnel, organisationnel, de gestion du changement et de leadership.

 Il aboutit aussi à une certification délivrée par MGRH Consulting et l’Ecole Internationale des Affaires de Dakar.

 Qui sont ces nouveaux leaders et managers ? Que font-ils ? Comment travaillent-ils ? Quels sont leurs outils ? Quel ce nouveau type de management et de leadership transformationnel ? Venez découvrir dans nos séminaire en salle du 5, 6,7, 8 et 9 août  ou même en ligne en déroulant le module patiemment chez vous, en ligne !

 

Quelques thèmes des premières journées:

  • Test -Pré-audit et auto-évaluation de soi.
  • L’essentiel du management par rapport au Modèle des 3 E.
  • Vision, Macro-vision, Micro-vision.
  • Gouvernance, Risques, Compliance. Redressement et transformations des entreprises en difficultés et des administrations et des Etats à réformer !
  • Que font les leaders ? Comment se comportent-ils ? Tous les leaders comprennent-ils ce que qu’est le changement ? Si oui, ont-ils assez de courage, de résistance pour foncer et aller vers le changement ? Quels sont les obstacles sur ce chemin ?
  • Quel est le processus qui permet d’atteindre des résultats rapides et massifs. Comment ?
  • Les modèles et les doctrines de gestion du changement, de la transformation et du redressement .
  • L’utilité et les modalités de fonctionnement par le brainstorming, les focus groupes, la gestion de centres de responsabilité et de performance !
  •  Comment changer vos méthodes de travail, mobiliser les gens pour un travail efficace et efficient, tenir des réunions orientées vers la performance, les résultats et les impacts.

Accélérer! Oui, mais comment.

Quelques thèmes abordés sous che chapitre comprennent notamment:

  • L’accélération stratégique,  une première étape : la clarification, la pensée, la foi, la résolution et le coefficient intellectuel stratégique.
  • Evaluez votre vision. Good To Great ou la recherche de l’excellence. Tests par le Modèle de Jim Collins.
  • 8 astuces pour améliorer votre pensée stratégique et votre coefficient intellectuel stratégique. Tactique versus Stratégie
  • Transformation, Stratégies de redressement et de croissance (Les modèles Bain, BCG).

Le module détaille aussi les modalités de gestion des performances individuelles et collectives:

  • comment réunir vos collaborateurs pour discuter du plan stratégique et l’exécuter  au jour le jour par des plans d’action, des indicateurs de performance, des tableaux de bord statique et prospectifs;
  • apprendre à privilégier une approche de résolution des problèmes et de contribution à la vision, aux objectifs stratégiques, aux plans d’actions, la gestion des priorités, de la journée de travail, faire ce qui ajoute de la valeur seront aussi abordés;
  • se concentrer sur les activités à haute valeur ajoutée et à fort impact; les classifier et les hiérarchiser;
  • assurer  le bon équilibre entre ce qui est tactique et ce qui est stratégique;
  • accélérer la cadence pour des résultats massifs et transformationnels.

Mais, il faut des leaders, de vrais, des leaders-coachs, transformationnels. Le séminaire aborde ces enjeux:

  • Théories classiques du leadership versus les téhories contemporaines.
  • Les 21 règles d’or /lois du leadership ou comment demeurer de grands leaders pour changer et pour réformer.
  • Les 5 niveaux de leadership. Le paradoxe de Stockdale. Concept des leaders Hérisson versus le Renard. Leadership en période crise ou de transformation;
  • les  bonnes et des meilleures pratiques internationales, des meilleurs coaches et gourous de l’accélération stratégique.
  •  les règles et 21 lois du leadership ; comment penser stratégie, se focaliser sur la vision et les objectifs, exécuter avec efficacité et efficience, démultiplier les forces, les synergies, les résultats et les impacts.

Au total, ce module s’appuie sur un référentiel de haute facture ppermettant :

  • d’assimiler les bases de la haute performance, de la gestion centrée sur les urgences, les pressions pour être à même d’accélérer les résultats tout en prenant en compte les éléments liés à la foi, à la persistance et au coefficient de pensée stratégique ;
  • de clarifier et formaliser des visions pertinentes, équilibrer les relations entre micro-vision et macro-vision ;
  •  de miser sur la l’action et la mise en œuvre, en somme l’exécution en faisant face aux contraintes de procrastination ou autres freins à l’exécution, aux problèmes de gestion du temps et des priorités ;
  •  de mobiliser des équipes orientées vers les transformations, la gestion du changement, des leaders-coaches qui créent d’autres leaders;
  • de formaliser et exécuter des plans de transformation qui déclinent par exemple la vision stratégique du changement, du redressement, de la modernisation, du renouveau et des réformes ;
  • de cerner et assimiler les styles de leadership par l’exemple, par le management et la communication stratégiques, la gestion de la proximité ;
  • d’intérioriser les meilleures pratiques permettant des mutations pour le renouveau de votre organisation, qu’il s’agisse d’Etats et d’administrations publiques, d’entreprises, publiques ou privées.

coaching-concept-vignette-26498927En participant à ce séminaire, vous découvrirez par exemple :

  • les avantages et les inconvénients d’adopter la Méthode des « Delivery Units » présumée aider les Etats à gérer et surveiller les performances, assurer le suivi et la coordination des ministères et projets de changement ;
  • d’autres modèles comme les Mystery Shopping, des méthodes comme le Government Performance Results Act, les outils de la pensée et de la Planification stratégique ;
  • les différents modèles de gestion du changement, de réformes administratives et de modernisation des Etats et des administrations publiques, de redressement des entreprises en difficulté formalisées par les grands cabinets internationaux, la recherche et de grands professeurs et enseignants ;
  • les pratiques, stratégies et méthodologies de redressement des entreprises et organisation en difficulté ;
  • l’organisation de la journée d’un Manager, des leaders et des CEO de classe internationale ;
  • les secrets et les pratiques de leaders-coaches, de ces leaders transformationnels qu’ils utilisent pour réussir ces changements impressionnants ;
  • l’intérêt et la possibilité de la maitrise de soi, de vos habitudes et valeurs pur plus de performance et de résultats rapides, mais équilibrés par rapport à vos autres exigences de vie familiale et personnelle.

Quelques thèmes abordés sous ces aspects:

  • Management stratégique, Penser et planifier de façon stratégique, Gérer par les résultats. La démarche, les outils. Big Fast Results. Les Delivery Units. La méthode des centres de responsabilité.
  • Panorama des réformes et stratégies de modernisation des Etats et de l’Administration publique. Réformer la performance gouvernementale…
  • Cas pratiques. General Electric. Les faits

La formation inclut tout au début un test d’auto-évaluation globale que vous exécuterez mesurant votre état par rapport à ce qui sera enseigné avant le séminaire. Ce test sera repris en fin de formation, ce qui vous permettra de mesurer les progrès accomplis en matière de leadership, de gestion du changement, de transformation, de pensée stratégique, de capacité de mise en œuvre et de concentration, etc.

En outre, chaque jour, une série de tests vous permettra de mesurer l’écart qui existe entre ce qui est enseigné et vos propres pratiques, normes, attitudes et valeurs. Vos serez alors prêts à opérer les changements nécessaires pour vous, pour votre évolution personnelle, individuelle, professionnelle et celle de votre organisation.

Le coût par participant est de 1.800 000 FCFA. Ce montant couvre les supports pédagogiques, la formation, les pause-café. L’hébergement et le transport aérien sont à la charge des participants. Des sorties et team buildings seront organisés à la charge du Cabinet MGRH.

Cherchez-vous une formation pour gérer le changement, le redressement, moderniser, restructurer, transformer, réformer un Etat, une entreprise, une administration publique, une organisation?

* Ce séminaire de formation-coaching est le vôtre.Enregistrez-vous ci-dessous!

First Name
Last Name
Untitled
Website

 TMA_MemberLogo-01

Save

Save

Save

Save

Save

L’organisation du 21ème siècle, l’innovation, la gestion du changement, de la performance et le développement des structures plates


SOFThinking  newsletter– Vous avez dans vos écrits, déjà au cours des années 90, préconisé un changement de paradigmes. Vous proposiez qu’une attention soit accordée au développement des structures plates

Abdou Karim – Malgré la résistance des organisations bureaucratiques et lourdes du 20ème siècle, certaines évolutions attestent des efforts menés depuis lors pour l’aplatissement des structures et de la taille des organisations. Il existe aujourd’hui des thèses sur de concepts de « Lean government, small government, flat organizations, etc. ». La question n’est plus simplement doctrinale. On expérimente, on benchmark, pour employer un terme en vogue. En outre, l’adage est connu par certains : « Small is beautiful ». Dans l’ouvrage « Dans les bois de la gouvernance, je me suis promené », vous trouverez tout un chapitre consacré à ce thème. L’ouvrage, « Gouvernance entrepreneuriale et Modernisation des Etats », comporte aussi un chapitre intitulé « L’organisation du 21ème siècle et les structures plates. » Evidemment, cela ne veut pas dire que les structures fonctionnelles, hiérarchiques ou autres vont disparaître brusquement. La question qui se pose est comment disposer en leur sein et au niveau de processus déjà formalisés,  des groupes, des cadres ou des centres de performances, des ressorts et leviers  d’auto-organisation.

En fait, les organisations du 20ème siècle, construites à l’ère industrielle, ont permis bien des progrès, notamment, malgré leur taille, une gestion tournée vers les résultats (outputs) et l’optimisation des inputs, en somme vers sur une séquence d’optimisation qui met en relation des inputs qui sont traités et un traitement qui produit une contrepartie optimale, sous forme d’outputs, de résultats. Cependant, le 21ème siècle a imposé de nouvelles problématiques, avec le Web  2.0, la communication virale qui devient un élément de marketing, l’accroissement de la production de biens et services non matériels. De plus en plus le credo de la sensitivité  et de l’ajustement aux turbulences, aux risques, à l’anticipation, à la compétition en réseau devient une réalité incontournable.

L’une des fonctions essentielles du leader est alors le leadership stratégique, un coaching qui assume des enjeux organisationnels adaptés à cette évolution, qui soit capable d’exploiter et d’allier la rigueur du formalisme, avec les impératifs de  souplesse et de  flexibilité, qui soit  apte à innover en injectant  une dose d’organisation matricielle et de gestion par projet, de gestion des performances. Mais cette gestion des performances est beaucoup plus que ce qu’on dit encore aujourd’hui !

SOFThinking Newsletter – Comment alors gérer les performances, les objectifs et les résultats escomptés ? Pourquoi le concept de performance est-il  beaucoup plus que ce que beaucoup de gens admettent ?

Abdou Karim – La gestion des performances ne peut simplement s’analyser en gestion axée sur les résultats, si résultats signifie outputs. C’est là une vision technicienne, de ingénieur, du taylorisme, du fordisme ou de Weber. Dans l’ouvrage « Le Cœur et l’Esprit », je résume comment cette vision a été bousculée par différentes conceptions, par l’école des relations humaines, par celle des ressources humaines, par les études de Maslow, d’Elton Mayo, etc.

La gestion de la performance est systémique. Gérer la performance nécessite un leadership qui assume le développement organisationnel et professionnel, voire individuel, la vision et la trajectoire, l’exemple, les récompenses, voire la méritocratie. Ce n’est pas une question de chiffres, certes nécessaires, mais insuffisants. Mais là, la question du leadership devient complexe, car prévaut le besoin de construire des organisations qui autorisent l’expérimentation, l’innovation, la créativité. Ceci requiert aussi la présence de leaders qui soient capables d’amener les gens à rêver, mais aussi de maintenir la crédibilité du rêve, par l’exemple, de sorte qu’ils continuent à croire en leur capacité de réaliser de grandes choses. Mais alors, ceci est impossible, sans un profil adapté des leaders, sans un leadership capable de penser en termes de  valeur ajoutée, d’impact, de passion des gens en leurs rêves. C’est ce que je développe dans mon ouvrage « Le Cœur et l’Esprit », dans ce chapitre intitulé « La passion en leurs rêves et projets ». Le problème, c’est qu’il existe des leaders qui tuent la passion des gens en leurs rêves et projets ; c’est qu’il existe aussi des  réalités sociales, ethnologiques, économiques ou autres qui peuvent avoir le même effet.

SOFThinking newsletter– Ne pensez-vous pas que cela suppose des changements radicaux ?

Abdou Karim – Nécessité fait loi. Aussi, le problème n’est pas celui du changement brusque. Les innovations apparaissent un jour ou l’autre, quelque part. Cependant, il y avait déjà les prémices que certains avaient compris et ont alors osé expérimenté.  Obama incarne  plus ou moins cette nouvelle réalité et a géré sa campagne et ses discours de campagne sur la base de tels  principes. Il semble vouloir exercer ce soft pouvoir, si on peut s’exprimer ainsi. Google gère la motivation des ses ingénieurs par plusieurs techniques, notamment par celle dite de l’innovation en dehors temps de travail normal, qu’on pourrait appeler aussi l’innovation pendant son temps libre . Ceux-ci  peuvent, un jour dans la semaine, soit  20% de leur temps de travail, consacrer leur temps à  des projets qui les intéressent. Ce choix a produit des résultats spectaculaires, avec l’apparition de produits comme Gmail (la boite mail de millions d’internautes), Google Nouvelles, Orkut (communauté en ligne de Google),  AdSense, pour la gestion de publicité sur Internet, que nous utilisons aujourd’hui, sur Internet, pour rentabiliser les sites et blogs.

SOFThinking newsletter– Un tel processus, de changement radical, par l’innovation, ne se heurte-t-il pas  forcément aux croyances, pratiques et paradigmes établis ?

Abdou Karim – Je ne dis pas que la bataille est gagnée d’avance. En fait, un des problèmes, c’est la conception qu’on a du pouvoir. Cette conception peut difficilement échapper, de façon instantanée aux réalités sociologiques, aux mentalités ou des convictions des uns et des autres. Mais, en  fait, l’enjeu, c’est  comment s’orienter vers une nouvelle vision du pouvoir, utile, à forte valeur ajoutée, producteur d’impacts, comment affirmer un pouvoir, non pas pour faire peur, pour manipuler, affirmer sa puissance, mais pour mobiliser, booster les énergies, inspirer, fortifier la foi, gérer la loyauté, développer la créativité, la passion. Se pose alors la question de la maturité des acteurs, de leur capacité d’auto-responsabilité… Un autre enjeu, c’est donc le degré de prise de conscience qu’il faut construire son développement et sa croissance à partir de son potentiel, de ses compétences distinctives, à partir de position stratégiques, d’où l’impératif de fortes capacités d’analyse stratégiques.

SOFThinking newsletter – Merci! Il serait vraiment intéressant de revenir sur certains thèmes évoqués.

Abdou Karim – Merci.