Rejoignez ces incomparables Masters professionnels


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petitlogogroupe L’Ecole Internationale des Affaires (EIA) propose cinq (5) nouveaux masters professionnels à compter de novembre 2017 au niveau de son nouvel Institut Supérieur de Management Public, de Gouvernance et de  Leadership Transformationnel (ISMPGL):

  1. Master in Public Administration Governance and Transformational Leadership (MPAGL) ;
  2. Master en Ethique, Transparence, Intégrité et Sécurité (METIS) ;
  3. Master en Capital Humain, Coaching et Leadership Transformationnel (MCH-CLT).
  4. Master en Décentralisation et Développement Local.
  5. Master en Entrepreneuriat, Digital Marketing and Management.

La formation combine des séances en salle, en ligne, des séminaires de week-end, retraites, team building, des certifications, de nombreux tests et cas pratiques, un projet organisationnel porteur de changement, etc. En outre, vous obtiendrez le bonus suivant :

  1. Certification en qualité de coach.
  2. Certification – Communiquer c’est bien, se connecter c’est mieux
  3. Accès à l’aide à la préparation aux grands concours et examens (IGE, Cour des Comptes, IGF, etc.).
  4. Certification en Forensic Investigator.
  5. Certification – Devenir une personne d’influence.
  6. Certification – Leadership transformationnel, gestion du changement et transformations.
  7. Les outils de management dont vous aurez besoin durant toute votre carrière en une page (plans stratégiques, business plans et balanced scorecards en une page, Job scorecard, chartes de responsabilité, charte d’alignement des structures et des hommes, etc.)

Contact – Monitoring Africa SAS Sacré Coeur 1: BP : 21285 – Tel : +221 33 824 18 90 / +221 77 056 56 47 Site web : http://www.softhinking.net http://www.africamonitoring.com    Blog : https://africamonitors.com/   http://www.eiateachingsonline.com  contact@africamonitoring.com Tel : +221771822988 – +221775885431

En savoir plus sur notre vision

Ce que nos étudiants et participants à nos séances de formation coaching pensent du leadership

DECLARATION DE VISION

Nous sommes un Groupe dédié à la Gouvernance, au Nouveau Management public, aux  Réformes, au Leadership transformationnel et à la Gestion du changement. Nous sommes au service des leaders et des managers qui ont envie d’excellence, de qualité, de performance et de résultats, d’accélération stratégique, l’ISMPGL, par la recherche, l’ingénierie du management et de la formation, les audits, les évaluations et les investigations, aide à opérationnaliser les stratégies, les plans et outils qui sont à la base du vrai changement, des transformations, de la croissance et du développement accéléré.

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What is YouthMAX? Join Us, Help young people become the transformational leaders of Africa


What is YouthMAXWhat is YouthMAX?

YouthMAX is a global leadership initiative facilitated by Members of the John Maxwell Team with the goal of providing today’s young people (ages 13-19) practical tools and skills to help them navigate life through a series of four programs:

  • Developing a Positive Self Image *Each participant must participate in this program first.
  • Learning to Fail Forward to Success.
  • Stand Up & Be Counted (Stop Bullying).
  • Developing Strong Personal Character.

In Senegal, each of the four programs consist of a weekly sessions, will be run consecutively over (8) weeks, and designed to accommodate 10 – 20 youth participating at one time providing personal development for the youth that will:

  • Increase confidence, allowing them to better perform in school and life.
  • Increase soft skills, helping them better prepare for post-secondary education or the workforce.
  • Increase communication skills with adults, setting them apart from their peers.
  • Increase ability to develop critical thinking and collaboration skills.
  • Include tools and other materials for participants to keep, further enhancing their experience and growth.

In Senegal (West Africa), Ecole Internationale des Affaires teaches it for free for young people while being open to young west African. Due to economic and social particularities of French speaking countries in Africa, we have made some adjustments. Thus, this a very open opportunity. We can together go further if you help. Why hot being a sponsor because you want to help young people in Senegal and Africa be good transformational leaders.

Why Sponsor?

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  • An opportunity to build stronger relationships with your local community through investment in local youth.
  • Inclusion of 1-2 pieces of company literature highlighting your company during the first week of YouthMAX.
  • Co-branding by inclusion of your logo and contact info on YouthMAX material each week of your program.
  • Be part of the solution creating future employees, instead of frustrated about lack of quality workforce.
  • Exclusive sponsorship of an one to 8-week YouthMAX program.

Heart Reasons:

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  • Providing a positive opportunity and hope for the future to local youth.
  • • An opportunity to have a big impact on yourself and your business, without the big impact on your wallet.

Youth Organization Partners (so far):

• Ecole Internationale des Affaires.
• Monitoring Africa.
• Cabinet Management et Gestion des Ressources Humaines. Cabinet MGRH.

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Investment Options: (pick 1 of 2 below)

  •  Your Organization sponsors one full week YouthMAX program.
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An Independent Certified Coach, Teacher & Speaker with The John Maxwell Team
Abdou Karim GUEYE | gueyekarim@hotmail.com  . http://www.africamonitoring.com – +221771822988.

JOUR J – 2 – La première journée est déjà en place. SEMINAIRE SUR LE LEADERSHIP, L’EXCELLENCE EN MANAGEMENT ET LA GESTION DU CHANGEMENT ET DES REFORMES.


sealSÉMINAIRE SUR LE LEADERSHIP, L’EXCELLENCE EN MANAGEMENT ET LA GESTION DU CHANGEMENT ET DES REFORMES.

JOUR J -2 – La première journée est déjà en place

Les choses ont changé : les paradigmes et les pratiques des managers et des leaders de classe internationale qui changent les choses, leurs Etats, leurs organisations, leurs entreprises (General Electric, Taïwan, Singapour, Dubaï, Malaisie, Rwanda, etc.) Qui sont-ils ? Que font-ils ? Comment ? Leurs outils ? Les participants les découvriront un à un, leur manière de penser, leurs stratégies, leurs défis sur eux-mêmes, par rapport aux autres, etc.
 De quels attitudes, outils et méthodes de pensée ou d’action avez-vos besoin pour changer les choses, vos organisations, votre continent, etc. (pensée et planification stratégique, management des résultats et la performance, le système de « gouvernance-risques et conformité/compliance, moderniser, réformer, etc. ».
 Que pouvez-vous apprendre des mouvements de réformes, de modernisation, redressement, cadencement, de changements rapides et réussis…
 Quel ce nouveau type de management et de leadership transformationnel ? Les valeurs et attitudes ? Les secrets de la gestion du changement ?
 Comment gérer par les résultats et mobiliser ? Redresser ou stabiliser, déclencher la stabilisation, la croissance dynamique ?
 Comment par le réengineering, de balanced scorecard et d’autres procédés de diagnostic stratégique, organisationnel ou autres réaliser la simplification des structures, des processus et des procédures, d’optimisation du temps entre ce qui est stratégique et tactique, etc.
 Quelles sont les meilleures législations et pratiques internationales de gestion des performances et de planification stratégique, de relations avec la clientèle et les usagers-citoyens, les réformes et la réorganisation des centres de gouvernance.
 Mais ce n’est qu’un des prix du changement ! En ce JOUR J, ils commenceront à découvrir les multiples facettes du prix du changement.

Les éléments et contenus sont déjà en place pour le premier jour dans la salle de formation :

Le test d’auto-évaluation : « Les valeurs auxquels vous croyez ».

Surprise : vous pourriez commencer à changer déjà, à changer de mentalité.

Auto-évaluation de 7 capacités : Quelle est votre degré de pensée stratégique ?

Quel est le niveau actuel de clarté de votre vision ? A quel niveau se situe vos capacités de concentration et d’attention soutenue ? Comment gérez-vos temps pour une exécution efficace ? Etes-vous en mesure de démultiplier par vos efforts les impacts et résultats ? Faites-vous partie des leaders capables de favoriser et d’encourager un environnement de confiance en vous, des gens en eux-mêmes, aux autres ? et ce septième critère : où en êtes-vous ? Faites-vous partie des gens dotés de maîtrise de soi, des trois savoir, capables et engagés à réaliser des résultats durables et extraordinaires ? De très belles perspectives d’analyse d’eux-mêmes par les participants.

Le nec plus ultra : lors de cette première journée, les participants feront une première lecture et discussion des deux cas que sont Jack Welch et le General Electric Company.

La République de MATEYE qui est une synthèse de leaders excellents comme Mahathir, les dirigeants de Dubaï, Taiwan, Rwanda, Malaisie, etc. Tout y passe : les stratégies de redressement, la gestion et la récompense des performance et des résultats, être capable de faire face aux résistances au changement, la communication, le management par l’exemple et les coalitions fructueuse pour montrer que le changement est possible, tant d’autres choses. C’est un panorama des leaders dont l’Afrique et ses organisations ont besoin pour faire le saut…Les débats seront passionnés, passionnants. Des débats sur ces deux cas qui se poursuivront au cours des autres séances.

bandeau semBienvenue aux participants.

Très souvent, l’Afrique est mise en demeure, mais pourtant…


Très souvent, l’Afrique est mise en demeure : se conformer aux meilleures pratiques internationales qu’elle n’appliquerait guère, ajuster ou s’ajuster, appliquer des directives, etc. Et pendant ce temps, elle manque de leaders audacieux, comme Mahathir, par exemple ! Lisez cette littérature, vous y verrez rarement les mots réinvention, confiance en soi, méritocratie, peut être aujourd’hui et de façon assez récente, le mot leadership, etc. En effet, ce n’est que très récemment que l’on commence, à peine, à accepter les prérequis du leadership transformationnel, des capacités de gestion du changement, du nouveau management public, de la confiance en soi prônée et défendue par Mahathir avec son Look East Policy. L’on pense que les processus et les chiffres résoudraient tant d’avatars. Est-ce facile, en l’état actuel, de passer d’un monde ancien à un monde nouveau ?

Sans doute, non ! En fait, mes travaux de recherche, depuis longtemps, établissent un certain nombre de constats:

  • vers les années 80-90, d’abord comme Directeur général de l’ENAM, à une époque où le nouveau management public émergeait en Angleterre, aux Etats Unis, en Nouvelle Zélande, en Australie, avec des balbutiements en France sous la lancée de Michel Rocard et son fameux concept de « centres de responsabilité »; à mon avis, de telles recherches conduisent à la conclusion suivante : ces modèles devraient nous intéresser, nous les africains, surtout francophones, probablement beaucoup plus que le vieux, essoufflé et complexe de certains pays « occidentaux » qui aura beaucoup de mal à se réformer. Mais alors il faudra aussi donner raison au « penseur-poète »; il faudra ainsi des « africains décomplexés qui osent penser par eux-mêmes et pour eux-mêmes, tout en étant ouverts aux apports fécondants de l’extérieur. » Dès lors, il s’agira d’adapter, non pas d’adopter ! Mais, pour cela, il faut de la créativité, de l’innovation, de l’audace, des esprits aux aguets, des expérimentations !
  •  ensuite, de 2003 à 2008, comme Expert international à Djibouti, si près de Dubaï, ce qui me donna l’occasion de m’y rendre et de discuter avec plusieurs cadres sur les leviers qui ont permis à ce pays, en une quinzaine voire une vingtaine d’années, de vivre des taux de croissance à deux chiffres si élevés et des changements structurels profonds. Sous cette lancée, j’y achetais un ouvrage qui gagnerait à être traduit en français, «Sand to Silicon: Achieving Rapid Growth Lessons from Dubai » – January, 2003, Jeffrey Sampler, Saeb Eigner , que j’ai relu maintes fois, un véritable cours de management stratégique et de leadership appliqué à l’économie. Sous la passion de cette recherche, bien des leçons ont été apprises. Depuis, la même passion me poussera à étudier plusieurs autres expériences de leaders comme Mahathir en Malaisie, Idriss Jaala dans ce même pays, Lee Kuan Yeew à Singapour, Sheikh Mohamed à Dubaï et tous ceux que j’ai eu l’opportunité d’étudier dans le projet de Princeton University – « Innovations For Successful Societies – Making Government Work in Hard Places. »

Prenons le cas de Mahathir ! Avant d’être Premier Ministre, il était Vice Premier Ministre. Mais, à ce poste, il ne se fit pas remarquer comme agent de changement, car finalement il n’était qu’un adjoint. Quelles étaient les caractéristiques de ce personnage ? Il était un médecin, un gros lecteur , passionné d’ouvrages de management ; semble-t-il, il conseillera d’ailleurs aux membres de son cabinet d’en faire autant… Cet homme est aujourd’hui célèbre comme quelqu’un dont le succès a été déterminant pour l’avenir de la Malaisie. Paraphrasant le Journal « Les Afriques », on peut se poser la question suivante : « Comment un simple médecin a-t-il pu réussir là où des polytechniciens et des centraliens (j’ajouterais des Enarques africains), formés en Occident ou même chez nous, ont échoué ? » Au cours du processus de réformes qu’il initiera, Mahathir, en 1981, en accédant aux commandes, lancera de nouveaux slogans : – Clean, Efficient and Trustworthy Government : un Gouvernement propre/transparent, efficient et digne de confiance. – Nouvelle politique du Look East Policy invitant les malaisiens à changer leurs perceptions à l’égard de l’Occident pour plutôt se tourner vers le Japon et la Corée qui sont alors présentés comme les bons modèles de succès économique.

Les réformes hardies de Mahathir vont concerner plusieurs axes résumés ci-dessous :

  • refaçonner les valeurs, en somme en instituer de nouvelles pour changer les comportements, au niveau de la fonction publique, mais aussi au niveau des malaisiens en général, en tentant d’influencer leur manière de penser, en les rendant plus ouverts au progrès, à l’esprit d’entreprise, au dur travail, à être plus productifs et plus efficients ;
  • l’amélioration des systèmes et des processus de travail ainsi que des services au public, le changement des attitudes des fonctionnaires et la diffusion d’une culture d’éthique chez les fonctionnaires et au travail ;
  • les privatisations, l’automatisation des processus et la diffusion des nouvelles technologies ;
  • les réformes budgétaires et l’amélioration des systèmes de gestion financière ;
  • la formation à tous les niveaux ainsi que l’octroi d’un meilleur statut et d’avantages plus consistants aux agents de l’Etat;
  • la réduction de la taille du secteur public en 1982 pour en contrôler la taille ;
  • le réexamen des questions de discipline, de la ponctualité par l’installation d’horloges pointeuses, du port obligatoire de badges pour être identifiés par les clients du service public, la loyauté à l’égard de la nation, de l’entreprise ;
  •   l’amélioration de la qualité et de la productivité ;
  •  d es systèmes de management qui facilitent l’atteinte des objectifs ainsi que la mise en place de manuels de gestion ;
  • la lutte contre la corruption et le licenciement des agents corrompus ;
  •  une allocation basée en priorité sur les ressources internes et locales, et non pas exclusivement sur l’investissement étranger, en fournissant des incitations aux investisseurs locaux, en encourageant des « Joint-ventures ».

Une première leçon me paraît être la suivante : il faut des leaders courageux et décomplexés. Les expériences de leaders comme Mahathir, Lee Kuan Yee, Sheihk Mohamed de Dubaï, Deeper Lyer à Kuala Lumpur, Idriss Jaala sont très intéressantes par rapport aux théories du leadership, du management stratégique et de la gestion axée sur les performances, dans une optique de mobilisation d’une nation vers le succès ; rappelons que les doctrines du leadership, si variées, peuvent, de façon simpliste, être classifiées ainsi qu’il suit :

  • de grands hommes qui seraient nés leaders, des héros dotés d’une grande vision et du courage qu’il faut, du charisme (leaders charismatiques au sens de la théorie du leadership de Weber). NB : hommes forts versus institutions fortes.
  • centrés sur les traits de caractère/Comportement, dotés d’une personnalité particulière, d’un caractère affirmé, peuvent s’imposer, etc.;
  • la théorie du leadership contingent qui veut que le succès dépende non seulement des traits de caractère mais aussi de ses disciples, suiveurs, du contexte, etc.;
  • des leaders participatifs, le bon leader est celui qui prend en compte des inputs en provenance d’autres;
  • managérial en promouvant des incitations, en assurant la supervision, l’organisation, la gestion des performances, des groupes et des équipes;
  • partisans du leadership transactionnel, une sorte de donnant-donnant, incitations, récompenses et autres en échange de performance, de résultats;
  • des leaders transformationnels, capables d’inspirer, de motiver avec des politiques et des stratégies tournées vers le changement

Les recherches démontrent que Mahathir de la Malaisie et Lee Kuan Yee de Singapour ne s’identifient pas exclusivement à l’une ou l’autre des catégories ci-dessus; ils combinent plusieurs caractéristiques reconnues par les modèles susvisés ; dans tous les cas, ils sont courageux face à l’adversité, ont une grande vision, appliquent des méthodes participatives, mais ne perdent jamais le contrôle du processus. En outre, ils ont une grande capacité de communication, de mobilisation, car sachant convaincre et faire adhérer les gens et secouer les émotions positives. Ils sont des « rêveurs » orientés vers l’action . En fait, tout ceci traduit un important pan de la recherche actuelle sur le leadership qui tend à revaloriser l’intelligence émotionnelle, l’impact du subconscient, d’où la percée et le développement du coaching pour accompagner les réformes dans les secteurs public et privé… Il est possible d’approfondir le modèle en se référant par exemple aux recherches d’Ahmad Hussain qui classe Mahathir et Lee Kuan Yee dans la typologie des leaders « Hedgehog ». Rappelons un peu cette théorie qui se fonde sur la distinction «Hedgehog» (le hérisson) et «Fox» (Le Renard) et qui remonte au texte du poète Archilocus (Archiloque) nous rappelant : « Le renard connaît tellement de choses, mais le hérisson ne connaît qu’une seule grande chose… ». Présentons ces deux personnages, à moins qu’il y ait un troisième qui en opère une heureuse synthèse.

  • Le hérisson, petit, une fois menacé, il se replie sur lui-même et se protège avec ses piquants. Le hérisson serait plutôt un leader, « simple d’esprit », sur la base de principes simples, d’une image globale, d’une idée fondamentale. Exemple – l’on a prêté ce trait à Ronald Reagan: une idée directrice pour tout, pour sa politique étrangère, pour sa politique intérieure, pour la prospérité de la nation américaine : le capitalisme est meilleur que le socialisme pour les américains et le monde.
  • Le renard, malin, rusé, savant, il connaît tellement de choses. Plusieurs chercheurs en leadership ou en science politique ont ainsi qualifié Bill Clinton. Il est brillant, savant, mais obsédé par les détails, d’où une démarche qui ne conduit pas forcément à formaliser une vision globale, car il est plutôt orienté vers la tactique, n’est pas assez stratégique, il est brillant manager, brillant organisateur, mais ne serait pas efficace comme leader en faisant adhérer les gens par la formule « Follow me ».
  • OBAMA serait une synthèse selon certains chercheurs. Dans les premiers mois de son mandat, il dresse une liste des gros chantiers et d’objectifs à réaliser : « lors des deux prochaines années, réformer le système de santé, stimuler l’économie qui est dans une profonde récession, réformer l’éducation, un nouveau système de régulation des affaires et au niveau du secteur bancaire, réformer les politiques d’immigration, faciliter la paix au moyen orient. Mais il essaya de les réaliser un à un tout en contrôlant les détails (approche hérisson). A-t-il réussi/Réussira-t-il ?

Au total, il s’agit de changer l’ensemble d’un système organisationnel en l’occurrence un Etat, des administrations publiques, pour les orienter vers la performance, en tenant compte des interactions incontournables : l’organisation, ses systèmes et ses processus, les individus qui y opèrent en tant que managers, leaders, citoyens, créateurs de richesses, etc. En la matière, le leadership semble l’emporter sur les talents ou facultés de managers. Retenons que Mahathir, Lee Yuan Yee de Taïwan, Sheikh Mohamed de Dubaï ont réussi en deux à trois décennies à renverser le cours de l’histoire économique de leurs pays qui avaient pourtant un niveau de vie comparable à celui de la plupart des pays africains vers les années 1960. Une leçon, c’est que les théories économiques ne suffisent pas et ne permettent pas aux africains, ni à leurs dirigeants, de comprendre ce qui s’est réellement passé dans de tels pays. Aussi, assiste-ton souvent à un rejet de ces expériences au motif que l’absence de démocratie permettait au leader de diriger, en dépit qu’il ait existé le multipartisme en Malaisie, à Singapour, par exemple ! En fait, ces expériences révèlent que la capacité à déployer un management stratégique, un leadership transformationnel, une politique de courage, le courage de prendre son destin en main, au-delà, une vision systémique, sont beaucoup plus importants que toute autre chose ! A cet égard, une étude d’Ahmad Hussain met en évidence certaines conclusions, à la suite d’enquêtes effectuées sur des échantillons représentatifs, au terme desquelles il s’avère que les réformes doivent englober les procédures, les structures et les comportements, un leadership éthique et transformationnel, la méritocratie, etc.

Au cours d’un tel processus, en Malaisie, à Dubaï, à Singapour, récemment au Rwanda, le leadership politique s’est montré résolu en manageant par l’excellence et par l’exemple, en renforçant l’orientation vers les résultats. Par exemple, en Malaisie, il existe bien des modèles de management axé sur les performances tels que le « Big Fast Results », les Balanced Scorecard ou tableaux de bord équilibrés que reprend d’ailleurs le Rwanda de magistrale façon. Par exemple, pour réussir cette tâche immense de transformation, Mahathir fut le réformateur en chef en donnant l’exemple ; dès lors lorsque les réformes sont impulsées par le leadership au sommet, elles sont censées produire plus d’impacts et ont plus de chance de réussir. Mais elles ont aussi besoin de mobiliser la base. C’est d’ailleurs heureux qu’Hussein rappelle Crozier : « Les réformes et les changements dans l’organisation bureaucratique doivent provenir du sommet et être « universalistes », intégrées comme un bloc cohérent. Souvent de tels leaders ont su créer des coalitions et des réseaux pour l’excellence qui intègrent les responsables de la fonction publique, le monde des affaires, les élites (ministres, politiques, hauts fonctionnaires, etc.). »

Il faut remarquer que les relations avec les fonctionnaires n’ont pas toujours été faciles, car Mahathir, au début, pensait que le travail pouvait être fait par d’autres de l’extérieur. Il a dû un moment s’expliquer avec les fonctionnaires pour un compromis mutuel et responsabiliser ces derniers. Du point de vue de la littérature, l’on a discuté de la nature du leadership de Mahathir certains arguant qu’il était transactionnel ou charismatique voire transformationnel. Son style de management et de leadership étaient baladeur, comme celui du Sheikh de Dubaï, car ils descendaient dans la ville, insistant sur la propreté, le fleurissement des avenues et des trottoirs, des ronds-points, visitant les projets transformationnels, la douane, l’aéroport, etc. Il s’est donc agi d’incarner le changement, l’exemple, l’incorruptibilité, ce courage et ce pragmatisme qui ont permis ce développement rapide en quelques décennies. A travers un article du Journal « Les Afriques » résumé ci-dessous, en enrichissant un peu ces enseignements par l’expérience de Singapour, de Dubaï, etc., l’on peut tirer les leçons suivantes :

« Leçon 1 – Il faut aussi une stratégie régionale ou sous-régionale, en vue de contribuer à la prospérité de vos voisins ; Mahathir rappelle que ce n’est pas de l’altruisme, mais du bon sens. Est-ce l’objectif des projets et programmes d’intégration en Afrique ? Comment ? L’Afrique commercerait plus avec les autres qu’avec elle-même ? Ou en sommes-nous ?

Leçon 2 – La stratégie Look East Policy : ni capitalisme, ni socialisme, mais du pragmatisme, en regardant beaucoup plus vers les nouveaux pays émergents d’Asie où il existe de bonnes pratiques et non forcément vers l’occident aux modèles vieillies. Question : à quand le « Look Africa Policy » ? Comment ? Existe-t-il par exemple dans nos pays des démarches d’identification des bonnes pratiques, de partage et de diffusion ? Quelles sont nos capacités de réinvention des grandes idées de ce monde ?

Leçon 3 – Renforcer les capacités des gens, du pays, en management, en gouvernance, en leadership, en coaching, en appliquant une stratégie marketing et d’ouverture. Mais là, il y a un problème pour l’Afrique, surtout francophone : il n’y a pas eu cette révolution du « managérialisme », ni du nouveau management public, malgré les slogans affirmés.

Leçon 4 – Appropriation locale des investissements locaux et dans de nouveaux secteurs porteurs ? Voir la théorie du Vortex stratégique et du portefeuille stratégique d’investissements développées dans certaines de mes recherches.

Leçon 5 – Importez des matières premières et ajoutez-y de la valeur ajoutée. (Faudrait-il aussi recommander « Exportez vos matières premières en y ajoutant de la valeur ajoutée ? Comment ? Pour nos richesses halieutiques, maritimes, minérales, etc. ?

Leçon 6 – La culture et le système de valeurs sont des leviers importants de croissance, de développement, par exemple pour tout ce qui concerne la discipline, le culte du travail, la méritocratie chère à Singapour, l’éthique, les modes de règlements des conflits et d’arbitrage. Il faudrait alors la prévalence d’une nouvelle culture de la gouvernance de consensus, la capacité à créer des coalitions gagnantes pour l’excellence.

Leçon 7 – Investissez massivement dans les infrastructures en créant de la valeur, en suscitant l’offre. Mahathir croyait que l’offre crée la demande par de telles politiques, contrairement à certaines théories du marketing et de l’économie, en général. C’était aussi un peu le credo du Cheick de Dubaï qui disait : « Build It, they will come » (C’est ce qui s’est fait aussi à Dubaï : investissez, construisez, ils viendront) – NB : Un enjeu : la stratégie d’image : voir mon ouvrage, « Le cœur et l’esprit » sur ce point.

Leçon 8 – Le rôle du gouvernement et de l’Etat consiste à investir et à créer des richesses à travers les constructions, les investissements massifs, car il y a un retour sur investissements sous forme d’impôts ou d’autres « Outcomes. » (Voir les développements consacrés à la stratégie de portefeuille de produit, au Vortex stratégique, etc.).

Leçon 9 – Réduire/lutter contre la corruption. Mahathir croyait fermement à la lutte contre la corruption, mais Singapour aussi, beaucoup plus, à mon avis, vu les moyens et la législation en vigueur. De ce fait, pendant longtemps Singapour est demeuré le pays le moins corrompu du monde, il est vrai avec les fonctionnaires probablement les mieux payés du monde.

En combinant ces deux pays, on obtient le package suivant :

  • des organes de contrôles aux pouvoirs extrêmement lourds/renforcés, pour Singapour de très hauts salaires dans une fonction publique avec des agents publics mieux payés que le secteur privé avec des bonus incroyables pour quelqu’un qui vit dans un contexte comme le nôtre ;
  • la formalisation, la simplification des procédures, le contrôle de la taille de l’Etat par l’automatisation et le ré-engineering qui ont été utilisés aussi à Dubaï pour normaliser, éliminer les contacts directs avec les « demandeurs de services ;
  • l’utilisation d’une technique du secteur privé, le « Mystery Shopping » dans le secteur public à Dubaï ;
  • et à Singapour, ce qui est presque drôle par rapport au contexte africain, l’utilisation par les agents publics de « Diagrammes Gantt ».»…

Leçon 10 – Bien et mieux planifier, de façon stratégique en donnant à la planification, au sens du management stratégique, et compte tenu des impératifs de leadership, son vrai sens : penser stratégiquement, à moyen et long terme, pour fixer, répartir, contrôler, mesurer, évaluer à mi-parcours les responsabilités, les résultats, les impacts… A cet égard, l’analyse de ses compétences distinctives par rapport aux autres nations, la maîtrises des domaines de résultats/d’importance stratégiques pertinents (Key Results areas) sont autant de facteurs importants.

Leçon 11 – Construire un système d’information exhaustif qui concerne tous les secteurs pour évaluer, maîtriser les ressources, les infrastructures nécessaires ou disponibles. NB : de tels systèmes sont de plus en plus, dans les réformes de l’Etat et des administrations, axés sur la performance, les résultats et les impacts ; aussi, est-il courant, à Dubaï et Singapour, de constater à tous les niveaux l’existence de « Key Performance Indicators », de « Balances Scorecard », etc.

De telles réformes sont possibles en Afrique d’autant plus qu’une loi américaine du « Government Performance Results Act » devrait aussi permettre à tout Expert de réécrire un modèle adapté au monde francophone, bien en retard dans ce domaine.

Leçon 12 – S’approprier les bonnes pratiques de management et d’éthique des pays les plus compétitifs. A cet égard, un Office du Mérite et de l’Ethique, les Conseil Présidentiels pour l’Efficience, l’Intégrité et la Performance dans quelques pays anglo-saxons ou quelques organismes ou pratiques similaires existent depuis bien des années.

Les bonnes pratiques ne manquent pas !

Pour conclure, toutes ces stratégies et pratiques démontrent l’utilité de la science administrative comparée, la maitrise du Nouveau Management public, le poids de la recherche-action et du benchmarking, la nécessité de fortes structures de pensée stratégique au niveau le plus élevé, l’étude des bonnes et meilleures pratiques internationales. Et peut-être alors, l’Afrique francophone, adepte de la bureaucratie et des procédures tentaculaires, rattraperait de retard de près de 30 ans, sinon un peu plus, dans le domaine.//platform.linkedin.com/in.js

Abdou Karim GUEYE, Inspecteur général d’Etat
Ancien directeur général de l’Ecole Nationale
d’Administration et de Magistrature du Sénégal
Making Government Work in Hard Places Specialist.
Successful Societies Initiatives. Princeton University.
Independent Certified Coach Trainer and
Speaker For John Maxwell Team (USA)

Bibliographie:

A Doctor In The House” The Memoirs of Tun Dr Mahathir Mohamad, A Review by KHUZAIMAH BAHARUDDIN Jabatan Perdagangan, Politeknik Merlimau. MPH Group Publishing. ISBN 9789675997228.

« The leadership factor in administrative reform in Malaysia with a specific study on the leadership of Dr. Mahathir Mohamad, Prime Ministrer of Malaysia, AHMAD ATORY BIN HUSSAIN, Department of Political Science, Universitii Kebangsaan, Malaysia, 436000, Selangor, Malaysia.

Reinventing Government: How the Entrepreneurial Spirit is Transforming the Public Sector (Plume) Paperback – February 1, 1993. David Osborne, Ted Gaebler

Les 12 leçons du Docteur Tune Mahathir Ibn Mohamed. Journal Les Afriques.

Good leaders Ask Great Questions. John Maxwell.

Leaders with Many Traits but a Singular Purpose: Lee Kuan Yew and Mahathir Mohamed. Ishtiaq Hussein, International Islamic University Malaysia.

Tom Plate, Conversation with Lee Kuan Yew: Citizen Singapore: How to Build a Nation. Singapore: Marshall Cavendish, 2011. 211 pp.

Tom Plate, Doctor M: Operation Malaysia: Conversations with Mahathir Singapore: Marshall Cavendish, 2011. 243 pp.

Introducing Public Administration. Edition N° 7. Leadership Keynote: The hedgehog, The Fox, Henry IV, Shafritz, Russel, Borick.

My Vision: Challenges in the Race for Excellence. Mohammed Rashid Al Maktoum .

Flashes of Thought: Lessons in Life and Leadership from the Man Behind Dubai. Mohammed Bin Rashid Al Maktoum (Auteur)

National Partnership for Reinventing Government. (formerly the National Performance Review). http://govinfo.library.unt.edu/npr/whoweare/history2.html

Abdou Karim GUEYE – Le Cœur et l’Esprit. Essai. Edité à compte d’auteur – Ebook disponible sur http://www.seneibokks.com

Dans les bois de la gouvernance, je me suis promené. Essai. Ebook sur http://www.seneibokks.com Abdou Karim GUEYE –

Sand to Silicon: Achieving Rapid Growth Lessons from DubaiHardcover– January, 2003 – Jeffrey Sampler, Saeb Eigner.

Jacques Attali. A positive Model of Society. L’Express.

Pyramides inversées (Poésie: une critique du destin de l’Afrique). Editions RUBA. Abdou Karim GUEYE.

Réinventer le Gouvernement : http://www.slideshare.net/softhinking/nous-avons-lu-et-comment-pour-vous Abdou Karim GUEYE –

La gestion de la chance, selon les doctrines : leçons apprises – http://www.slideshare.net/softhinking/nous-avons-lu-et-comment-pour-vous4-28560881 Abdou Karim GUEYE

Gérer pour des résultats : leçons apprises – http://www.slideshare.net/softhinking/nous-avons-lu-et-comment-pour-vous2222 Abdou Karim GUEYE.

Results-Based Management Framework in The Philippines. Guidebook. Asian Development Bank.

Every Day Life: Gouvernance entrepreneuriale, Réformes de l’Etat. Paradigmes, Enjeux et Perspectives.Tome 2 (Gouvernance Management Public Prospective, #1) by Abdou Karim GUEYE | 2940151758413 | NOOK Book (eBook) | Barnes


Every Day Life: Gouvernance entrepreneuriale, Réformes de l’Etat. Paradigmes, Enjeux et Perspectives.Tome 2 (Gouvernance Management Public Prospective, #1) by Abdou Karim GUEYE | 2940151758413 | NOOK Book (eBook) | Barnes.

L’avenir naissait hier, déjà vers 1960. Au bout des avancées, doctrinales et expérimentales, l’on finit par parler de Nouveau Management Public (NMP). Aussi, dans la littérature du management, même dans les pays francophones, l’anglicisme est-il à la mode : l’on parle de « managérialisme », du « réengineering », de « benchmarking », de « Stakeholders Analysis »[1]. La liste est désormais longue…  Souvent de maladroites traductions sont proposées sans pour autant rendre compte des spécificités d’une langue. C’est qu’en fait un mouvement de réformes s’est affirmé, venant surtout d’Amérique du Nord, conduisant à considérer l’ancrage d’une nouvelle gestion publique qualifiée aussi de « Nouveau Management Public ». Comprendre ce mouvement suppose une brève histoire d’une évolution amorcée déjà en 1960 environ, mais se fortifiant davantage au cours des années 1980 à 1990. Alors s’affirmaient des paradigmes nouveaux, discutés, contestés, mais tenaces dans l’univers du secteur public. Pour aller au fond, lire ce livre….

SoftThinking, une Internet compagnie


SoftThinking, une Internet compagnie

SOFThinking est dédiée à l’écriture et à la pensée en management et en gouvernance. SOFThinking parie sur les nouvelles technologies Internet comme le principal et futur canal de l’apprentissage, de la formation, de la gestion des organisations et de la jouissance des loisirs. SOFThinking Ebooks est ainsi une plateforme Internet qui crée et fournit des e-books, des ouvrages papier, des articles de recherche et de réflexion, des audio-books et supports similaires, en en management, en gouvernance, pour le développement organisationnel, professionnel et personnel. SOFThinking appuie ainsi les individus et les organisations à développer leurs capacités et fournit à ce titre des produits électroniques, des e-services, des informations et des services e-marketing, ainsi que des outils de promotion de leurs idéaux.

En ligne, les ebooks suivants, en management, audit, gouvernance, développement organisationnel, professionnel et individuel :

– Inspections générales d’Etat. Réalités, enjeux et perspectives. Abdou Karim Gueye.
– Dans les bois de la gouvernance, je me suis promené. Abdou Karim Gueye
– Le Cœur et l’Esprit. Abdou Karim Gueye.
– Bilan et perspectives de l’audit dans le secteur public. Abdou Karim Gueye.
– Modalités et enjeux du renforcement des compétences de gestion financière publique. De l’approche classique au nouveau management public axé sur les performances – Abdou Karim GUEYE.
– Les Institutions Supérieures de contrôle et les attentes des politiques, des médias de la société civile et des citoyens – Abdou Karim Gueye
– Modèles, concepts et pratiques de gestion axée sur les performances et les résultats. Abdou Karim Gueye.

Également en ligne, de multiples articles de réflexion et de recherche….

Plusieurs vidéos sur les grandes tendances de la pensée humaines, de l’innovation technologique, humaine et sociale.