Cas pratique – « Leadership dans une ère de disruption: déconstruire les règles du jeu pour se libérer, s’émanciper et se développer ». – 18 septembre 2019


cropped-70f14-abdou2bkarim2bgueye2b2bspeakingThèmes abordés :

Le 19 septembre 2019, Abdou Karim GUEYE a animé à la demande l’Ecole Internationale des Affaires le thème ci-dessus. Entre autres thèmes, les contenus ci-dessous ont été développés :

  •  S’affirmer, faire face et Etre parmi les gens qui comptent. La loi du couvercle.
  •  Ce qui est nouveau pour votre génération. Un environnement transformationnel: globalisation, digitalisation, démonétisation, démocratie, disruption, rupture, tirer profit des accélérations technologiques, marchés des capitaux versus capital politique, etc.
  •  Quelques questions pour un leader transformationnel : What? How ? WHY ?
  •  « On ne se baigne pas dans deux fois dans le même fleuve ». Créer la disruption en notre faveur : From Zero To One. Peter Thiel.
  •  Sortir de la stratégie de suivistes ; le courage d’être parmi les OUTHINKERS ! Doctrines : Dr. Kaihan Krippendorff – OuThink The Competition. Les lois du sacrifice et l’héritage! Etes-vous prêts ? Océan rouge et océan bleue ? Qu’en pensez-vous ?
  •  Osez faire la différence ! Clarifier une grande ambition stratégique. Refuser aux autres le monopole des opportunités.
  •  La culture de discipline. Jim Collins et les organisations excellentes ! La stratégie du hérisson. La résilience. La discipline. Imaginer le futur versus la discipline stratégique.
  •  Génies muselés : Exemples -Kocc Barma Fall, Cheick Anta, Bamba, Socrate, Biko, Sankara Qui sais−je encore ?
  •  On ne gagne pas tout seul – La loi du cercle rapproché. Gestion du changement et l’impératif de coalitions durables et sincères. Changement du changement et politique : le dilemme des organisations politisées.
  •  « Not all readers are leaders, but all leaders are readers.” Combien de livres lisent-ils (Bill Gates, Marc Mark Zuckerberg, etc.)- LIRE + REFLECHIR + EXPERIMENTER =RULE OF 5. Celui dont la pensée ne va pas très loin verra ses ennuis de près…

Conclusion
91d80-logocjmtLe changement, c’est vous. Le leader transformation : EUX et pas moi ou mes gars !
Cet exposé a été suivi de nombreuses discussions avec le public, contributions de formateurs et experts présents dans la salle et questions posées par les étudiants et le public.

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Résister, changer et transformer la politique : pourquoi ?


La politique aurait dû incarner une certaine hauteur de pensée et d’action. Nous invitons au changement, à la transformation politique, à la nouvelle gouvernance

Le terme politique aurait dû incarner une certaine hauteur de pensée et d’action. Mais le mot semble avoir perdu de sa noblesse. Les réalités de la « politique politicienne » tendent décourager la participation de plusieurs citoyens aux votes, notamment des jeunes. Pourtant, ils ont leur mot à dire et, à eux seuls, peuvent perturber les règles du jeu les plus savamment élaborées et pousser le pays à s’engager dans les transformations profondes qui sont requises. Beaucoup de gens critiquent cette politique politicienne » la considérant avec méfiance, désillusionnés par ses pratiques, par ces gens au goût immodéré du pouvoir, du verbiage conflictuel et des confrontations houleuses. Ce rejet a conduit au découragement et à l’impuissance de certains devant des gens qui pourtant sont assujettis à l’obligation de leur rendre compte. Et souvent, on entend les alibis contre la politique, en général et l’engagement politique, en particulier :

_ « Je hais la politique, cela ne sert à rien. Mais se contenter de penser ainsi n’est pas un bon alibi ;

_ C’est trop violent, il n’y a que des gens qui passent leur temps insulter et à vociférer ;

_ de toute façon, c’est une affaire de truands, cela n’impactera pas ma vie, etc. »

Il y aurait donc des tas de raisons de s’en méfier, de prendre de la distance en la considérant comme quelque chose de méprisable, comme l’affaire de quelques parasites immatures qui ne peuvent pas faire leur vie ailleurs, qui passent leur temps à intimider, à conclure des deals malsains ou peu clairs. Si l’on pense ainsi, pour peu que l’on ne fasse pas un effort, apparaît ou se développe une aversion confortée par l’angoisse de faire partie d’un monde de transhumants, de débauchages, de laudateurs, de courtisans, des promesses réitérées non tenues ou reniées. On peut alors comprendre qu’il soit facile de conclure que tout ceci n’est pas honorable, que je ne suis pas de ces gens-là.

Pourtant, ils vous dirigent, confortent ou déçoivent vos espoirs, façonnent votre vie par leurs décisions, leurs comportements, leurs actions, leurs réalisations, réussites, échecs, promesses non tenues, etc. Se taire, rester immobile et critiquez la politique comme quelque chose d’infréquentable est une manière erronée de penser, de se comporter… Car, réfléchissez un peu : la politique, c’est par exemple l’impôt que vous payez et qui rentre dans les coffres du gouvernement ainsi que la manière dont l’argent qui en résulte est utilisé; c’est votre endettement, votre emploi, sous-emploi ou chômage, votre pression fiscale, les bonnes ou mauvaises décisions ou réalisations, l’éthique, la transparence ou à défaut la corruption gouvernementale, votre capacité à agir et à entreprendre ainsi que la rapidité avec laquelle vous serez capables de développer vos affaires, c’est aussi les inégalités, l’absence d’opportunités ou ce désespoir de constater malheureusement que rien ne bouge, que tout est lent, que votre argent est mis dans les éléphants blancs et dans la démesure, la courtisanerie, qu’il n’ y aurait plus d’argent ou que cet argent est invisible, etc.

La politique, c’est vous, nous tous, votre refus de faire, de laisser des gens continuer à promettre, spolier, débaucher, applaudir, etc. Si vous n’aimez pas la manière elle se fait, alors, changez-la. Demeurer attentiste n’est sans doute pas la bonne solution. Engagez-vous, apprenez de la réalité, discutez avec le maximum de gens pour tester leurs opinions et conseils, fondez votre décisions sur la raison, la rationalité et non sur les émotions ou l’admiration béate de quelques faux génies. Posez-vous des questions sur le futur, votre futur, celui de votre pays, de votre quartier, de votre ville. A quoi ressemblent-t-ils aujourd’hui ? A quoi ressemblaient-ils hier ? Ont-ils vraiment changé ? Votre porte-monnaie a-t-il prospéré, votre entourage, vos droits civils et politiques, votre liberté de penser ? Faites votre liste. Evaluez. Car résister, c’est exercer votre droit d’évaluation; c’est dire non lorsqu’il le faut, avec la courtoise qui sied aux gens polis et élégants que les politiciens traditionnels n’incarnent pas toujours. Si vous en avez marre de certains, de la manière dont la politique se fait, ne soyez pas découragés, ne vous avouez pas vaincus. Alors prenez vos responsabilités, ayez le courage de les changer. Dites-vous dans ce cas qu’il faut changer la politique et ce genre de politiciens, encourager une autre manière de faire de la politique. Dites-leur alors, je prends mes responsabilités, je ne suis plus un spectateur passif et manipulé.

Aujourd’hui, il est vital de promouvoir la participation politique, au sens noble du terme. C’est vrai, dans plusieurs pays, l’adhésion dans les partis politiques et la participation aux votes tendent à décliner; on ne fait plus confiance à certaines élites « politiciennes ». Mais si vous pensez que vous êtes jeunes, que la politique n’a pas d’importance pour vous, c’est là une grande erreur. Pensez comme Margaret Thatcher : « Je suis dans la politique à cause de ce conflit entre le bien et le mal. Je crois qu’à la fin, le bien l’emportera sur le mal. » . Rappelez-vous Marley: « Get Up, Stand Up, Stand Up For Your Rights ». Alors, récompensez ou sanctionnez selon les résultats de votre évaluation. Posez de bonnes questions pour ne pas attendre le jour même des élections pour se demander pour qui vais-je voter. Pourquoi?

Mais en fait, il faut changer en pensant un peu à cette formule : « Rien ne changera pour vous et votre pays, si vous ne changez pas vous-mêmes, si vous ne changez pas les choses, les gens, les spécialistes des promesses réitérées qui ne voient pas le jour ; s’ils se dédisent constamment, alors, changez-les ! Faites comme Gandhi a dit : « Soyez le changement que vous voulez voir exister ».

Ecrivain-poète et essayiste, Abdou Karim GUEYE est un Inspecteur général d’Etat à la retraite qui a exercé une telle fonction pendant près de trente ans. Il faut aussi Directeur général de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature du Sénégal et Assistant technique international à Djibouti pendant cinq pour aider ce pays à créer et développer une Inspection générale d’Etat. Il a pendant 7 ans été le Secrétaire exécutif du Forum des Inspections générales d’Etat d’Afrique et institutions assimilées dont le siège est à Djibouti et dont il conserve le titre honorifique de Commissaire à la Stratégie et à la formation. Il est l’auteur de plusieurs articles en management, gouvernance, leadership, réformes et restructurations des Etats et des organisations, etc. Vous pouvez trouver des articles et ouvrages de GUEYE sur les matières précitées sur de nombreux sites web, mais plus particulièrement sur http://www.softhinking.net et sur http://africamonitors.com/ Il est membre du parti Alliance pour la Citoyenneté et le Travail et Conseiller en Gouvernance publique du Président Abdou MBAYE.

A regarder: https://www.youtube.com/watch?v=xQ7J43ebMck

Lire aussi nos articles sur le même thème sur notre blog politique PEGASE : Le leadership qu’il vous faut. Ecouter, s’écouter, savoir partir à temps !