Pour des résultats massifs – Gestion des performances, accélération stratégique, vitesse et résultats


Ces dernières années, je me suis impliqué dans des coachings qui sont restés dans ma mémoire, par exemple chez John Maxwell Team, à Orlando, de Tony Jeary en ligne. Cela m’a rappelé aussi les lectures antérieures dont le fameux livre de Charles Garfield « Peak performance ». Quant à Tony, au terme de ce module en ligne, il nous laissait une formule qui est restée dans ma mémoire, laquelle  en substance disait ceci : « La meilleure manière d’atteindre des résultats extraordinaires est de se comporter et de penser de façon stratégique dans tous les domaines de la vie ».

En fait, les choses ne changent pas comme par enchantement, parce que des processus que l’on semble glorifier souvent au gré des modes de management sont en place, par exemple de gestion axée sur les résultats, de planification stratégique, etc. Ces systèmes, ces processus et ces outils sont nécessaires, mais ne suffisent pas. Il existe des contraintes liées au leadership, à la pensée et aux capacités d’accélération stratégique, aux valeurs et perceptions, à la performance éthique souvent négligés tant par el management que l’audit des performances. Alors, si l’on y prend garde, d’énormes investissements seront faits, mais au réel, il n’y aura pas de changement durable.

En effet, très souvent, on pense résoudre les enjeux de performance par des processus et par des outils, seuls, avec des plans stratégiques, des contrats de performance ou documents similaires, des « delivery Units », des systèmes de mesure de la performance, etc. C’est là le socle infrastructurel. Mais celui-ci  ne suffit pas à répondre à la question de savoir si les employés et les parties prenantes sont convaincus, ont une culture de performance, ni même que les unités administratives chargés de l’assurance, de la gouvernance ou du management, ces trois pôles qui doivent coexister de façon optimale, assument leurs exigences de gouvernance, de management et de surveillance des objectifs de performance.

Nos modèles suggèrent que la démarche d’examen prenne en compte ces aspects et tiennent compte des éléments suivants :

  • des critères, des red flags au niveau de la perception des performances, en ce sens, le processus d’audit/évaluation des performances doit inclure des surveys avec des questionnaires appropriés ;
  • des modèle de maturité organisationnel ou stratégique de gestion de la performance, car il ne suffit pas de chercher à être performant, il faut qu’existe aussi tout un dispositif qui ait atteint un certain niveau de maturité (évaluable selon leurs stades initial, faible, moyen, élevée, optimisé, etc.) ;
  • un management des risques, car à l’expérience, des plans stratégiques, des plans annuels ou pluriannuels de performance, des contrats de performance et d’objectifs des plus attrayants ont déjà échoué faute de n’avoir pas pris en compte certains critères et risques d’échec.

Au vu de l’expérience et des nombreuses recherches déjà menées, un modèle de gestion et d’évaluation (audit ou autres) devrait porter sur :

  • le plan stratégique et son système VMOST (Valeurs, mission, objectifs stratégiques, tactique ou mise en œuvre) ;
  • la gestion des performances, ses processus et ses modalités, notamment la consistance du cycle plan stratégique, plans annuels de performance, système de compte rendu des performances (mesure, indicateurs, déclarations, tableaux de bord et rapports de performance ;
  • le système de mesure de la performance, en somme du degré d’atteinte des objectifs, des actions planifiées, la pertinence elle-même du système de mesure ;
  • la culture de performance et ses modalités d’expression au sein de l’entité concernée ;
  • la gestion des performances individuelles au niveau des employés…

Mais en plus, cela ne suffit pas ! Il y a l’enjeu de l’accélération stratégique, de la vitesse pour des résultats massifs, ce qui suppose des capacités endogènes pour :

  • Penser de façon stratégique ;
  • L’étape de la clarification ;
  • La capacité d’attention soutenue ;
  • L’exécution efficace ;
  • Communiquer, réussir ses présentations et se connecter avec les autres.

 Connais tes propres ressources ! Un autre enjeu !

Les leaders et les managers, au cours de tels processus et voyages, au cœur des enjeux de la performance, doivent apprendre à se poser et intérioriser des questions importantes dont celles-ci « Qui suis-je et Pourquoi suis-je là » ?

 Nos modules aident à explorer en détail des questions pertinentes que des sages, des académiciens, philosophes et coaches détaillent ainsi :

  • En quoi suis-je vraiment bien ?
  • Quelles les activités clé de mon travail ?
  • Que me faut-il apprendre ?
  • Que suis-je en train de faire et que je devrais faire plus souvent ?
  • Que devrais-je arrêter ou cesser de faire ?
  • Dans quel domaine dois-je m’améliorer ?
  • Quel est le moyen le plus efficace pour agir plus vite ?
  • Puis-je déléguer certaines questions à d’autres ?
  • Que suis-je et pourquoi suis-je là ?
  • Que veut-on / Voulons-nous à cet instant?

L’accélération stratégie, la vitesse de progression et une gestion des performances à forte valeur ajoutée suppose d’appréhender les relations entre stratégie et tactique, de clarifier sa trajectoire, mais aussi des outils. Peut-être, qu’au sein de l’organisation, les auditeurs internes, les manageurs de risques, ceux chargés de la gouvernance au niveau des conseils et comités, les contrôleurs de gestion, la direction des ressources humaines peuvent aider en ce sens.

L’équilibre Stratégie versus Tactique

Faites votre diagnostic et répondez aux questions suivantes :

  • Quel pourcentage de temps accordez-vous à ce qui est tactique d’une part et à ce qui est stratégique, d’autre part?
  • Vous demandez-vous souvent quelle est la meilleure manière d’utiliser mon temps? Tactique? Stratégique?
  • Réponses : _____________________________________________________

Le modèle de  référence de la clarification

Votre performance dépend de la clarté de vos choix, de vos perceptions et de la sincérité à performer et exceller. Encore une fois, ce n’est pas simplement une question de processus, de slogans, de modes… Posez-vous les questions suivantes et répondez-y :

  • Que voulez-vous ? (Faire, Réaliser, Atteindre, etc.) Pourquoi?
  • Comment y arriverez-vous? Le réaliserez-vous?
  • Quels profits en tirerez-vous?
  • Quelles sont les implications si l’on ne faisait pas ainsi?
  • Quelles sont les activités clé de mon travail ?
  • Que me faut-il apprendre ?
  • Que suis-je en train de faire et que je devrais faire plus souvent,  arrêter ou cesser de faire ?
  • Dans quel domaine dois-je m’améliorer ?
  • Quel est le moyen le plus efficace pour agir plus vite ?
  • Puis-je déléguer certaines questions à d’autres ? Que suis-je et pourquoi suis-je là ?

Nos outils

Enfin, vous avez besoin d’une série d’outils, de cadre et de référentiels. Nos tests, tout au long de la formation,  vous aideront à changer d’attitudes, à s’approprier de nouvelles visions qui intègrent des réponses pertinentes aux questions précitées. Citons, entre autres, les tests comme Faire plus ou moins, la Loi des priorités, Test des Valeurs auxquelles vous croyez, Auto-évaluer vos capacités de concentration et d’accélération stratégique, Questions d’évaluation des risques, Outils d’évaluations de la culture de performance, etc.

En résumé, retenons que :

Clarification + Focus + Exécution + communication + la prise en compte de certaines exigences de gestion de la performance éthique sont les 4 composantes de l’accélération stratégique. Ce système doit cependant tenir compte du management des risques, des enjeux d’intégrité et d’éthique, des valeurs et perceptions des parties prenantes.

Un des trois modules sur nos plateformes en ligne,  « Pour des résultats massifs – Gestion des performances, accélération stratégique, vitesse et résultats » sous forme de webinaires et formation en ligne sur AcademyPro, aborde ces contenus et enjeux ace les sous-thèmes suivants :

  • Penser de façon stratégique : les concepts
  • L’étape de la clarification
  • La capacité d’attention soutenue ;
  • L’exécution efficace ;
  • Réussir ses présentations et se connecter.
  • Planifier de façon stratégique et réaliser les performances

Lien d’accès au module – Cliquer ici: https://softhinking.academypro.biz/course/1978

En cas de besoin, envoyez un mail à mgrhsenegal@gmail.com

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Gouvernance traditionnelle versus gouvernance entrepreneuriale : leçons apprises au cœur du voyage dans les bois de la gouvernance publique


« Le cœur d’un grand leader, c’est le sacrifice »

Dès les années 90, les partisans de la nouvelle gouvernance et du nouveau management public plaident pour un renoncement aux paradigmes de l’ère industrielle et de la bureaucratie réglementaire. Des auteurs comme Osborne et Gaebler nous rappellent que trois approches sont possibles. L’une, traditionnelle, met l’accent sur la création de règles et de sanctions, sur la planification « top-down » au sommet, la levée des taxes, les subventions ainsi que sur la contraction des dépenses publiques. L’autre, novatrice, consolide des partenariats entre secteurs public et privé, identifie et encourage les quasi-marchés, agit sur les forces du marché, opère et échange avec les citoyens, les créateurs de richesse, d’idées et d’innovations, apporte l’assistance technique, accompagne, informe, partage la vision et se positionne en catalyseur des efforts de la société. Enfin, une approche avant-gardiste cherche à gérer l’évolution de la demande sociétale et à restructurer les marchés… Sans doute, il peut paraître difficile et irréaliste de choisir une seule d’entre elles; aussi, la nouvelle gouvernance combine-t-elle les deux dernières approches. En ce sens, l’Etat continue à gérer l’équité, les discriminations, les droits des citoyens, la stabilité et la cohésion sociale… Mais un changement durable n’est pas aisé, car il n’est pas sûr que l’élite se soit libérée de la tutelle facile des idées du passé et de la régulation répressive. Aussi, maintient-elle la gouvernance traditionnelle caractérisée par des investissements massifs sur les moyens dont la maintenance s’avère difficile, qui consomment et détruit des ressources et la richesse, par des visions à court terme, la régulation paralysante, une planification lourde et coûteuse, génératrice de multiples projets enchevêtrés et enfin par une approche « curative » de résolution alors que le mal a déjà eu lieu.

Quel Vortex stratégique ?

La pensée stratégique a besoin d’un modèle opérationnel, un vortex, concept que Saeb et Eigner développent dans leur ouvrage sur Dubaï . Et là, le nouveau management public rejoint plusieurs concepts, expérimentations et options stratégiques que des leaders transformationnels ont osé faire et fondés sur une vision qui répond à des questions essentielles : Quelles activités inclure dans un portefeuille stratégique de projets? Quel est ce portefeuille aux vertus transformationnelles ? Sur celle base (tremplin stratégique) peut-on s’appuyer pour accélérer la croissance et la transformation? Comment ? On est cœur de la pensée et de l’analyse stratégique, mais pour l’action et les transformations !

Quelle que soit l’approche, Bottom-Up ou Top Down, la tendance des modèles à succès a été de combiner la recherche-développement et la technologie, l’arrivée des universités et des centres de recherche, d’experts ingénieurs, toutes choses qui ont permis l’expansion des firmes et des infrastructures technologiques, le capital-risque, les partenariats avec les forces du marché. Cela suppose un Etat qui sait se focaliser sur l’essentiel et mobiliser des citoyens, élever les coefficients intellectuels stratégiques, des entreprises, les inventeurs parfois laissés à eux-mêmes et qui auraient pu engendrer la prospérité plus rapidement si l’Etat jouait ce rôle de facilitateur et de catalyseur… Le rôle des fonctionnaires n’est pas de faire certains choses à la place, mais de faire faire, ce que souvent ils n’ont pas pu ou ne veulent pas comprendre. En fait, il s’agit, par un leadership mobilisateur, de créer, de stimuler, d’accélérer, d’optimiser le vortex , c’est-à-dire ce tourbillon qui va tout démultiplier pour jeter les fondations de la transformation grâce au portefeuille stratégique de croissance qui permettra d’ajouter continuellement de la valeur. Il s’agit d’accélérer à partir de ce tremplin en s’ouvrant au futur tout consolidant la confiance généralisée des citoyens et du monde, de gérer une courbe de vie qui optimise des effets de levier et différentes positions stratégiques de naissance, de croissance, de déclin, de retournement, selon les cas.
Les enjeux de planification : la gouvernance anticipatrice en action

Il faut sortir de ce cheminement légué par le passé et miser une gouvernance entrepreneuriale anticipatrice qui privilégie des stratégies planifiées, itératives et proactives, qui offre à la société une trajectoire explicite où chacun comprend où l’on va et est conscient de son rôle… Mais cela est difficile pour une gouvernance égotiste et centralisée, incapable de comprendre que la gouvernance publique et l’Etat ont plus d’actionnaires qu’une entreprise et que ceux-ci votent, sanctionnent, se plaignent, se révoltent et que pour changer quoi que ce soit, ceux-ci doivent adhérer. En somme, lorsque les dirigeants sont égotistes et ramènent tout à eux, une telle approche aura du mal à s’émanciper. Retenons que la nouvelle gouvernance entrepreneuriale tolère une planification stratégique à tous les niveaux de la constellation des entités publiques et considère celle-ci comme vitale, car si la planification stratégique ne garantit pas que les décisions soient correctes, elle aide à reconnaître et à corriger les erreurs. Elle se réalise parce que des leaders transformationnels ont pu mettre en place un projet qui motivent plusieurs parties prenantes et acteurs à travailler vers une destination commune, vers l’action, car à elle seule, la planification stratégique ne suffit pas. De préférence, cette gouvernance dont il est ici cas invite à consolider un environnement où prévalent l’interaction entre l’Etat, le secteur public, les groupes bénéficiaires et les citoyens, la décentralisation, la responsabilisation des acteurs locaux, la coopération avec les ONG, à la centralisation, etc. Enfin, elle comprend et admet qu’il faut sortir de l’ornière qui fait que plusieurs gouvernants n’ont aucune idée de ce qui va leur arriver au-delà d’un an, en terme de revenus et de dépenses, de risques majeures pour la nation, etc.

Ce pari n’est pas gagné d’avance dans des environnements organisationnels complexes, car il faut une bureaucratie réformée, de l’expertise et des outils permettant de se focaliser sur les résultats, plutôt que sur des processus complexes. Faudrait-il alors la d’opérer de sérieuses réformes, de supprimer les duplications, les redondances et les chevauchements, d’asseoir une gouvernance qui coûte moins chère, fonctionne mieux, plus simple à manier. De nouvelles pratiques et de nouveaux savoir-faire s’imposent comme le « Downsizing », le réingineering, la gestion des performances, le management des risques, le rééquilibrage entre la gouvernance, le management et la surveillance… Mais un tel projet s’accommode mal de la seule perspective de politique politicienne.
Des résultats et des impacts pour les citoyens

Accélérer la transformation suppose probablement la gestion de consensus avec les actionnaires-citoyens, les groupes d’intérêts et les parties prenantes, au besoin l’opposition politique. Ce mouvement invite à des partenariats pour l’excellence, à des processus participatifs de coopération avec les organismes de la société civile et du secteur privé, une orientation vers les clients pour des résultats, des impacts et une valeur ajoutée. Lors des pérégrinations dans les bois de la gouvernance publique, nous en avons découvert sous forme de plateformes d’action, là-bas au sud, entre quelques projets de développement et les populations. Des managers et leaders bien avisés avaient su définir des principes de collaboration, intégrer et valoriser les savoirs endogènes. Au terme de ces pérégrinations de vérificateur d’Etat, était apparu l’évidence des bienfaits d’une culture organisationnelle qui améliore la confiance des gens en eux-mêmes et aux autres, du travail avec les citoyens pour identifier leurs besoins, de l’offre d’une contrepartie et de retours sur investissements. Ces leçons vécues sur le terrain commandaient l’équilibre stratégique des impacts sur les court, moyen et long termes de sorte à ce que les gens aient conscience de l’utilité et de l’impact des stratégies et politiques publiques sur leur vie.
Au total, le processus de planification stratégique doit partir des citoyens et aboutir à une allocation efficiente des ressources, sur cette base. Cette planification doit permettre de redéfinir la manière dont les services fonctionnent et sont octroyés, de renforcer le pouvoir de la confiance des gens en eux-mêmes et à résoudre les problèmes par eux-mêmes. Elle invite à renforcer la capacité des communautés à résoudre leurs propres problèmes pour les rendre capables de gérer et de contrôler leur propre environnement et non demeurer ou devenir des bénéficiaires passifs de prestations. Concrétiser de telles perspectives invite à assumer un certain nombre de défis, notamment d’éducation, d’alphabétisation, de renforcement des capacités, de méritocratie pour récompenser les impacts et les contributions, gérer des stimulants, motiver à la prise de responsabilités, etc.
En fait, pour atteindre ces résultats pour les citoyens, il faut opérer une claire distinction entre stratégie et mise en œuvre. De nombreuses études montrent que plusieurs belles stratégies sont peu réalisées, car, il faut, entre autres, des leaders catalyseurs convaincus et capables de motiver à l’action. Il faut aussi instaurer tout un système de management des risques stratégiques, organisationnels, opérationnels ou autres qui pèsent sur la nation. Ce leadership transformationnel et visionnaire réussit mieux s’il sait inspirer, soutenir, consacrer d’énormes efforts à renforcer la confiance des gens en eux-mêmes et entre eux, mobiliser par l’exemple, être visible et accessible, utiliser réseaux formes et informels, gérer des cycles de vie de projets et programmes. Une telle approche a besoin de clarté, de lisibilité et pourrait échouer dans des environnements structurels complexes qui ne séparent pas les niveaux stratégiques de définition des politiques publiques et les niveaux opérationnels de mise en œuvre (communes, agences gouvernementales, services régionaux, entreprises, centres de responsabilités, etc.), qui n’allouent pas les ressources à la mise en œuvre et qui n’évaluent pas leurs performances.

Conclusion

Au total, la gouvernance traditionnelle est réactive, curative, mise sur le court terme, est figée et privilégie la résolution des problèmes alors que le mal a déjà eu lieu, les investissements massifs et les moyens… Lorsque cela s’incruste et perdure, il devient difficile à changer, surtout pour le politicien traditionnel qui prend conscience que le prix à payer pour faire la politique et gouverner autrement est est trop risqué et trop coûteux, du moins à leurs yeux. La nouvelle gouvernance ici préconisée est complexe à réaliser dans un contexte où la conception que les leaders se font du pouvoir, de ses attributs, de ses finalités vise surtout la sécurisation, la reproduction du passé. Ce genre de défis a ainsi pour obstacles le manque d’humilité, la personnalisation due à la myopie de l’égotisme qui dénature les vrais fondements de la performance. L’impossibilité factuelle chez plusieurs leaders résulte de cet égotisme qui les pousse à penser que ce n’est pas EUX, c’est MOI et qui les amène à accorder peu d’intérêt à la primauté de la valeur ajoutée et à être convaincu que les œuvres des grands leaders ont su susciter l’adhésion à une vision et à un projet, comme source de haute performance dont parlait Charles Garfield. A notre sens, changer l’ordre des choses suppose une prise de conscience et une gouvernance des organisations repensée et plus entrepreneuriale, des profils libres de penser et d’agir et capables de dire non aux paradigmes du passé qui s’avéreraient désuets. Mais cela est difficile et les réformes requises sont dures à implémenter jusqu’au bout et invitent au sacrifice. Pour parler comme John Maxwell, « Le cœur d’un grand leader, c’est le sacrifice ».

Abdou Karim GUEYE, écrivain, poète-essayiste. Expert en gouvernance publique, contrôles d’Etat, stratégie et gestion du changement sur le thème, GUEYE a publié un certain nombre d’ouvrages et articles d’Abdou Karim GUEYE, notamment « Dans les bois de la gouvernance je me suis promené », « Le cœur et l’esprit », « Inspections générales d’Etat. Bilan, enjeux et perspectives. » ; « La gestion publique, le multipartisme et la démocratie en Afrique face aux enjeux du 21ème siècle. »

Le courage de la déconstruction


« Et quand tu veux quelque chose, tout l’Univers Conspire à te permettre de réaliser ton désir. »

Construire sa légende personnelle ! Coelho décrit magistralement ce rêve dans son magistral ouvrage « L’alchimiste » avec un talent incommensurable qui a touché le cœur de millions de gens… Mais, en fait, ils ne sont peut-être pas prêts à nous autoriser ce rêve que décrit Coelho. Bien d’entre eux, pas des moindres, nous renient cette capacité. Des coaches et penseurs de renom transmettent le même message que Coelho et nous rappellent comment certains leaders font pour réussir ces grands paris de la transformation : John C. Maxwell, Robert Sharma, Brendon Burchard, Cheick Anta, etc. Certains articles récents, d’un pessimisme peu désintéressé, prédisent une Afrique embourbée dans le coronavirus, incapable de se lever à la suite de désastres économiques nés de ce fléau, même si l’occident semble menacé par les mêmes perspectives de désastres. Peut-être ! De toute façon, la réalité aura montré que chacun s’occupe d’abord de soi, de sauver son peuple, en dépit des paradigmes de la mondialisation et de l’utilité présumée de pas mal d’organismes internationaux. Il appartient aux africains de prouver le contraire, de se décomplexer, de prendre leur destin en main, ce que le Berger Santiago dans le roman précité ne découvre qu’à la fin de son périple… Derrière les drames de l’Afrique qui motivent certains à vouloir penser et agir à sa place, il y a aussi, et il faut le reconnaître, nos propres avatars, les faiblesses de leaderships incapables de sacrifices et d’héritages durables, cette quasi-impossibilité ou ce refus d’incarner les fameuses lois du sacrifice et de l’héritage.

Mais les africains ne devraient pas trop s’en faire, car ses provocateurs ont la plume et le verbe négatifs ; ils essaient de tuer vos rêves et ambitions, votre désir de « plus-être ». Qu’ils le fassent pour eux, pour leur prise de décision, leurs stratégies futures, leurs intérêts personnels, économiques ou autres, c’est de bonne guerre. Mais que cela ne soit pas une référence qui nous amène à accepter que les autres tirent les leçons à notre place ou à nous percevoir comme des gens sans espoir. A l’heure des connaissances ouvertes et partagées, nous sommes capables – si l’on croit et s’y engage – de mieux penser nos réalités que les fonctionnaires du Quai d’Orsay et le Centre d’analyse, de prévision et de stratégie dont on dit que l’étude évoque « un possible effondrement des Etats africains et que la France serait ainsi à la recherche d’interlocuteurs fiables et légitimes. » Mais, qui doit décider de cette légitimité ? Et cela pose aussi la capacité de refus, de rupture, de réinventer, de penser autrement.

La pensée des autres ne doit pas instaurer le doute et la crainte. J’aime bien ces typologies de l’échec élaborées par ces brillants coaches cités précédemment, échecs dus aux refus de se différencier, d’être original, d’apporter une autre valeur ajoutée, d’innover, de se positionner en « suivistes », d’apprendre, de mener des recherches en profondeur et d’aller au-delà des apparences, d’anticiper et se développer, de ne pas miser sur l’excellence pour mieux affronter les autres, ce que Robin Sharma appelle « Clash Value ». Toutes choses que nous devons assumer pour écrire notre propre page d’histoire. Le grand problème, c’est alors cette capacité à créer cette équipe de rêve et de l’espoir , c’est l’existence de leaders prêts à créer d’autres leaders capables de les accompagner, voire de les remplacer, et qui ont la passion en leurs rêves et projets.

La crise sanitaire actuelle aura mis en évidence nos légèretés du passé, cette énorme négligence du potentiel des gens, de nos compétences distinctives, d’une allocation et utilisation des ressources non optimales. L’on se rappelle brusquement que nous avions une usine capable de fabriquer de la chloroquine, que nous avions un arbre qu’est le « neem » qui a des potentialités thérapeutiques, autant de discussions qui bruissent dans plusieurs pays africains. On constate aussi que malgré les avertissements de certaines experts d’ailleurs, des citoyens refusent d’attendre, d’entendre, de suivre leurs soi-disant prescriptions et fabriquent ce l’on a appelé les masques alternatifs, de gels hydroalcooliques, se tournent vers les pratiques ancestrales, etc. L’on constate aussi que l’école Polytechnique du Sénégal propose un respirateur artificiel et que des étudiants ont fabriqué du gel hydroalcoolique . Autant d’initiatives privées ou de partenariats public-privé possibles avec nos artisans, nos tailleurs, nos petits ateliers, nos jeunes polytechniciens, nos professeurs, nos pharmaciens qui sont quasiment à chaque coin de rue (Voir Coronavirus : à Paris, une pharmacie fabrique du gel hydroalcoolique dans la rue). On découvre que des leviers existent, notamment de petits ateliers, des structures d’innovations, pour notre artisanat, pour nos jeunes inventeurs, pour notre médecine, notre pharmacie, sans doute ailleurs. Sans porter un jugement a priori, l’essentiel est le message : libérer les talents d’ici dont les succès feront boule de neige, fortifier nos compétences distinctives, renforcer la confiance des gens en eux-mêmes et entre eux-mêmes, créer la synergie entre la recherche-développement et nos potentialités endogènes. Certes, tout ceci a besoin d’erreurs, d’échecs, de recommencements, d’encadrement, de leadership, de normalisation, de régulation, de certifications endogènes pour ne pas tomber dans le piège de la paralysie et de l’inaction savamment imposées par d’autres. Le potentiel est là, dormant… Il faut refuser le jeu de normes qui paralysent notre courbe d’apprentissage et notre autonomie à penser et à créer, dans les dédales d’une organisation étatique et d’allocations de ressources improductives qui n’appuient pas de telles transformations. Voilà un grand projet pour un leader transformationnel courageux, créatif et prêt pour la déconstruction dont nous avons besoin.

Ces événements nous amènent à repenser le concept d’enjeux et de secteurs stratégiques : peut-on laisser sa santé à la merci d’entreprises étrangères, de petites choses probablement pas vraiment pas difficiles à fabriquer comme les masques, la nivaquine ? La question vaut probablement pour d’autres secteurs.
Un enjeu, c’est notre capacité à penser en dehors des schémas établis et des paradigmes exogènes. La bonne stratégie réside dans une bataille de l’imagination assumée, dans des stratégies de ruptures, le refus du suivisme et du statut de disciple de l’Occident et le courage de penser un peu, à notre manière, comme les doctrinaires de la rupture, de l’océan bleue, de l’outthinking, de la disruption, comme Cheick Anta Diop et cette nouvelle génération engagée dans l’émancipation africaine, etc. Au lieu de mettre tous nos efforts sur des stratégies guerrières et des marchés piégés que l’occident et des élites africaines soumises vénèrent et dont les règles du jeu ont été façonnées par d’autres, il s’agirait plutôt :
 d’avoir le courage et l’inspiration d’une voie qui sait motiver à penser autrement et à sortir des sentiers battus ;
 de construire des espaces de marché peu ou non contestés par les puissances qui nous paralysent en s’appuyant sur des atouts endogènes que l’occident peut difficilement influencer ;
 de promouvoir et d’investir dans des innovations et potentiels latents ou peu exploités du commerce intra-africain, de l’aquatique, de l’Institut des Technologies Alimentaires, pour le Sénégal, par exemple, de l’artisanat, d’inventeurs ;
 de se positionner sur des marchés vierges ou nouveaux pour capter une nouvelle demande latente ou inexistante, endogène au départ, etc.

Un grand défi, c’est ainsi cette capacité à refuser que les autres écrivent notre histoire à notre place, impératif relevé depuis les premières années de l’indépendance par Cheick Anta Diop (avec ses nombreuses propositions sur l’industrie, l’énergie, etc.), Senghor, chacun à sa manière et quelques autres penseurs africains, ces héros que l’on honore à peine. En fait, une société qui ne reconnait et ne récompense pas ses talents et le mérite adhère à cette adage que « celui qui ne récompense pas le mérite récompense la médiocratie. » Comment alors sortir de ces choix ancrés qui donnent aux politiciens, aux soi-disant porteurs de voix, aux courtisans et transhumants la part belle ? En fait, le leadership transformationnel a pour socle le courage, la franchise, la véridicité, au besoin, la rupture, la déconstruction…

Il nous faut aussi apprendre à être réaliste. On l’a vu : pendant cette crise, chaque état s’occupe en priorité de ses intérêts nationaux. Nous sommes dans un ordre froid et égoïste tenté par les replis identitaires ou géostratégiques, de nouveaux nationalismes et populismes, avec cette architecture des règles du jeu qu’il nous faut déconstruire : une chine usine du monde, un occident imbu de recherche, de science et de capitaux, lieu de services, une Afrique marginalisée… L’Afrique et ses intelligences, voire ses leaders, doivent opter pour la disruption et non dans le « suivisme ». Pour cela, elle doit apprendre la résilience, ce qu’au fond elle démontre à travers ces crises comme le coronavirus et des règles imposées depuis l’esclavage. La souffrance nous change, nous rend plus forts, à travers les défis, les adversités, ce que les scribes de pseudo-stratégies négationnistes auront du mal à le comprendre. Le temps aura raison de leur entêtement !
Sortir de cet enlisement, c’est d’abord avoir le courage d’une stratégie distinctive de rupture, d’assumer le statut de rebelles capables de s’engager dans les batailles du futur, de coordonner ce qui est latent mais qui recèle un potentiel en étant capable de le rendre significatif aux yeux des gens. C’est être capable de se battre sur deux fronts car l’ancien monde où les anciennes réalités sont toujours là, de créer quelque chose à partir de rien, pour ne pas dire du néant. La transformation suppose l’audace de la réinvention par l’innovation, la remise en cause de ce qui se fait ou est admis habituellement, un positionnement stratégique sur des niches uniques, voire nouvelles, etc. Il ne s’agit pas d’émerger, la tête hors de l’eau, mais les pieds au-dedans ! Tout juste bon pour respirer un peu ! Il s’agit d’être, de s’affirmer, de « plus-être ».

Que Gandhi ait ou non prononcé cette phrase, peu importe, puisque certains lui en dénient la paternité. Elle a et doit avoir un sens pour l’Afrique et les africains : « D’abord ils vous ignorent, ensuite ils se moquent de vous, après ils vous combattent et enfin, vous gagnez ».

Abdou Karim GUEYE. Ecrivain essayiste, poète. Consultant international en leadership, gouvernance publique, management public et contrôles. Certified Coach, Speaker and Teacher chez John Maxwell Team. Ancien directeur général de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature du Sénégal.

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Executive – Leadership, Transformation et Gestion du changement
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JE M’ENGAGE.

 

De nouveaux Masters à Dakar


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« Penser par soi-même, pour soi-même tout en étant ouvert aux apports fécondants de l’extérieur »

A compter de novembre 2017, le Groupe Cabinet Monitoring Africa, le Cabinet MGRH et de l’Ecole Internationale des Affaires (EIA) mettent sur le marché un programme innovateur constitué de cinq (5) nouveaux masters (MPAG, METIS, MGRH-CHT et MDE- MM, MDL) au niveau d’un INSTITUT SUPERIEUR DE MANAGEMENT PUBLIC, GOUVERNANCE ET NOUVELLES TECHNOLOGIES institué au sein de l’EIA. Ce projet de partenariat est coordonné pendant la phase de consolidation par Monitoring Africa dont les fondateurs sont de très hauts cadres du secteur public : anciens inspecteurs généraux d’Etat, Président honoraire de Cour des Comptes, Administrateurs civils, cadres du secteur privé, etc. Ces programmes sont le fruit d’une longue expérience dans le domaine de renforcement des capacités des cadres du secteur public dans un grand nombre de pays, des visites et découvertes de nombreuses grandes écoles et universités notamment aux USA et de nombreuses recommandations formulées au profit de décideurs, de bailleurs, de gouvernants et autres organismes de bonne gouvernance, de lutte contre la fraude, le blanchiment et la corruption. Ces fondateurs qui ont vécu le réel africain tirent les leçons et créent une initiative décomplexée, endogène et compétitive au niveau international. Ces Masters présentent les avantages ci-après :

– Ils mènent à une reconnaissance universitaire, contribuant ainsi à l’avancement de la carrière du cadre ;

– Ils présentent à la fois un cadre structuré d’analyse, des outils opérationnels à la fine pointe des connaissances et des applications afin de mieux répondre aux besoins des Etats africains qui aspirent à la modernisation de leurs administrations;

 – Ils sont offerts de manière intensive et modulable en respectant les contraintes de la disponibilité de temps des participants:

– Ils combinent des sessions en salle, en ligne, par emails, de week-end pour faciliter l’apprentissage en fonction des contraintes des participants.

Soulignons enfin que ces différents Masters s’inscrivent dans une démarche qui combine la rigueur universitaire à l’expérience concrète des professionnels ayant travaillé à un très haut niveau au sein des organisations publiques et internationales. Espérant vous compter parmi nos futurs auditeurs…

   Par ce partenariat, nous sommes  très fier de vous proposer les cinq (5)  nouveaux Masters.

  • Master in Public Administration and Governance (MPAG) ;
  • Master en Ethique, Transparence, Intégrité et Sécurité (METIS) ;
  • Master du capital Humain (MGR-CHT).
  • Master en Développement Local
  • Master Digital Entrepreneurship, Marketing and Management.

 

Ces Master s’accompagnent de projets parallèles comme le Business Incubation Center, le Club d’anglais, les clubs artistiques et théâtrales, etc. L’enseignement pour certains modules peut s’effectuer selon des formules bilingues anglais et français.

→ L’Institut Supérieur de Management Public, de Gouvernance et Nouvelles  Technologies compte de nombreux formateurs et praticiens qui œuvrent dans le domaine des stratégies des politiques publiques, de la gestion des programmes et des projets des pays en développement, de la transparence, de l’intégrité. En outre, ces Masters entrent effectivement dans le cadre de la modernisation des Administrations des Etats africains qui souhaitent disposer des cadres de très haut niveau adapté à cet objectif. Aussi, les participants à ces Masters  seront-ils au cœur d’un apprentissage qui vise le développement de l’expertise dans la conception et la gestion des politiques publiques de nos Administrations.

Nous sommes confiants que ces différents programmes que nous vous proposons, combleront vos attentes et les besoins de vos organisations.

 Abdou Karim GUEYE, Inspecteur, d’Etat, E.R. Président Directeur Général Monitoring Africa, Président de l’Ecole Internationale des Affaires.

membership-8735132Nos références: ces dernières années et aujourd’hui encore, nous sommes au cœur des recherches et publications au niveau mondial

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JOUR J – 2 – La première journée est déjà en place. SEMINAIRE SUR LE LEADERSHIP, L’EXCELLENCE EN MANAGEMENT ET LA GESTION DU CHANGEMENT ET DES REFORMES.


sealSÉMINAIRE SUR LE LEADERSHIP, L’EXCELLENCE EN MANAGEMENT ET LA GESTION DU CHANGEMENT ET DES REFORMES.

JOUR J -2 – La première journée est déjà en place

Les choses ont changé : les paradigmes et les pratiques des managers et des leaders de classe internationale qui changent les choses, leurs Etats, leurs organisations, leurs entreprises (General Electric, Taïwan, Singapour, Dubaï, Malaisie, Rwanda, etc.) Qui sont-ils ? Que font-ils ? Comment ? Leurs outils ? Les participants les découvriront un à un, leur manière de penser, leurs stratégies, leurs défis sur eux-mêmes, par rapport aux autres, etc.
 De quels attitudes, outils et méthodes de pensée ou d’action avez-vos besoin pour changer les choses, vos organisations, votre continent, etc. (pensée et planification stratégique, management des résultats et la performance, le système de « gouvernance-risques et conformité/compliance, moderniser, réformer, etc. ».
 Que pouvez-vous apprendre des mouvements de réformes, de modernisation, redressement, cadencement, de changements rapides et réussis…
 Quel ce nouveau type de management et de leadership transformationnel ? Les valeurs et attitudes ? Les secrets de la gestion du changement ?
 Comment gérer par les résultats et mobiliser ? Redresser ou stabiliser, déclencher la stabilisation, la croissance dynamique ?
 Comment par le réengineering, de balanced scorecard et d’autres procédés de diagnostic stratégique, organisationnel ou autres réaliser la simplification des structures, des processus et des procédures, d’optimisation du temps entre ce qui est stratégique et tactique, etc.
 Quelles sont les meilleures législations et pratiques internationales de gestion des performances et de planification stratégique, de relations avec la clientèle et les usagers-citoyens, les réformes et la réorganisation des centres de gouvernance.
 Mais ce n’est qu’un des prix du changement ! En ce JOUR J, ils commenceront à découvrir les multiples facettes du prix du changement.

Les éléments et contenus sont déjà en place pour le premier jour dans la salle de formation :

Le test d’auto-évaluation : « Les valeurs auxquels vous croyez ».

Surprise : vous pourriez commencer à changer déjà, à changer de mentalité.

Auto-évaluation de 7 capacités : Quelle est votre degré de pensée stratégique ?

Quel est le niveau actuel de clarté de votre vision ? A quel niveau se situe vos capacités de concentration et d’attention soutenue ? Comment gérez-vos temps pour une exécution efficace ? Etes-vous en mesure de démultiplier par vos efforts les impacts et résultats ? Faites-vous partie des leaders capables de favoriser et d’encourager un environnement de confiance en vous, des gens en eux-mêmes, aux autres ? et ce septième critère : où en êtes-vous ? Faites-vous partie des gens dotés de maîtrise de soi, des trois savoir, capables et engagés à réaliser des résultats durables et extraordinaires ? De très belles perspectives d’analyse d’eux-mêmes par les participants.

Le nec plus ultra : lors de cette première journée, les participants feront une première lecture et discussion des deux cas que sont Jack Welch et le General Electric Company.

La République de MATEYE qui est une synthèse de leaders excellents comme Mahathir, les dirigeants de Dubaï, Taiwan, Rwanda, Malaisie, etc. Tout y passe : les stratégies de redressement, la gestion et la récompense des performance et des résultats, être capable de faire face aux résistances au changement, la communication, le management par l’exemple et les coalitions fructueuse pour montrer que le changement est possible, tant d’autres choses. C’est un panorama des leaders dont l’Afrique et ses organisations ont besoin pour faire le saut…Les débats seront passionnés, passionnants. Des débats sur ces deux cas qui se poursuivront au cours des autres séances.

bandeau semBienvenue aux participants.

Très souvent, l’Afrique est mise en demeure, mais pourtant…

Certification Coach Teacher Speaker

Très souvent, l’Afrique est mise en demeure : se conformer aux meilleures pratiques internationales qu’elle n’appliquerait guère, ajuster ou s’ajuster, appliquer des directives, etc. Et pendant ce temps, elle manque de leaders audacieux, comme Mahathir, par exemple ! Lisez cette littérature, vous y verrez rarement les mots réinvention, confiance en soi, méritocratie, peut être aujourd’hui et de façon assez récente, le mot leadership, etc. En effet, ce n’est que très récemment que l’on commence, à peine, à accepter les prérequis du leadership transformationnel, des capacités de gestion du changement, du nouveau management public, de la confiance en soi prônée et défendue par Mahathir avec son Look East Policy. L’on pense que les processus et les chiffres résoudraient tant d’avatars. Est-ce facile, en l’état actuel, de passer d’un monde ancien à un monde nouveau ?

Sans doute, non ! En fait, mes travaux de recherche, depuis longtemps, établissent un certain nombre de constats:

  • vers les années 80-90, d’abord comme Directeur général de l’ENAM, à une époque où le nouveau management public émergeait en Angleterre, aux Etats Unis, en Nouvelle Zélande, en Australie, avec des balbutiements en France sous la lancée de Michel Rocard et son fameux concept de « centres de responsabilité »; à mon avis, de telles recherches conduisent à la conclusion suivante : ces modèles devraient nous intéresser, nous les africains, surtout francophones, probablement beaucoup plus que le vieux, essoufflé et complexe de certains pays « occidentaux » qui aura beaucoup de mal à se réformer. Mais alors il faudra aussi donner raison au « penseur-poète »; il faudra ainsi des « africains décomplexés qui osent penser par eux-mêmes et pour eux-mêmes, tout en étant ouverts aux apports fécondants de l’extérieur. » Dès lors, il s’agira d’adapter, non pas d’adopter ! Mais, pour cela, il faut de la créativité, de l’innovation, de l’audace, des esprits aux aguets, des expérimentations !
  •  ensuite, de 2003 à 2008, comme Expert international à Djibouti, si près de Dubaï, ce qui me donna l’occasion de m’y rendre et de discuter avec plusieurs cadres sur les leviers qui ont permis à ce pays, en une quinzaine voire une vingtaine d’années, de vivre des taux de croissance à deux chiffres si élevés et des changements structurels profonds. Sous cette lancée, j’y achetais un ouvrage qui gagnerait à être traduit en français, «Sand to Silicon: Achieving Rapid Growth Lessons from Dubai » – January, 2003, Jeffrey Sampler, Saeb Eigner , que j’ai relu maintes fois, un véritable cours de management stratégique et de leadership appliqué à l’économie. Sous la passion de cette recherche, bien des leçons ont été apprises. Depuis, la même passion me poussera à étudier plusieurs autres expériences de leaders comme Mahathir en Malaisie, Idriss Jaala dans ce même pays, Lee Kuan Yeew à Singapour, Sheikh Mohamed à Dubaï et tous ceux que j’ai eu l’opportunité d’étudier dans le projet de Princeton University – « Innovations For Successful Societies – Making Government Work in Hard Places. »

Prenons le cas de Mahathir ! Avant d’être Premier Ministre, il était Vice Premier Ministre. Mais, à ce poste, il ne se fit pas remarquer comme agent de changement, car finalement il n’était qu’un adjoint. Quelles étaient les caractéristiques de ce personnage ? Il était un médecin, un gros lecteur , passionné d’ouvrages de management ; semble-t-il, il conseillera d’ailleurs aux membres de son cabinet d’en faire autant… Cet homme est aujourd’hui célèbre comme quelqu’un dont le succès a été déterminant pour l’avenir de la Malaisie. Paraphrasant le Journal « Les Afriques », on peut se poser la question suivante : « Comment un simple médecin a-t-il pu réussir là où des polytechniciens et des centraliens (j’ajouterais des Enarques africains), formés en Occident ou même chez nous, ont échoué ? » Au cours du processus de réformes qu’il initiera, Mahathir, en 1981, en accédant aux commandes, lancera de nouveaux slogans : – Clean, Efficient and Trustworthy Government : un Gouvernement propre/transparent, efficient et digne de confiance. – Nouvelle politique du Look East Policy invitant les malaisiens à changer leurs perceptions à l’égard de l’Occident pour plutôt se tourner vers le Japon et la Corée qui sont alors présentés comme les bons modèles de succès économique.

Les réformes hardies de Mahathir vont concerner plusieurs axes résumés ci-dessous :

  • refaçonner les valeurs, en somme en instituer de nouvelles pour changer les comportements, au niveau de la fonction publique, mais aussi au niveau des malaisiens en général, en tentant d’influencer leur manière de penser, en les rendant plus ouverts au progrès, à l’esprit d’entreprise, au dur travail, à être plus productifs et plus efficients ;
  • l’amélioration des systèmes et des processus de travail ainsi que des services au public, le changement des attitudes des fonctionnaires et la diffusion d’une culture d’éthique chez les fonctionnaires et au travail ;
  • les privatisations, l’automatisation des processus et la diffusion des nouvelles technologies ;
  • les réformes budgétaires et l’amélioration des systèmes de gestion financière ;
  • la formation à tous les niveaux ainsi que l’octroi d’un meilleur statut et d’avantages plus consistants aux agents de l’Etat;
  • la réduction de la taille du secteur public en 1982 pour en contrôler la taille ;
  • le réexamen des questions de discipline, de la ponctualité par l’installation d’horloges pointeuses, du port obligatoire de badges pour être identifiés par les clients du service public, la loyauté à l’égard de la nation, de l’entreprise ;
  •   l’amélioration de la qualité et de la productivité ;
  •  d es systèmes de management qui facilitent l’atteinte des objectifs ainsi que la mise en place de manuels de gestion ;
  • la lutte contre la corruption et le licenciement des agents corrompus ;
  •  une allocation basée en priorité sur les ressources internes et locales, et non pas exclusivement sur l’investissement étranger, en fournissant des incitations aux investisseurs locaux, en encourageant des « Joint-ventures ».

Une première leçon me paraît être la suivante : il faut des leaders courageux et décomplexés. Les expériences de leaders comme Mahathir, Lee Kuan Yee, Sheihk Mohamed de Dubaï, Deeper Lyer à Kuala Lumpur, Idriss Jaala sont très intéressantes par rapport aux théories du leadership, du management stratégique et de la gestion axée sur les performances, dans une optique de mobilisation d’une nation vers le succès ; rappelons que les doctrines du leadership, si variées, peuvent, de façon simpliste, être classifiées ainsi qu’il suit :

  • de grands hommes qui seraient nés leaders, des héros dotés d’une grande vision et du courage qu’il faut, du charisme (leaders charismatiques au sens de la théorie du leadership de Weber). NB : hommes forts versus institutions fortes.
  • centrés sur les traits de caractère/Comportement, dotés d’une personnalité particulière, d’un caractère affirmé, peuvent s’imposer, etc.;
  • la théorie du leadership contingent qui veut que le succès dépende non seulement des traits de caractère mais aussi de ses disciples, suiveurs, du contexte, etc.;
  • des leaders participatifs, le bon leader est celui qui prend en compte des inputs en provenance d’autres;
  • managérial en promouvant des incitations, en assurant la supervision, l’organisation, la gestion des performances, des groupes et des équipes;
  • partisans du leadership transactionnel, une sorte de donnant-donnant, incitations, récompenses et autres en échange de performance, de résultats;
  • des leaders transformationnels, capables d’inspirer, de motiver avec des politiques et des stratégies tournées vers le changement

Les recherches démontrent que Mahathir de la Malaisie et Lee Kuan Yee de Singapour ne s’identifient pas exclusivement à l’une ou l’autre des catégories ci-dessus; ils combinent plusieurs caractéristiques reconnues par les modèles susvisés ; dans tous les cas, ils sont courageux face à l’adversité, ont une grande vision, appliquent des méthodes participatives, mais ne perdent jamais le contrôle du processus. En outre, ils ont une grande capacité de communication, de mobilisation, car sachant convaincre et faire adhérer les gens et secouer les émotions positives. Ils sont des « rêveurs » orientés vers l’action . En fait, tout ceci traduit un important pan de la recherche actuelle sur le leadership qui tend à revaloriser l’intelligence émotionnelle, l’impact du subconscient, d’où la percée et le développement du coaching pour accompagner les réformes dans les secteurs public et privé… Il est possible d’approfondir le modèle en se référant par exemple aux recherches d’Ahmad Hussain qui classe Mahathir et Lee Kuan Yee dans la typologie des leaders « Hedgehog ». Rappelons un peu cette théorie qui se fonde sur la distinction «Hedgehog» (le hérisson) et «Fox» (Le Renard) et qui remonte au texte du poète Archilocus (Archiloque) nous rappelant : « Le renard connaît tellement de choses, mais le hérisson ne connaît qu’une seule grande chose… ». Présentons ces deux personnages, à moins qu’il y ait un troisième qui en opère une heureuse synthèse.

  • Le hérisson, petit, une fois menacé, il se replie sur lui-même et se protège avec ses piquants. Le hérisson serait plutôt un leader, « simple d’esprit », sur la base de principes simples, d’une image globale, d’une idée fondamentale. Exemple – l’on a prêté ce trait à Ronald Reagan: une idée directrice pour tout, pour sa politique étrangère, pour sa politique intérieure, pour la prospérité de la nation américaine : le capitalisme est meilleur que le socialisme pour les américains et le monde.
  • Le renard, malin, rusé, savant, il connaît tellement de choses. Plusieurs chercheurs en leadership ou en science politique ont ainsi qualifié Bill Clinton. Il est brillant, savant, mais obsédé par les détails, d’où une démarche qui ne conduit pas forcément à formaliser une vision globale, car il est plutôt orienté vers la tactique, n’est pas assez stratégique, il est brillant manager, brillant organisateur, mais ne serait pas efficace comme leader en faisant adhérer les gens par la formule « Follow me ».
  • OBAMA serait une synthèse selon certains chercheurs. Dans les premiers mois de son mandat, il dresse une liste des gros chantiers et d’objectifs à réaliser : « lors des deux prochaines années, réformer le système de santé, stimuler l’économie qui est dans une profonde récession, réformer l’éducation, un nouveau système de régulation des affaires et au niveau du secteur bancaire, réformer les politiques d’immigration, faciliter la paix au moyen orient. Mais il essaya de les réaliser un à un tout en contrôlant les détails (approche hérisson). A-t-il réussi/Réussira-t-il ?

Au total, il s’agit de changer l’ensemble d’un système organisationnel en l’occurrence un Etat, des administrations publiques, pour les orienter vers la performance, en tenant compte des interactions incontournables : l’organisation, ses systèmes et ses processus, les individus qui y opèrent en tant que managers, leaders, citoyens, créateurs de richesses, etc. En la matière, le leadership semble l’emporter sur les talents ou facultés de managers. Retenons que Mahathir, Lee Yuan Yee de Taïwan, Sheikh Mohamed de Dubaï ont réussi en deux à trois décennies à renverser le cours de l’histoire économique de leurs pays qui avaient pourtant un niveau de vie comparable à celui de la plupart des pays africains vers les années 1960. Une leçon, c’est que les théories économiques ne suffisent pas et ne permettent pas aux africains, ni à leurs dirigeants, de comprendre ce qui s’est réellement passé dans de tels pays. Aussi, assiste-ton souvent à un rejet de ces expériences au motif que l’absence de démocratie permettait au leader de diriger, en dépit qu’il ait existé le multipartisme en Malaisie, à Singapour, par exemple ! En fait, ces expériences révèlent que la capacité à déployer un management stratégique, un leadership transformationnel, une politique de courage, le courage de prendre son destin en main, au-delà, une vision systémique, sont beaucoup plus importants que toute autre chose ! A cet égard, une étude d’Ahmad Hussain met en évidence certaines conclusions, à la suite d’enquêtes effectuées sur des échantillons représentatifs, au terme desquelles il s’avère que les réformes doivent englober les procédures, les structures et les comportements, un leadership éthique et transformationnel, la méritocratie, etc.

Au cours d’un tel processus, en Malaisie, à Dubaï, à Singapour, récemment au Rwanda, le leadership politique s’est montré résolu en manageant par l’excellence et par l’exemple, en renforçant l’orientation vers les résultats. Par exemple, en Malaisie, il existe bien des modèles de management axé sur les performances tels que le « Big Fast Results », les Balanced Scorecard ou tableaux de bord équilibrés que reprend d’ailleurs le Rwanda de magistrale façon. Par exemple, pour réussir cette tâche immense de transformation, Mahathir fut le réformateur en chef en donnant l’exemple ; dès lors lorsque les réformes sont impulsées par le leadership au sommet, elles sont censées produire plus d’impacts et ont plus de chance de réussir. Mais elles ont aussi besoin de mobiliser la base. C’est d’ailleurs heureux qu’Hussein rappelle Crozier : « Les réformes et les changements dans l’organisation bureaucratique doivent provenir du sommet et être « universalistes », intégrées comme un bloc cohérent. Souvent de tels leaders ont su créer des coalitions et des réseaux pour l’excellence qui intègrent les responsables de la fonction publique, le monde des affaires, les élites (ministres, politiques, hauts fonctionnaires, etc.). »

Il faut remarquer que les relations avec les fonctionnaires n’ont pas toujours été faciles, car Mahathir, au début, pensait que le travail pouvait être fait par d’autres de l’extérieur. Il a dû un moment s’expliquer avec les fonctionnaires pour un compromis mutuel et responsabiliser ces derniers. Du point de vue de la littérature, l’on a discuté de la nature du leadership de Mahathir certains arguant qu’il était transactionnel ou charismatique voire transformationnel. Son style de management et de leadership étaient baladeur, comme celui du Sheikh de Dubaï, car ils descendaient dans la ville, insistant sur la propreté, le fleurissement des avenues et des trottoirs, des ronds-points, visitant les projets transformationnels, la douane, l’aéroport, etc. Il s’est donc agi d’incarner le changement, l’exemple, l’incorruptibilité, ce courage et ce pragmatisme qui ont permis ce développement rapide en quelques décennies. A travers un article du Journal « Les Afriques » résumé ci-dessous, en enrichissant un peu ces enseignements par l’expérience de Singapour, de Dubaï, etc., l’on peut tirer les leçons suivantes :

« Leçon 1 – Il faut aussi une stratégie régionale ou sous-régionale, en vue de contribuer à la prospérité de vos voisins ; Mahathir rappelle que ce n’est pas de l’altruisme, mais du bon sens. Est-ce l’objectif des projets et programmes d’intégration en Afrique ? Comment ? L’Afrique commercerait plus avec les autres qu’avec elle-même ? Ou en sommes-nous ?

Leçon 2 – La stratégie Look East Policy : ni capitalisme, ni socialisme, mais du pragmatisme, en regardant beaucoup plus vers les nouveaux pays émergents d’Asie où il existe de bonnes pratiques et non forcément vers l’occident aux modèles vieillies. Question : à quand le « Look Africa Policy » ? Comment ? Existe-t-il par exemple dans nos pays des démarches d’identification des bonnes pratiques, de partage et de diffusion ? Quelles sont nos capacités de réinvention des grandes idées de ce monde ?

Leçon 3 – Renforcer les capacités des gens, du pays, en management, en gouvernance, en leadership, en coaching, en appliquant une stratégie marketing et d’ouverture. Mais là, il y a un problème pour l’Afrique, surtout francophone : il n’y a pas eu cette révolution du « managérialisme », ni du nouveau management public, malgré les slogans affirmés.

Leçon 4 – Appropriation locale des investissements locaux et dans de nouveaux secteurs porteurs ? Voir la théorie du Vortex stratégique et du portefeuille stratégique d’investissements développées dans certaines de mes recherches.

Leçon 5 – Importez des matières premières et ajoutez-y de la valeur ajoutée. (Faudrait-il aussi recommander « Exportez vos matières premières en y ajoutant de la valeur ajoutée ? Comment ? Pour nos richesses halieutiques, maritimes, minérales, etc. ?

Leçon 6 – La culture et le système de valeurs sont des leviers importants de croissance, de développement, par exemple pour tout ce qui concerne la discipline, le culte du travail, la méritocratie chère à Singapour, l’éthique, les modes de règlements des conflits et d’arbitrage. Il faudrait alors la prévalence d’une nouvelle culture de la gouvernance de consensus, la capacité à créer des coalitions gagnantes pour l’excellence.

Leçon 7 – Investissez massivement dans les infrastructures en créant de la valeur, en suscitant l’offre. Mahathir croyait que l’offre crée la demande par de telles politiques, contrairement à certaines théories du marketing et de l’économie, en général. C’était aussi un peu le credo du Cheick de Dubaï qui disait : « Build It, they will come » (C’est ce qui s’est fait aussi à Dubaï : investissez, construisez, ils viendront) – NB : Un enjeu : la stratégie d’image : voir mon ouvrage, « Le cœur et l’esprit » sur ce point.

Leçon 8 – Le rôle du gouvernement et de l’Etat consiste à investir et à créer des richesses à travers les constructions, les investissements massifs, car il y a un retour sur investissements sous forme d’impôts ou d’autres « Outcomes. » (Voir les développements consacrés à la stratégie de portefeuille de produit, au Vortex stratégique, etc.).

Leçon 9 – Réduire/lutter contre la corruption. Mahathir croyait fermement à la lutte contre la corruption, mais Singapour aussi, beaucoup plus, à mon avis, vu les moyens et la législation en vigueur. De ce fait, pendant longtemps Singapour est demeuré le pays le moins corrompu du monde, il est vrai avec les fonctionnaires probablement les mieux payés du monde.

En combinant ces deux pays, on obtient le package suivant :

  • des organes de contrôles aux pouvoirs extrêmement lourds/renforcés, pour Singapour de très hauts salaires dans une fonction publique avec des agents publics mieux payés que le secteur privé avec des bonus incroyables pour quelqu’un qui vit dans un contexte comme le nôtre ;
  • la formalisation, la simplification des procédures, le contrôle de la taille de l’Etat par l’automatisation et le ré-engineering qui ont été utilisés aussi à Dubaï pour normaliser, éliminer les contacts directs avec les « demandeurs de services ;
  • l’utilisation d’une technique du secteur privé, le « Mystery Shopping » dans le secteur public à Dubaï ;
  • et à Singapour, ce qui est presque drôle par rapport au contexte africain, l’utilisation par les agents publics de « Diagrammes Gantt ».»…

Leçon 10 – Bien et mieux planifier, de façon stratégique en donnant à la planification, au sens du management stratégique, et compte tenu des impératifs de leadership, son vrai sens : penser stratégiquement, à moyen et long terme, pour fixer, répartir, contrôler, mesurer, évaluer à mi-parcours les responsabilités, les résultats, les impacts… A cet égard, l’analyse de ses compétences distinctives par rapport aux autres nations, la maîtrises des domaines de résultats/d’importance stratégiques pertinents (Key Results areas) sont autant de facteurs importants.

Leçon 11 – Construire un système d’information exhaustif qui concerne tous les secteurs pour évaluer, maîtriser les ressources, les infrastructures nécessaires ou disponibles. NB : de tels systèmes sont de plus en plus, dans les réformes de l’Etat et des administrations, axés sur la performance, les résultats et les impacts ; aussi, est-il courant, à Dubaï et Singapour, de constater à tous les niveaux l’existence de « Key Performance Indicators », de « Balances Scorecard », etc.

De telles réformes sont possibles en Afrique d’autant plus qu’une loi américaine du « Government Performance Results Act » devrait aussi permettre à tout Expert de réécrire un modèle adapté au monde francophone, bien en retard dans ce domaine.

Leçon 12 – S’approprier les bonnes pratiques de management et d’éthique des pays les plus compétitifs. A cet égard, un Office du Mérite et de l’Ethique, les Conseil Présidentiels pour l’Efficience, l’Intégrité et la Performance dans quelques pays anglo-saxons ou quelques organismes ou pratiques similaires existent depuis bien des années.

Les bonnes pratiques ne manquent pas !

Pour conclure, toutes ces stratégies et pratiques démontrent l’utilité de la science administrative comparée, la maitrise du Nouveau Management public, le poids de la recherche-action et du benchmarking, la nécessité de fortes structures de pensée stratégique au niveau le plus élevé, l’étude des bonnes et meilleures pratiques internationales. Et peut-être alors, l’Afrique francophone, adepte de la bureaucratie et des procédures tentaculaires, rattraperait de retard de près de 30 ans, sinon un peu plus, dans le domaine.//platform.linkedin.com/in.js

Abdou Karim GUEYE, Inspecteur général d’Etat
Ancien directeur général de l’Ecole Nationale
d’Administration et de Magistrature du Sénégal
Making Government Work in Hard Places Specialist.
Successful Societies Initiatives. Princeton University.
Independent Certified Coach Trainer and
Speaker For John Maxwell Team (USA)

Bibliographie:

A Doctor In The House” The Memoirs of Tun Dr Mahathir Mohamad, A Review by KHUZAIMAH BAHARUDDIN Jabatan Perdagangan, Politeknik Merlimau. MPH Group Publishing. ISBN 9789675997228.

« The leadership factor in administrative reform in Malaysia with a specific study on the leadership of Dr. Mahathir Mohamad, Prime Ministrer of Malaysia, AHMAD ATORY BIN HUSSAIN, Department of Political Science, Universitii Kebangsaan, Malaysia, 436000, Selangor, Malaysia.

Reinventing Government: How the Entrepreneurial Spirit is Transforming the Public Sector (Plume) Paperback – February 1, 1993. David Osborne, Ted Gaebler

Les 12 leçons du Docteur Tune Mahathir Ibn Mohamed. Journal Les Afriques.

Good leaders Ask Great Questions. John Maxwell.

Leaders with Many Traits but a Singular Purpose: Lee Kuan Yew and Mahathir Mohamed. Ishtiaq Hussein, International Islamic University Malaysia.

Tom Plate, Conversation with Lee Kuan Yew: Citizen Singapore: How to Build a Nation. Singapore: Marshall Cavendish, 2011. 211 pp.

Tom Plate, Doctor M: Operation Malaysia: Conversations with Mahathir Singapore: Marshall Cavendish, 2011. 243 pp.

Introducing Public Administration. Edition N° 7. Leadership Keynote: The hedgehog, The Fox, Henry IV, Shafritz, Russel, Borick.

My Vision: Challenges in the Race for Excellence. Mohammed Rashid Al Maktoum .

Flashes of Thought: Lessons in Life and Leadership from the Man Behind Dubai. Mohammed Bin Rashid Al Maktoum (Auteur)

National Partnership for Reinventing Government. (formerly the National Performance Review). http://govinfo.library.unt.edu/npr/whoweare/history2.html

Abdou Karim GUEYE – Le Cœur et l’Esprit. Essai. Edité à compte d’auteur – Ebook disponible sur http://www.seneibokks.com

Dans les bois de la gouvernance, je me suis promené. Essai. Ebook sur http://www.seneibokks.com Abdou Karim GUEYE –

Sand to Silicon: Achieving Rapid Growth Lessons from DubaiHardcover– January, 2003 – Jeffrey Sampler, Saeb Eigner.

Jacques Attali. A positive Model of Society. L’Express.

Pyramides inversées (Poésie: une critique du destin de l’Afrique). Editions RUBA. Abdou Karim GUEYE.

Réinventer le Gouvernement : http://www.slideshare.net/softhinking/nous-avons-lu-et-comment-pour-vous Abdou Karim GUEYE –

La gestion de la chance, selon les doctrines : leçons apprises – http://www.slideshare.net/softhinking/nous-avons-lu-et-comment-pour-vous4-28560881 Abdou Karim GUEYE

Gérer pour des résultats : leçons apprises – http://www.slideshare.net/softhinking/nous-avons-lu-et-comment-pour-vous2222 Abdou Karim GUEYE.

Results-Based Management Framework in The Philippines. Guidebook. Asian Development Bank.

Every Day Life: Gouvernance entrepreneuriale, Réformes de l’Etat. Paradigmes, Enjeux et Perspectives.Tome 2 (Gouvernance Management Public Prospective, #1) by Abdou Karim GUEYE | 2940151758413 | NOOK Book (eBook) | Barnes


Every Day Life: Gouvernance entrepreneuriale, Réformes de l’Etat. Paradigmes, Enjeux et Perspectives.Tome 2 (Gouvernance Management Public Prospective, #1) by Abdou Karim GUEYE | 2940151758413 | NOOK Book (eBook) | Barnes.

L’avenir naissait hier, déjà vers 1960. Au bout des avancées, doctrinales et expérimentales, l’on finit par parler de Nouveau Management Public (NMP). Aussi, dans la littérature du management, même dans les pays francophones, l’anglicisme est-il à la mode : l’on parle de « managérialisme », du « réengineering », de « benchmarking », de « Stakeholders Analysis »[1]. La liste est désormais longue…  Souvent de maladroites traductions sont proposées sans pour autant rendre compte des spécificités d’une langue. C’est qu’en fait un mouvement de réformes s’est affirmé, venant surtout d’Amérique du Nord, conduisant à considérer l’ancrage d’une nouvelle gestion publique qualifiée aussi de « Nouveau Management Public ». Comprendre ce mouvement suppose une brève histoire d’une évolution amorcée déjà en 1960 environ, mais se fortifiant davantage au cours des années 1980 à 1990. Alors s’affirmaient des paradigmes nouveaux, discutés, contestés, mais tenaces dans l’univers du secteur public. Pour aller au fond, lire ce livre….

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SOFThinking est dédiée à l’écriture et à la pensée en management et en gouvernance. SOFThinking parie sur les nouvelles technologies Internet comme le principal et futur canal de l’apprentissage, de la formation, de la gestion des organisations et de la jouissance des loisirs. SOFThinking Ebooks est ainsi une plateforme Internet qui crée et fournit des e-books, des ouvrages papier, des articles de recherche et de réflexion, des audio-books et supports similaires, en en management, en gouvernance, pour le développement organisationnel, professionnel et personnel. SOFThinking appuie ainsi les individus et les organisations à développer leurs capacités et fournit à ce titre des produits électroniques, des e-services, des informations et des services e-marketing, ainsi que des outils de promotion de leurs idéaux.

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– Dans les bois de la gouvernance, je me suis promené. Abdou Karim Gueye
– Le Cœur et l’Esprit. Abdou Karim Gueye.
– Bilan et perspectives de l’audit dans le secteur public. Abdou Karim Gueye.
– Modalités et enjeux du renforcement des compétences de gestion financière publique. De l’approche classique au nouveau management public axé sur les performances – Abdou Karim GUEYE.
– Les Institutions Supérieures de contrôle et les attentes des politiques, des médias de la société civile et des citoyens – Abdou Karim Gueye
– Modèles, concepts et pratiques de gestion axée sur les performances et les résultats. Abdou Karim Gueye.

Également en ligne, de multiples articles de réflexion et de recherche….

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Commencer, écrire la première phrase n’est jamais facile. C’est peut-être le plus difficile.

Lorsque vous envisagez ce projet, cela peut être source d’hésitations. Vous pouvez craindre de vous atteler à un travail titanesque, avec ses contraintes de temps, de disponibilité, de collecte et de traitement de l’information. Aussi, se pose-t-il le besoin de se convaincre que c’est possible et de s’organiser.

Une bonne solution, faire les choses pas à pas, étape par étape. Progressivement, vous finirez par décider que le moment est venu de franchir les écueils, la dernière étape, de foncer et d’en terminer.

Une de ces étapes, c’est d’organiser sa pensée, ses idées. ET alors, il faut bien commencer à écrire quelque chose en ce sens. Il faut débuter !

Vos premiers pas dans l’écriture d’un e-book

Premièrement, pensez au titre de votre article. Essayez plusieurs titres et au fur et à mesure vous vous convaincrez de celui qui convient. Ce titre peut avoir un intérêt, celui de servir de ligne directrice quant au contenu et à la portée de votre écrit. Il peut vous aider à vous concentrer sur un thème, à anticiper les contours et les idées, à vous interroger sur les besoins de votre lectorat.

N’oubliez pas par la suite de dresser un résumé de votre contenu, car cela peut vous aider à cerner la logique et la cohérence de votre texte et commencer à dénouer la séquence et l’architecture qui se déploiera tout au long de votre article.

Par cette méthode, vous jetez les bases fondamentales, et sur ce fondement, vous serez capable de déployer progressivement les titres, les paragraphes, en somme les différents éléments d’une architecture qui prend forme progressivement.

Assurez-vous que vous avez de bonnes raisons d’écrire votre e-book : votre expérience passée l’accumulation dans le temps de questionnements et d’idées, mais aussi simplement parce-que vous être un promoteur du e-business qui a besoin de vendre son site, son blog, de se faire une renommée et de gagner une notoriété dans ce monde du e-marketing.

Une série de questions émerge alors. Quelle est l’information utile qui intéresse les internautes ? Qui peut attire l’attention et l’intérêt ? Est-elle pertinente? Conforme à des besoins d’une clientèle ? De quelle clientèle s’agit-il ? Quelle est la demande actuelle et potentielle ?

Maîtriser autant que possible de telles questions vous motiveront à aller plus loin dans votre projet, à obtenir plus d’assurance. L’on dit aussi que la forme tient le fond en l’état. Pensez alors au style, à l’architecture des idées, au profil des lecteurs, à leur environnement, aux tendances courantes ou à venir.

Pourquoi ne pas alors recenser vos motivations ? Est-ce pour promouvoir vos affaires ? Obtenir plus de trafic sur vos différents sites ? Fortifier votre réputation sur le Net ? Offrir des bonus au lecteur ? Dispenser des cours en ligne ? Vendre des produits en ligne ? Tous ces éléments peuvent entrer en ligne de compte et influencer votre écrit, par exemple ils peuvent vous permettre de cerner les liens que vous mettrez à la disposition de l’internaute pour accéder à des pages particulières de votre site.

Un autre aspect est de décider du plan qui doit être significatif. Dans l’idéal, la seule lecture du plan doit permettre de cerner la portée, voire la signification de l’écrit et de sa thématique.

Un autre défi, c’est de rendre attractif le texte en usant d’anecdotes, d’illustrations graphiques, de témoignages, d’images et de photos? Au-delà, ce qui est en jeu, c’est un certain degré d’interactivité qui motive le lecteur à découvrir votre travail.

C’est en forgeant que l’on devient forgeron, dit l’adage. C’est bien de cela qu’il s’agit pour le débutant et même pour le rédacteur expérimenté, car l’on apprend toujours de l’expérience, de ses succès, de ses échecs, du passé et du présent. Il faut oser commencer!

Développer son expérience et ses capacités, c’est aussi s’inspirer des autres. Alors, chaque fois que possible, lisez les autres qui sont présents sur le Net bien avant vous. Analyser leur démarche d’écriture, la manière de présenter leurs idées, d’argumenter.

Animer un blog ou un site web est trop contraignant. Il faut innover à chaque instant, maintenir à jour une information constante et diversifiée. Ayez des objectifs planifiés, de la constance, des heures ou journées réservées à ce métier de l’écrit. Plus vous vous attèlerez à lire, à écrire, à relire, et à vous évaluer, plus vous ferez des progrès en ce sens.

N’oubliez pas de relire pour détecter les coquilles et fautes de grammaire, car certains peuvent juger par rapport à de telles lacunes. Déclinez votre plan et complétez par votre bibliographie et par votre signature. Gérer ces affaires et sa carrières sur Internet suppose aussi une stratégie d’image et de développement d’un profil d’experts reconnu par les diverses communautés du Net.

Une fois ces tâches accomplies, attelez-vous à publier votre e-book ou article, en attendant les téléchargements de votre e-book et les gains associés. C’est là aussi une question importante sur laquelle nous reviendrons incessamment.

Alors, pourquoi pas, jetez-vous à l’eau. Commencez à écrire votre e-book et découvrez tout le potentiel d’affaires sur Internet.

Offert par Abdou Karim Gueye et SOFThinking – Une Internet Compagnie http://www.softhinking.com http://akgsoftthinking.blogspot.com

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